mercredi 22 octobre 2014

CR n°1 Scuf VC vs PORC 11 oct 2014

2ème journée du championnat des Clubs du Samedi 2ème div Poule 1
Samedi 11 octobre 2014 à 13h30
Stade Max Rousié Paris
S.C.U.F. Vieux Cochons – P.O.R.C.
Enfin !
Enfin elle démarre cette nouvelle saison. Quelle plaisir de se retrouver autour de la table de pingpong de la terrasse de Rousié, cette vénérable table sur laquelle les présidents successifs des Vieux Cochons écrivent depuis des années de feuilles de match aussi falsifiées que légendaires. Ce plaisir d’arriver 35 min en retard au RDV mais d’être pourtant parmi les 10 premiers. D’entendre les premières blagues fuser avant d’avoir posé son sac, de partir se changer 20 min avant le coup d’envoi officiel, de voir les maillots roses et noirs sortir du grand sac, d’attendre fébrilement que le coach auto désigné vous balance votre maillot à travers le vestiaire empli d’odeurs de baume du tigre et de sueur. Oui elle démarre enfin, cette saison, après un premier match annulé, faute d’adversaire. Mais elle ne démarre pas comme les autres…
 C’est une petite révolution, la gouvernance a mué, la meute porcine a accouché d’un nouveau Vice-Président, ou plutôt d’un Président du Vice. Doudou, notre pilier convivial, notre pinardier préféré, Doudou la Saumur de Champigny, le prototype du nouveau dirigeant ambitieux… dans les projets de tournée, à défaut de l’être dans le plan de jeu de l’équipe. Car l’homme est malin, il a compris depuis longtemps qu’il n’y avait jamais eu et qu’il n’y aurait jamais de plan de jeu dans cette équipe. Edouard Deros dit Doudou, est donc notre nouveau coach, nommé pour épauler (ou remplacer si Ebola se pointe à Cochin)l’ami Lawrence, qui prend du gallon, passe calife à la place du calife, après les adieux émouvants de Jean-Mi dans un pub de Cork. Exit aussi l’inaudible Dracule, dont les légendaires choix de coaching n’avaient d’égal que l’intelligence tactique. Exit enfin certains vieux historiques, quadras et quinquas qui n’ont pas pu finir à temps le parcours du combattant du rugbymen amateur : IRM cervicale, test d’effort, bilan sanguin et psychomoteur, électroencéphalogramme, chèque à Laguerre, scan lombaire et autres joyeuseté que notre chère fédé a eu la bonne idée d’imposer à tout « vieux » souhaitant tâter le cuir le samedi. Pas de Manu, de Durand ni de Corbier, de Lavoir ni de Dufaure. J’espère qu’ils rejoindront rapidement la troupe. Car cette année encore, la troupe a de la gueule, du cœur… et un peu de bedaine.
Pour le premier match de cette nouvelle aire, c’est l’équipe 2 du PORC qui nous était proposée. Ce club, avec qui nous devrions être copains comme cochon, a lui aussi souffert de la présaison chaotique (7 équipes jouant l’an dernier le championnat Corpo ont dû rendre les armes, faute de joueurs capable de fournir les 124 justificatifs médicaux demandés par la Fédé). Mais le PORC aligne néanmoins une équipe de gaillards jeunes et rapides. Une équipe qui nous posa quelques soucis notable lors de la première demi-heure de ce match, joué sous un soleil radieux.
Le score final ne reflète en effet pas la physionomie de la rencontre. En tout cas pas celle de la première mi-temps. Car il fallut attendre 25 min avant que le score ne se débloque. 25 minutes au cours desquelles les Cochons tombèrent les ballons, tentèrent des passes après contact douteuses. Bien que volontaires, les cochons faisaient un grand n’importe quoi finalement dans la droite ligne des prestations fournies aux entrainements « intégrale touché » du jeudi. Et comme le PORC travaillait bien dans les mauls, pourrissant systématiquement les sorties de balle scufistes, le début de match fut aussi disputé que brouillon. François Derôme, connu pour sa science de l’évitement, nous gratifia d’une relance « tout droit dans ta gueule » où il fit parler ses 100 kilos (ou moins ?) mais dégueula la gonfle après avoir mis sur le cul son défenseur. Heureusement, après ces 25 premières minutes prometteuses au goût d’inachevé, les cochons réussirent à poser un peu le jeu, et à envoyer 2 balles à l’aile consécutives sans en-avant. Sanction immédiate avec le premier essai de Kéké en bout de ligne. Quelques minutes plus tard, la tendance se confirmait et Xavon, notre poète guerrier marquait le second. Et François Derôme plantait la troisième banderille à la 37ème minute, profitant encore des largesses défensives du PORC aux ailes, après que leur défense ait été bien fixée par nos gros au centre du terrain.
A la mi-temps, retour vers le futur : Jean-Mi et Dracule vinrent nous apporter nos gourdasses. Les cochons sont apparemment une addiction dont on se passe différemment. Ou peut être que leur présence était plus justifiée par la présence en tribune puis dans l’en-but des équipes féminines, qui disputaient leur match de championnat après le nôtre…
A la reprise, les cochons repartirent sur les bases de la fin de première mi-temps. Et les essais commencèrent à pleuvoir, d’abord avec les gros et notre tour de contrôle Vinz Barbe, puis avec les gazelles : Gallaire 2 fois, Zanca 2 fois, Kéké encore 3 fois… Nico Paradis, un des bizuts chez les VC fit apprécier son jeu dans la défense, bien épaulé par un Quentin de Tarlé des Grands jours… enfin non, du grand jour. Car il n’y avait jamais eu de grand jour de sa part avant ce samedi. Juste des petits samedi pluvieux et tristes… Quoi qu’il en soit, Quentin livra une prestation admirable, distribuant nombre de passes décisives après avoir impeccablement fixer les derniers défenseurs, attaquant et franchissant la défense adverse avec autorité et adresse. Elu « homme inattendu du match » par ses compères au roi duc. Une consécration ! Il faut dire que sur le papier, il y a du monde à ce poste de centre, entre Thomas Poletti (impeccable en première mi-temps et auteur dès la 2ème minute d’un placage destructeur sur le 10 adverse qui fit du bien à toute l’équipe), Nico Paradis, Gérôme Sonois (s’il ne se blesse pas), Xavon, Zanca, et j’en passe… Et puis Pascal Auger bien sur. Notre Bastareau blanc qui fut aligné ce samedi en seconde ligne (pour pallier l’absence de Gregonator), mais qu’on retrouva à d’innombrables reprises au milieu de la ligne de trois quart. Heureusement, il fut systématiquement sauté (même par Captain Francky, qui préféra une passe de pilier vrillée de 35 mètres pour personne) afin de ne pas lui donner le goût des percées au centre. Ayant bien compris le truc, Kéké se positionna à chaque fois juste à l’extérieur de Pascal. Il planta 4 essais…
A l’issue de ce match de reprise conclu par 13 essais à rien, la vaillante troupe se retrouva autour d’une bière au Roiduc. Notre nouveau Président Law y fut élu Corbier d’Or, pour avoir réussi à purger l’équipe des vieilles légendes qui tombaient tant de ballons les années passées et ralentissaient le jeu. Rendez vous est donné pour samedi prochain pour confirmer.
Toto Bouteilly
PS : dans la semaine, nous avons eu la tristesse d’apprendre le décès de Jacques Schwartz, grand bonhomme de l’équipe du Scuf des années 70, au coup de pied redouté et légendaire, ami de toutes les fêtes et papa de Juju et Thom. J’ai une pensée pour eux et pour Nicole leur maman. Je me doute que le SCUF saura rendre à Jacques l’hommage qu’il mérite. Mais j’embrasse chaudement mes amis Jules et Thomas dans ces moments douloureux.


Toto Bouteilly


 Le baptême porcin de Boubou


 Et oui. Nouveau staff présidentiel. Mais Dracule rôde toujours...



 Le prèz sur le pré !
 On encourage les gorettes.

 Boubou trouve une position stratégique pour ses assouplissements...
Corbier d'Or pour le prèz Law qui a réussi à éliminer toute la frange grabataire grâce à un habile tour de passe-passe médico-réglementaire avec le comité directeur de Marcoussis.

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