dimanche 10 avril 2011

Défaite en coupe de 3 points 31 28 contre antony


Score : 31 - 28
Pelouse : aimerait bien qu’on l’arrose
Température : sous le soleil
Participants : on a fait comme on a pu
Capitaine : Corbier puis Toinard
Points : 4 essais (Gros Con, Gallaire, Dedenis et le n°21), 4 transformations (Toinard).
Homme du match : Gros Con pour ne pas avoir mis une seule bouffe.
Corbier d’Or : Georges Pereira qui à la lecture de ce compte-rendu ne doit pas comprendre pourquoi mais on lui expliquera.

Souvenir souvenir
En pénétrant dans ce splendide Parc Heller d’Antony qui abrite deux terrains de rugby, des balançoires, des bacs à sable, des perruches et d’aucun disent des lémuriens, nous étions une poignée à nous souvenir d’un match épique joué le 10 octobre 2009. Un match perdu 51 à 10 en championnat. Les raisons de cette déroute ? Il faisait chaud, le Cochon n’aime pas ça, ils étaient 22, nous n’étions que 16, Jean-Mi était arrivé très en retard dans sa fourgonnette avec les maillots et les licences, les cochons s’étaient entraînés torse nu. Ca n’explique pas la défaite mais ça y contribue.
Ce samedi bis repetita. Il faisait chaud, nous n’étions qu’une poignée, Jean-Mi est arrivé en retard avec les maillots et les licences et nous nous sommes entraînés torse nu. Seule différence, la 3 d’Antony n’était pas renforcé par des joueurs de la une et de la réserve ce qui explique le score plus logique de ce samedi que beaucoup de cochons avaient zappé de leur agenda pour s’accorder quelques jours de repos avec maman et enfants après un long périple en championnat. C’était donc une équipe quelque peu remaniée qui se présentait alors que quelques jours avant le coup d’envoi, le forfait était tout à fait envisageable faute de combattants. L’intervention du président du Scuf Rugby permit à la 3 d’honorer son adversaire sans grande motivation mais avec le secret espoir de ne pas se prendre une branlée.


24 – 7 à la mi-temps, la branlée se précise
Le temps de comprendre qui est qui et qui fait quoi, Antony avait déjà aplati dans notre en-but. Le temps que Titi sorte sur saignement, Antony avait déjà le nez dans le gazon de l’en-but pour la deuxième fois. Un Titi qui n’a décidemment pas de chance. Après un K.O face au Bastareaud d’Orsay, il avait ensuite été oublié pour la 1/2 finale du championnat face aux British. Cette fois, placé au centre, il avait bien l’intention de démontrer tout le talent qu’on lui connaît. Malheureusement, un crampon de 18 en décida autrement. Ils sont sur nos 22. Touche pour eux. Ils ouvrent, notre ligne de 3/4 glisse. Notre premier centre plaque leur second centre qui nous gratifie d’un salto arrière, jambes bien parallèles, crampons vers le ciel. Sauf qu’à la retombée, la série de crampons s’enfonce dans le pif de Titi qui venait donner un coup de main au plaquage. Nez ouvert, saignement, fin des hostilités pour Titi qui en termes de temps de jeu, se « Guignardise ».
Quelques minutes plus tard, l’essai casquette du week-end. Sur un ruck sur leurs 22, leur 9 ouvre sur son 10 qui tape pour viser la touche. Le long de la dite touche, Marco Barritault, présent malgré un genou récalcitrant. Dans le ciel, s’éleva un « J’AI » ferme, affirmé, rassurant, qui fit s’envoler une nuée de perroquets verts et rouges effrayés par ce cri de guerre. Mais le soleil en décida autrement, il envoya dans l’¦il droit de Marco un de ses rayons dont lui seul a le secret. Ce dernier aveuglé rata la gonfle mais vit très bien passer à ses côtés le 3/4 aile adverse qui avait suivi le coup de pied de son ouvreur. Il n’avait plus qu’à bénéficier d’un rebond favorable et tracer une ligne droite de 50 mètres pour aller aplatir entre les poteaux. A ce moment là de la partie, le 51 à 10 de la saison précédente semblait se profiler et il était même envisagé que la défaite allait être encore plus lourde pour des Cochons pourtant pas déméritant. Heureusement sur un regroupement, les gros défoncèrent leurs adversaires pour permettre à Gros Con d’aplatir en coin à l’ombre là où l’herbe est plus fraîche.


Revenu du Diable Vauvert
C’était l’expression favorite de Léon Zitrone quand il commentait les courses sur les hippodromes. Il faut remonter à des temps anciens pour comprendre cette expression. Historiquement, l’expression exacte est « aller au diable Vauvert » ce qui signifie, se rendre dans un endroit inaccessible ou envoyer quelqu’un dans ce dit endroit. Zitrone a repris cette expression à son compte pour parler d’un cheval envoyé en queue de peloton par ses congénères mais qui avec abnégation finit par revenir dans la course pour finalement coiffer tout le monde sur le poteau. C’est bien ce que nous avons failli faire. Nous sommes menés 24 à 7 à la mi-temps et on termine par une défaite de 3 petits points, 31 à 28. Les 25 premières minutes se soldent par un score vierge des deux côtés puis le réveil des Cochons se dessine. Il y eut d’abord les gros qui s’incrustèrent en terre promise avec Dedenis en queue de peloton qui n’a plus qu’à appuyer sur le gonfle une fois la ligne blanche franchie puis notre 21 tout en finesse qui transperça la ligne adverse. Enfin, il y eut ce ballon arraché des mains du talonneur qui s’apprêtait à marquer chez nous. Le ballon vole de mais en mains jusqu’à celles de Gallaire qui nous gratifie de quelques slaloms avant d’aplatir 100 mètres plus loin. Le tout en moins d’un quart d’heure. Engagement pour eux, essai pour nous. Engagement dans la foulée pour eux, essai pour nous. S’il n’y avait pas eu un énième essai casquette avec un de leurs joueurs qui évite au bas mot 7 plaquages, nous repartions d’Antony avec une victoire et une qualification pour les quarts. Ce ne sera pas le cas, mais il s’en fallut de peu.

Philippe T








mercredi 30 mars 2011

Rectificatif sur le Corbier d'Or !

Petite précision sur le Corbier de la demi-finale contre les British.

Etant le seul très ancien goret présent ce samedi autorisé à décerner le trophée ( mes collègues dictateurs et grabataires Manu, Arnaud Corbier et Fred Laplaze étant absents ), j’avais décidé d’élire notre cher Phil Dufaure !


Pour deux raisons.


Tout d’abord, à la 65ème, il sauva l’équipe sur un ballon à suivre des Rosbeefs. A l’entrée des 22, plus aucune trace d’arrières roses et une horde de British se voyant déjà pousser le ballon dans l’en-but ! Et là, Phil, notre indestructible pilier droit, surgit pour rafler la balle et reculer à toutes jambes pour aplatir ! Donc, triple gourmandise : un placement en couverture indigne d’un gros, une action décisive pour sauver 5 points et un subterfuge pour profiter d’une nouvelle mêlée ( à 5 mètres ) ! Phil Dufaure, 45 ans, vécut alors son retour d’âge : il y a 20 ans, il jouait ailier ! Qu’il n’oublie plus jamais le privilège d’avoir été accepté ( avec les honneurs ! ) dans le club des princes de la 1ère ligne.


Deuxièmement, à l’heure où les gazelles trustent les Corbiers et où des concubins stériles trouvent des alibis spécieux pour passer des week-ends à Disneyland, voilà mon copain de mêlée taiseux et indestructible qui ne loupe aucun match… malgré la présence hebdomadaire de ses deux marmailles au bord du terrain ! Il est même obligé de les confier aux nounous Marco Langlois ou Dracul…


Enfin, dernière justification : je l’aime !


Néanmoins, je suis un peu jaloux ! Je crois pas mal d’autres gorets l’adorent aussi… Même des trois-quarts…


Seulement, samedi, devant le choc de mon coming-out, les jeunes porcelets réfutèrent mon choix ! Trop confraternel à leur goût… Trop érotique… Ils comprenaient enfin pourquoi je colle mon flanc droit tout contre sa peau moite chaque samedi.


Comme je pris pitié de leur effroi juvénile, j’acceptai de le décerner finalement à Président Marco… un jeunot d’un quintal qui, du temps il jouait (… ), préférait le crochet au cadrage-défoulement !!! Pour un oubli qui ne nous coûta même pas la finale !


Jean-Mi, membre de la junte sénile du Corbier d’Or et de la Ligue des Habilités Première Ligne.

COMPTE – RENDU N°15 : BRITISH - SCUF Samedi 26 Mars 2011 Score : 17 - 23

COMPTE – RENDU N°15 : BRITISH - SCUF
Samedi 26 Mars 2011

Score : 17 - 23
Pelouse : synthétique ou naturelle…on va prendre naturelle
Température : ah le fameux micro-climat de Domont
Participants : 20 parce que Jean-Mi n’a joué que 48 secondes comme à chaque match et que Titi avait été placardisé par le Président
Capitaine : Zanca
Points : 2 essais (Quentin et Champion), 2 transformations (Zanca), 3 pénalités (Zanca)
Homme du match : Les 22 pour avoir respecté la consigne principale : ne pas ouvrir sa bouche sauf pour respirer
Corbier d’Or : Le Président Langlois qui s'est rappelé samedi à 14h45 qu'il devait appeler Titi pendant la semaine pour qu'il vienne jouer avec nous...

Recette du Rosbeef en croûte de Domont
Partant du principe qu’un cochon mange un rosbeef par tête, il vous faut donc pour réaliser cette recette, 22 rosbeef et de quoi épicer le tout.
Première étape de la recette, découper une encoche tout le long de la pièce à rôtir, puis faire une entaille sur le dessus de 2 à 3 centimètre de large et pareil en profondeur. Sur le plan rugbystique, cela donne, découper chaque rosbeef que vous croisez et éventuellement ouvrir la moindre arcade sourcilière qui passerait par-là.
Deuxième étape remplir cette entaille de foie gras et préchauffer le four à 240°. Sur le terrain, ça donne, rentrer leur dans la gueule selon les règles du corps arbitral et laisser monter en température.
Troisième étape, enrouler le rôti dans une pâte feuilletée. Prendre soin que les jointures de pâtes soient sous le rôti. Pour cela déposer le dessus du rôti avec le foie gras sur la pâte, remonter les petits côtés de pâte puis les grands et retournez votre rôti. Pour résumer, enrouler vos bras autour du rosbeef en prenant soin de bien bloquer le ballon, le déposer violemment sur un mélange de terre et de pelouse bien sèches puis remonter vos vaillants équipiers pour qu’ils viennent vous donner un coup de main pour retourner le rosbeef une dernière fois.
Quatrième et dernière étape, penser à faire un petit trou sur le dessus de la pâte pour que la vapeur puisse s'évacuer. Cuire votre rôti 10 minutes à 240°C puis 25 minutes à 180°C. Arrêter le four, entrouvrir la porte et laisser votre rôti reposer encore 10 minutes. Une fois ce laps de temps passé, le sortir et servir aussitôt ou si vous préférez, penser à créer des trous dans la défense adverse pour que les 3/4 puissent s’y engouffrer à au moins deux reprises puis laisser le rosbeef monter en température avant de le laisser entrevoir une hypothétique victoire à quelques secondes de la fin. Finir en laissant reposer le tout et lui offrir une copie de la feuille de match.

Recette du Rôti de Cochon au four…et au moulin
Première étape, préchauffer le four à 200 °C. Peler la gousse d'ail et la couper en lamelles. Piquer le rôti à plusieurs endroits et les glisser dedans. Sur le terrain ça donne, chauffer 22 cochons pas encore rôtis en les invectivant, en les motivant comme jamais du vestiaire au coup d’envoi. Pendant ce laps de temps, découper des bandes adhésives tissées et élastiques et strapper à plusieurs endroits de la bête, épaule, genou, cuisse, coudes et serrer bien fort pour que cela tienne pendant 80 minutes.
Deuxième étape, laisser fondre le saindoux (ou le beurre) dans une cocotte. Quand il est bien chaud, y faire revenir le rôti de porc sur toutes ses faces, pendant 8 à 10 min sur feu vif ou si vous préférez, faire suer le cochon pendant un entraînement plus long que d’habitude. Quand il est bien chaud, lui asséner quelques paroles bien senties dans sa face pendant 8 à 10 minutes et le piquer au vif.
Troisième étape, glisser la cocotte dans le four ou dans un plat pouvant aller au four et le laisser cuire pendant 1 h à 1 h 10. Saler et poivrer à la fin. Sur le plan rugbystique, cela équivaut à inciter les 8 cochons de devant à se faufiler dans des cocottes que leur neuf fait avancer pendant que les 3/4 restent à plat pouvant à tout moment se mettre en position d’attaquant ou de défenseur et ce pendant 80 minutes. Corser le tout non pas à la fin mais pendant toute l’étape avec quelques bourre-pifs.
Quatrième étape, sortir le rôti du four et le couper en tranches puis les déposer au fur et à mesure sur un plat de service chaud ou si vous préférez, sortir les éléments qui fatiguent et les remplacer judicieusement par de la chair fraîche prête à découper en tranches le moindre rosbeef qui oserait se glisser entre le frais et l’exténué.
Cinquième étape, verser la sauce de la cocotte dans une saucière rincée à l'eau chaude ce qui sous-entend qu’à mi-cuisson, il est toujours bon de verser dans le gosier du goret rincé, de l’eau fraîche, ça lui permet de repartir pour terminer la cuisson.
Sixième et dernière étape, servir le rôti de porc coupé en tranches, avec la sauce et accompagné de purée de châtaignes ou pour rester dans le domaine de l’ovalie, saluer les cochons découpés et rôtis, les féliciter pour les châtaignes bien senties et laisser les se satisfaire d’un accompagnement à base de houblon servi frais. Ca n’en sera que meilleur !


Philippe T

lundi 28 mars 2011

Un sans-voix s'exprime... et bien !!!

Je ne sais pas pour vous, mais aujourd'hui je me sens terriblement fier que nous ayons prouvé que, malgré notre grande moyenne d'âge par rapport à nos adversaires, nous avons encore toute notre place sur un terrain de rugby. Je me dis aussi qu'on a voulu cette finale avec nos tripes de cochons, et que dans notre sport la vaillance paie. Vincennes a perdu ses 3 dernières confrontations contre nous, mais ils sont en finale et vont être remonté comme des ânes parce qu'en plus ils nous craignent... et ils ont raison ; car ils vont prendre 22 jobards, soudés à la glu dans la gueule pendant 80 minutes; parce que si ce n'est pas samedi, ça ne sera peut-être plus jamais pour certains d'entre nous; parce que si chacun s'arrache, on ne peut pas perdre, et qu'on rendra un peu aux copains et à notre club tout ce qu'ils nous ont apporté.
Bon allez, j'arrête là sinon je vais me mettre à chialer. C'était histoire de dire avant le match (vu que j'ai jamais la parole) ce que "j'avais dans mon cœur" (dixit Ribéry) parce que vous n'entendrez pas le son de ma voix avant samedi 16h45 (certains capitaines m'ont fait un lavage de cerveau, et ça marche!).
Quentin

dimanche 27 mars 2011

On est en finale !!!

Magnifique strap pour Pascal grâce aux soins experts de Doc Marco ! D'une efficacité redoutable ! On l'a ainsi vu porter sa pinte d'après match avec une élégance rare...
Magnifique Corbier pour el Presidente Marco qui s'est rappelé samedi à 14h45 qu'il devait appeler Titi Suire pendant la semaine pour qu'il vienne jouer avec nous...

Trois capitaines sur le pré pour nous indiquer la route vers la finale à la mi-temps de la demie contre les British. Zanc, celui du jour, imberbe et insaisissable. Le breton fruste et poilu. Et, Franky, celui de toujours, en tenue de ville, muet d'admiration...

vendredi 25 mars 2011

vidéo scuf vc contre puc a la cipale






et toutes les vidéo


http://www.youtube.com/user/adrien75014#grid/user/FB42C288471D40DD

mercredi 23 mars 2011

CR n°14 1/4 de finale S.C.U.F. Vieux Cochons - P.U.C.


COMPTE – RENDU N°14 : VIEUX COCHONS DU SCUF – P.U.C.

Quart de finale du Championnat des Club du Samedi 2ème div

Samedi 19 mars 2011


Score : 19 - 12
Pelouse : semée en 1912, ruinée par 69 ans d’arrivées du Tour de France ; bref aussi vaillante que les deux clubs qui n’ont plus que les archives de l’I.N.A. pour témoigner de leurs finales de Championnat de France.
Température : en plein vent printanier
Participants : 22 mais sans Stéphane Dedenis , Marco Baurritault et Phil Toinard qui ont préféré des escapades à IKEA ou chez Ducasse plutôt que de subir la pression des phases finales ; Arnaud Corbier était soi-disant à l’étranger et Fred Laplaze sculptait avec amertume son genou en bois…

Spectateurs : les éclopés bondissants Manu et Captain Frank ainsi que Vince la mascotte de poche.
Capitaine : le barbu malgré sa dernière expérience contre les British
Points : 3 essais de Dij, Georges et Zanc, 2 transformations de Zanc
Homme du Match : Nico Valenzuela pour son coup de pied contré qui coûte le premier essai, pour son carton pour plaquage à retardement sur le deuxième et pour son activité détonante au cours de la deuxième période ; il fut à l’image de tous ses copains gorets : stupide et magnifique à la fois !
Corbier d’Or : attribué à Flo Gallaire pour son manque de cohérence ; d’habitude, après des courses tranchantes, au contact, il balance la balle par-dessus l’épaule, histoire de nous faire comprendre qu’après lui, point de salut ! Il réaffirme ainsi son admiration pour Mao et sa délicieuse Révolution Culturelle ! Principe qu’il respecta par 3 fois jusqu’à la 52ème minute. Que se passa-t-il à cet instant sous son casque ? Nul ne sait. Peut-être fut-il converti au politiquement correct du développement durable… En tout cas, bloqué dans les 22 adverses, il oublia de se débarrasser de la balle, permit la formation d’un beau ruck qui aboutit 48 secondes plus tard au premier essai de notre Rédemption…


Vélodrome et mystification.

Le SCUF est un club de tradition ! Et les Vieux Cochons, qui en ont vécu la création avec leurs copains de jeu Charly Brennus et Frantzy Reichel en sont la quintessence !

Pendant la phase de qualification, nous avions dû montrer une grande application pour battre les meilleurs et laisser gagner les indigents. Afin de ne jouer le quart de finale que contre le seul adversaire digne de nous : le PUC ! Celui que nous avions laminé 3 à 2 en demi en avril 1911 pour finalement échouer en finale contre le SBUC. Arnaud Corbier en pleure encore…

Donc, délestés des clubs prés pubères de Centrale, Vincennes et compagnie, nous affrontions le seul club qui tâta aussi les ballons en vessie de mouton ficelée.

Il restait juste un dernier détail à régler. Le SCUF s’enorgueillissant d’être à jamais nomade, il était dégradant de recevoir comme notre quatrième place nous y obligeait. Lionel et Marco inventèrent donc un tournoi de jeunes à Pouchet ce jour-là… Les pucistes durent ainsi nous inviter dans le squat que le D.A.L. leur a confié depuis leur expulsion de Charléty : la Cipale de Paris à Vincennes.

Ce lieu, merveilleusement désuet et insalubre, nous convenait parfaitement ! Manu nous en narra avec émotion l’inauguration par Clémenceau. On s’y sentait en osmose. Ça fleurait bon l’épique.

L’enthousiasme fut à son comble quand Pascal Augé découvrit sous le banc du vestiaire un reliquat de mignonettes Dubonnet de la caravane publicitaire 1937. L’alcool et la nostalgie aidants, les gorets en oublièrent même de zapper l’échauffement ! C’est donc chauds bouillants qu’ils partaient à la guerre sous les invectives taiseuses de leur capitaine bigouden.

Ce fut donc particulièrement délicat de respecter notre plan immémorial. Les cœurs étaient trop vaillants pour assumer nos 30 minutes habituelles d’indolence… Du coup, sans prévenir notre capitaine (qui, par ses origines, ne peut pas accéder à certaines subtilités), nous décidâmes de ne jouer que sur l’agressivité individuelle pour éviter de scorer.

« Bah, j’joue comme d’hab alors… ânonna Xav Amon »

Heureusement, il se trouve que la troupe puciste était trop juvénile pour comprendre ! Faut dire que la plupart de nos anciens adversaires ( Deniaud et co ) sont tombés en 1917 lors de l’offensive Nivelle sur le Chemin des Dames…

En tout cas, ils plongèrent dans la mystification avec l’enthousiasme de jeunes innocents. Et que je te cours à toutes jambes… et que je te rentre dans le tas… et que je te plonge deux fois dans l’en-but… Ils étaient consternants de naïveté !

Les juniors violets gobèrent même le carton de Flo Gallaire pour placage haut et méchant… Un comble !

Les spectateurs n’étaient pas plus perspicaces ! Ils éructaient sauvagement et pensaient que la messe était dite à 12-0 à la 31ème minute.


13, impair et passe.

Une bonne arnaque se prépare à la force du temps. La nôtre s’était mise en place depuis le 20 novembre et le match de poule.

Rappelez-vous.

En guise de répétition, nous les laissons prendre 12 points d’avance. Revenus à 2 points à la sirène, Zanc s’applique à poser la transformation sur la barre pour qu’elle vienne rebondir sur la ligne des 5 !

La mystification est en route ! Les violets se croient malins et invincibles… Les pigeons sont à point…

0-12 à la 31ème en ce samedi de début de printemps. Lestés de leur montée d’hormones juvéniles, ils se croient invincibles.

D’autant que Nico Valenzuela nous laisse avec malice à 13…

Les jeunes violets rêvent déjà de gloire et imaginent leur retour au vestiaire avec tournée générale de Fanta et de doubles pages Playboy.

C’est alors que, médusés, ils assistent à la résurrection des gorets ! A seulement 13, ils enchaînent mauls, caramels et rucks dévastateurs ! Et ils se mettent à jouer en équipe, en plus !

Telles les foules incas devant les 13 cavaliers de Pizarro, les pucistes défaillent et vont mettre 49 minutes à se prosterner devant les divinités roses.

Reconnaissons-leur ainsi un certain aveuglement valeureux à retarder l’évidence qui leur brûlait désormais les yeux.


Juju, Georges et débriefing.

Narrons maintenant les faits marquants de la seconde période pour les ignorants de l’arnaque.

A la 52ème, les porcins remontent le ballon sur 60 mètres et 4 temps de jeu ( si, si…). Sur le maul à 10 mètres du paradis, le croate autrefois bondissant s’échappe, mais craignant le claquage sur les 7 mètres restants passe la balle à Dij qui aplatit sur un violet adipeux. Mais, comme on ne pouvait pas poser la balle sur un gazon depuis longtemps disparu, ça fait 5 points ! Plus 2 avec la magnifique transformation de Zanc qui visa cette fois-ci au dessus de la barre.

Pendant ce temps, Manu se frictionna avec le photographe du PUC ! L’altercation ne se calma que lorsqu’on leur fit remarquer qu’ils ne bénéficieraient d’aucun carton jaune ou rouge. C’est dur de vieillir…

A la 57ème, Juju Schwartz plaqua…

A la 64ème, Juju bloqua un gros…

A la 67ème, Pascal Augé enterra son second adversaire et son épaule droite.

Entre la 54ème et la 72ème, l’arbitre siffla 34 mêlées et 17 touches entre les deux lignes de 40. La troupe porcine fulminait d’impatience.

Et, comme d’habitude, lorsque les gorets s’impatientent, c’est Georges Lusitano qui explose le premier ! Sur une belle attaque au centre du terrain, notre suínos surexcité décida d’oublier Flo à droite, de phagocyter la gonfle et de filer au pied des poteaux violets ! Transfo de Zanc ! 14 à 12 !

La troupe rose exultait et le public violet ravalait enfin ses borborygmes.

Enfin, à la 77ème, Juju ( non, pas encore, faut pas exagérer…) apercevait un fermé bien ouvert, sprintait sur 36 mètres pour un cadrage d’école à destination de Zanc qui tendait le bras jusqu’au paradis !

Fin de l’arnaque et congratulations joyeuses.

Le scénario s’était déroulé avec une telle maîtrise que Captain Frank n’osa pas nous gratifier de son débriefing habituel.

Décidément, ce fut une belle journée !


Remember 1905.

Après nos condisciples séniles du PUC, les British Exilés nous attendent next Saturday pour la demie.

Ce club est jeunot, mais Arnaud Corbier nous rappelle qu’il y a peut-être parmi eux des natifs de Stratford Upon Avon…

Or ces efféminés shakespeariens nous avaient humiliés 21 à 0 devant 3 000 spectateurs au Parc des Princes le 26 novembre 1905 et dérobé la première Rose Cup !

Revenge ! Revenge ! Revenge !

Restons cons, inconstants et sublimes !

Soyons fiers de nous !


Jean-Mi, the hooker pig qui, du fait de sa jeunesse, n’a pu jouer que la finale de 1913 mais a vu 21 magnifiques imbéciles samedi dernier.