dimanche 8 mars 2015

RUEIL PAR QUENTIN



Saison 2014-2015
12 ème journée de la 2ème division des Clubs du Samedi Poule 1
COMPTE – RENDU N°7 : S.C.U.F. Vieux Cochons – Rueil-Malmaison
Samedi 31 Janvier 2015 à l’aube vers 12h00 au stade Max Roussié  

Score : 13-36

Points : 1 essai de Piercing-Man, 1 transfo et 2 pénalités pour Juju-au-pied-agile

Spectateurs : Désolé, mais à part Xavon-le-poète-maudit-et-fêlé (des côtes, mais pas que) qui est resté regarder jusqu’au bout la déroute, je ne me souviens plus très bien.

Capitaine : Vas-y-Francky il me semble ?

Homme du match : Piercing-man alias Mad-Manu, parce-qu’il marque le seul essai des cochons peu après s’être fait exploser l’oreille sous son casque en tentant vainement de stopper le 4 adverse à un mètre de la ligne. Il a beau nous faire marrer à enfiler des grenouillères sous son short, ça reste quand-même pour nous les jeunes presque quadras un bel exemple de volonté.


Corbier d’Or : Après 70 nominations il a été attribué à l’unanimité et dans la plus grande spontanéité à un non-nominé, Rénato, qui, pas gêné pour deux sous de ne pas avoir assisté aux délibérations, pointa le bout de son nez (qu’il a fort beau d’ailleurs) pile avant que le verdict final ne soit rendu et s’exclama : « Alors, qui est-ce qui a le Corbier ? ». « Ben… toi du coup! ».   

L’avant-match.
Suite à notre défaite rageante contre VGA la semaine précédente, nous nous retrouvions à égalité de points avec Rueil. L’équation était donc très simple : on gagne on garde un coup d’avance à 2 journées de la fin; on perd et on ne peut plus compter que sur un faux pas de nos adversaires du jour pour espérer finir premier. En résumé, c’est LE match de la poule. Et pourtant, de dix-neuf sur la feuille de route du vendredi nous ne nous sommes retrouvés que 17 au coup d’envoi (16 car l’homme-et-demi-de-la-moitié-du-quart n’a pu arriver qu’en milieu de première mi-temps).  La faute à l’heure avancée du coup d’envoi qui cadre mal avec certaines obligations familiales? Trop de blessés ? Un hiver trop rude ? Je ne sais pas trop, mais nous n’avons pas réussi à être 22 depuis le début de l’année 2015. On est passé limite contre le PORC et le PUC, on a flanché de justesse contre VGA, on a explosé contre Rueil. 

Le match.
Qu’en dire ? Contrairement à ce que le résultat final peut laisser penser, le match n’a pas été à sens unique, loin de là. La première mi-temps surtout ou, bien qu’ayant constamment couru après le score, les cochons ont su faire face et s’accrocher.  Non, sur ce match, la différence a été faite par un joueur en particulier. De Rueil, ça va sans dire. Leur numéro 4 puisqu’il faut le citer, sorte de croisement entre un missile téléguidé sol-sol et un tractopelle. Comme manifestement ils en ont l’habitude, ils envoient l’homme-à-réaction à 20 mètres de la ligne, il rase le sol à toute vitesse, il casse quatre placages et il s’écroule dans l’en-but. Efficace. Et rageant.  Parce-que qu’ils nous surprennent la  première fois, ça peut « s’accepter », mais là ils nous l’ont faite deux fois en cinq minutes. Comme quoi on a pas le monopole de la combinaison d’avants dite « La classique ». C’est d’ailleurs en voulant l’intercepter que Manu s’est fait lifté l’oreille. Sous le casque donc. Il en revenait pas notre Jane-Calmant : un trou assez gros pour six points de sutures ; sous le casque ! Oui, Manu, nous aussi ça nous a étonnés : t’es sorti quoi ?!? Six minutes ? Puis t’es re-rentré et tu as joué tout le match, te payant même le luxe de marquer notre essai. Non, c’est sûr, y a des choses surprenantes. Sinon, sur cette première mi-temps, je dois encore parler d’un joueur adverse qui s’est mis en évidence : le numéro 10 et capitaine de Rueil. Mais pas vraiment à son avantage. Imaginez : nous sommes 16 joueurs, ça n’a échappé à personne, Rueil mène de plus de dix points, et alors que nous allons jouer une mêlée sur leur 40 mètres près de la ligne de touche opposée aux tribunes, il se met à apostropher l’arbitre « Monsieur l’arbitre, lui là-bas il ne rentre pas ! ». Interloqué, nous regardons tous dans la direction qu’il pointe. « Lui là-bas », c’est un gars torse-nu et présentement occupé à se débattre avec son Tshirt pour se parer de rose et noir. De loin et de dos, il fait sensation : des épaules de déménageur, des bras de Sud-Africain, un cou de taureau. Minotaure descendu sur terre pour nous prêter main-forte. Un peu court sur pattes peut-être, mais ça c’est en deuxième lecture. Et là le 10 n’en est qu’à la première, et il sue à grosse gouttes. Nous, on ne sait pas encore qui sait, mais on se réjouit d’avance de l’intégrer dès que possible dans notre pack. Mais le type se retourne, et le charme est tombé. Le bide aussi ; et un peu les pecs. Et puis cette pilosité de barba-papa canadien. Ben c’est boubou quoi, il est ou le problème ? C’est d’ailleurs ce que Rockorsico s’empresse de faire valoir avec son tact habituel « Monsieur l’arbitre, vous allez pas nous faire chier pour Boubou quand-même ? ». L’arbitre juge, jauge la bête redevenue plus qu’humaine, puis explique diplomatiquement au 10 qu’on est que seize, qu’il était prévenu, et qu’il va pas faire chier pour Boubou quand-même !?! Bref, ça n’engage que lui, mais autant vous dire qu’en terme de fairplay c’était très moyen, que Boubou a joué, et surtout que la mi-temps est sifflée sur le score de 19 à 13 pour Rueil. 

A la reprise, nous sommes certes un peu cuit (faut dire que question profondeur de banc, hein, c’est pas pour retourner le couteau dans l’orifice…), mais nourrissant encore de vrais espoirs. Espoirs assez vite douché cependant, car Rueil un peu borné notons-le, nous refaisait une « classique ». Mais de trente-cinq mètres ce coup-ci. C’est pour ça qu’on ne l’a pas vu venir. Baballe à numéro 4, course toute droite, mains cochonnes qui glissent sur son corps en tôle ondulée, reconstitution quasi-historique de Lomu versus Cat, et…essai. N’en jetez plus, la horde a pliée et laissée passer sa chance. Seule petite consolation mesquine, sur cette action l’homme-aux-trois-essais s’est blessé à la cuisse. Sans doute une vilaine estafilade portée vicieusement par un cochon aux ongles trop longs. Par la suite nous avons bien continués à pousser quelques grognements et menés quelques charges, mais stériles, et c’est Rueil qui au contraire venait enfoncer le clou par deux fois en fin de match.    

En résumé, nous avons perdu, ils ont gagnés. Pourtant ce match aurait été plus que jouable avec un effectif un peu plus fourni. On a beau connaitre nos différentes contraintes et les respecter, quand on voit que les copains ne sont que dix-neuf... Mais il paraît que c’est comme ça la vie de cochons, alors faut faire avec. Reste que les phases finales approchent et il est juste à espérer que nous serons en mesure de défendre réellement nos chances.