dimanche 8 mars 2015

RUEIL PAR QUENTIN



Saison 2014-2015
12 ème journée de la 2ème division des Clubs du Samedi Poule 1
COMPTE – RENDU N°7 : S.C.U.F. Vieux Cochons – Rueil-Malmaison
Samedi 31 Janvier 2015 à l’aube vers 12h00 au stade Max Roussié  

Score : 13-36

Points : 1 essai de Piercing-Man, 1 transfo et 2 pénalités pour Juju-au-pied-agile

Spectateurs : Désolé, mais à part Xavon-le-poète-maudit-et-fêlé (des côtes, mais pas que) qui est resté regarder jusqu’au bout la déroute, je ne me souviens plus très bien.

Capitaine : Vas-y-Francky il me semble ?

Homme du match : Piercing-man alias Mad-Manu, parce-qu’il marque le seul essai des cochons peu après s’être fait exploser l’oreille sous son casque en tentant vainement de stopper le 4 adverse à un mètre de la ligne. Il a beau nous faire marrer à enfiler des grenouillères sous son short, ça reste quand-même pour nous les jeunes presque quadras un bel exemple de volonté.


Corbier d’Or : Après 70 nominations il a été attribué à l’unanimité et dans la plus grande spontanéité à un non-nominé, Rénato, qui, pas gêné pour deux sous de ne pas avoir assisté aux délibérations, pointa le bout de son nez (qu’il a fort beau d’ailleurs) pile avant que le verdict final ne soit rendu et s’exclama : « Alors, qui est-ce qui a le Corbier ? ». « Ben… toi du coup! ».   

L’avant-match.
Suite à notre défaite rageante contre VGA la semaine précédente, nous nous retrouvions à égalité de points avec Rueil. L’équation était donc très simple : on gagne on garde un coup d’avance à 2 journées de la fin; on perd et on ne peut plus compter que sur un faux pas de nos adversaires du jour pour espérer finir premier. En résumé, c’est LE match de la poule. Et pourtant, de dix-neuf sur la feuille de route du vendredi nous ne nous sommes retrouvés que 17 au coup d’envoi (16 car l’homme-et-demi-de-la-moitié-du-quart n’a pu arriver qu’en milieu de première mi-temps).  La faute à l’heure avancée du coup d’envoi qui cadre mal avec certaines obligations familiales? Trop de blessés ? Un hiver trop rude ? Je ne sais pas trop, mais nous n’avons pas réussi à être 22 depuis le début de l’année 2015. On est passé limite contre le PORC et le PUC, on a flanché de justesse contre VGA, on a explosé contre Rueil. 

Le match.
Qu’en dire ? Contrairement à ce que le résultat final peut laisser penser, le match n’a pas été à sens unique, loin de là. La première mi-temps surtout ou, bien qu’ayant constamment couru après le score, les cochons ont su faire face et s’accrocher.  Non, sur ce match, la différence a été faite par un joueur en particulier. De Rueil, ça va sans dire. Leur numéro 4 puisqu’il faut le citer, sorte de croisement entre un missile téléguidé sol-sol et un tractopelle. Comme manifestement ils en ont l’habitude, ils envoient l’homme-à-réaction à 20 mètres de la ligne, il rase le sol à toute vitesse, il casse quatre placages et il s’écroule dans l’en-but. Efficace. Et rageant.  Parce-que qu’ils nous surprennent la  première fois, ça peut « s’accepter », mais là ils nous l’ont faite deux fois en cinq minutes. Comme quoi on a pas le monopole de la combinaison d’avants dite « La classique ». C’est d’ailleurs en voulant l’intercepter que Manu s’est fait lifté l’oreille. Sous le casque donc. Il en revenait pas notre Jane-Calmant : un trou assez gros pour six points de sutures ; sous le casque ! Oui, Manu, nous aussi ça nous a étonnés : t’es sorti quoi ?!? Six minutes ? Puis t’es re-rentré et tu as joué tout le match, te payant même le luxe de marquer notre essai. Non, c’est sûr, y a des choses surprenantes. Sinon, sur cette première mi-temps, je dois encore parler d’un joueur adverse qui s’est mis en évidence : le numéro 10 et capitaine de Rueil. Mais pas vraiment à son avantage. Imaginez : nous sommes 16 joueurs, ça n’a échappé à personne, Rueil mène de plus de dix points, et alors que nous allons jouer une mêlée sur leur 40 mètres près de la ligne de touche opposée aux tribunes, il se met à apostropher l’arbitre « Monsieur l’arbitre, lui là-bas il ne rentre pas ! ». Interloqué, nous regardons tous dans la direction qu’il pointe. « Lui là-bas », c’est un gars torse-nu et présentement occupé à se débattre avec son Tshirt pour se parer de rose et noir. De loin et de dos, il fait sensation : des épaules de déménageur, des bras de Sud-Africain, un cou de taureau. Minotaure descendu sur terre pour nous prêter main-forte. Un peu court sur pattes peut-être, mais ça c’est en deuxième lecture. Et là le 10 n’en est qu’à la première, et il sue à grosse gouttes. Nous, on ne sait pas encore qui sait, mais on se réjouit d’avance de l’intégrer dès que possible dans notre pack. Mais le type se retourne, et le charme est tombé. Le bide aussi ; et un peu les pecs. Et puis cette pilosité de barba-papa canadien. Ben c’est boubou quoi, il est ou le problème ? C’est d’ailleurs ce que Rockorsico s’empresse de faire valoir avec son tact habituel « Monsieur l’arbitre, vous allez pas nous faire chier pour Boubou quand-même ? ». L’arbitre juge, jauge la bête redevenue plus qu’humaine, puis explique diplomatiquement au 10 qu’on est que seize, qu’il était prévenu, et qu’il va pas faire chier pour Boubou quand-même !?! Bref, ça n’engage que lui, mais autant vous dire qu’en terme de fairplay c’était très moyen, que Boubou a joué, et surtout que la mi-temps est sifflée sur le score de 19 à 13 pour Rueil. 

A la reprise, nous sommes certes un peu cuit (faut dire que question profondeur de banc, hein, c’est pas pour retourner le couteau dans l’orifice…), mais nourrissant encore de vrais espoirs. Espoirs assez vite douché cependant, car Rueil un peu borné notons-le, nous refaisait une « classique ». Mais de trente-cinq mètres ce coup-ci. C’est pour ça qu’on ne l’a pas vu venir. Baballe à numéro 4, course toute droite, mains cochonnes qui glissent sur son corps en tôle ondulée, reconstitution quasi-historique de Lomu versus Cat, et…essai. N’en jetez plus, la horde a pliée et laissée passer sa chance. Seule petite consolation mesquine, sur cette action l’homme-aux-trois-essais s’est blessé à la cuisse. Sans doute une vilaine estafilade portée vicieusement par un cochon aux ongles trop longs. Par la suite nous avons bien continués à pousser quelques grognements et menés quelques charges, mais stériles, et c’est Rueil qui au contraire venait enfoncer le clou par deux fois en fin de match.    

En résumé, nous avons perdu, ils ont gagnés. Pourtant ce match aurait été plus que jouable avec un effectif un peu plus fourni. On a beau connaitre nos différentes contraintes et les respecter, quand on voit que les copains ne sont que dix-neuf... Mais il paraît que c’est comme ça la vie de cochons, alors faut faire avec. Reste que les phases finales approchent et il est juste à espérer que nous serons en mesure de défendre réellement nos chances.

jeudi 26 février 2015

les CR by zanca



CR n°10 : SCUF- Vieux Cochons vs PUC

Si on en croit les nombreuses digressions sur le sujet, le rugby est un sport qui se professionnalise de plus en plus et où l'amateurisme que ce soit en termes de préparation physique, de logistique, de plan de jeu ou de coaching n'a plus sa place dans ce grand concert, et bien, c'est sans compter la direction des Vieux cochons qui décidée plus que jamais à ne rien faire comme les autres, m'a ordonné de vous narrer le match du 17 janvier, un mardi 24 février...
Déjà qu'il est difficile de s'y retrouver dans l'organigramme de la section «old school» du Scuf: qui est président? pourquoi Dracule est toujours sur le bord du terrain? pourquoi Marc Schor est là? pourquoi Flo Gallaire se retrouve talonneur? où est le vice-président désigné d'office? Bref beaucoup (trop) de questions sans réponse qui relèvent plus de la tentative de déstabilisation politico-financière que du simple n'importe quoi profondément ancré dans l'ADN des roses et noirs. Alors quand en plus de tout cet imbroglio administratif s'ajoute un mal mystérieux qui conduit indubitablement les Vieux Cochons à se présenter à 16 ou 17 le samedi alors que la section des grabataires compte plus de 45 licenciés affiliés on se dit qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.
Ne cherchez pas de réponse (ou de sens) à tout ça, il en va ainsi de la vie des Vieux Cochons, y'a rien à comprendre, et au final tu te retrouves à devoir résumer un match plus d'un mois après les faits, alors que tu ne te souviens déjà plus de la dernière action du match de la semaine passée. Cependant, n'oublions pas que derrière les VC, il y a des aficionados, des fans, des lecteurs assidus des compte-rendu foutraques des diverses plumes porcines (au premier rang desquels mon propre paternel) qui attendent chaque semaine de vivre par procuration ce que les Vieux Cochons ont pu une nouvelle fois apporter à notre beau sport c'est à dire du vieux, de l'ancien, du besogneux, de l'artisanal, du old french flair, des contre sens, des corbiers d'or, des fulgurances, des cagades, des ratés, des pas droites, des fautes, des pas introduites correctement, des cad' deb', des passes, des passes en touche, des passes en avant, des passes qui tombent, des passes qui passent, des plaquages, des pas plaquage, des feintes de plaquages, des touchés deux mains, des touchés une main, des touchés deux doigts, des engueulades, des discours d'avant match, des échauffements légers, des retards chroniques, bref du beau, du vrai, de l’Amateurisme!
Donc nous y voilà, nous sommes le 17 janvier, les 17 participants Scufistes entament le match contre le PUC abandonnés par mon fratello Corsico Rochi qui préférait assister à la naissance non pas d'un énième Doumé, Bonaparte ou Ange Polletti mais bien de son petit Auguste lui aussi au doux prénom de démocrate. Sur le modèle du match contre le Porc, c'est une équipe motivée que nous rencontrions, solide et déterminée à faire chuter l'insaisissable champion d'automne que nous étions et là encore nous comprîmes bien vite que le match allait être un long combat, âpre et disputé bref tout ce que nous détestons Juju, Chouk et moi et qui va à l'encontre de notre vision puriste de ce sport d'évitement!

Les Cochons marquèrent des points c'est une certitude, mais impossible de me souvenir dans quelles circonstances et de quelles manières, ce qui est certain c'est que les deux équipes se répondirent coup pour coup et que la partie comme toujours face aux Pucistes resta serrée un long moment (on dit même que les VC tentèrent des pénalités plutôt que de tout jouer à la main telle que le stipule pourtant la charte d'engagement à la confrérie porcine mais cela mis notre Dracule, fervent rigoriste, dans une telle joie, qu'il fallait bien au moins un match dans notre vie voir ce que cela donnait de jouer comme le XV de France version PSA...)
Finalement le match bascula en faveur du SCUF lorsque notre diabolique ailier Flo Gallaire pris sur lui de déborder la totalité de l'équipe adverse (soit 70 mêtres de course folle selon la police et 354m selon Flo et les membres de son parti anticapitaliste) pour aller déposer outre le dernier défenseur, le cuir tant chéri entre les pagelles et donner ainsi au SCUF 7 points d'avance et une certaine marge de manœuvre!
Dès lors, il ne restait plus qu à sortir les barbellés et là guidé par l'exemplaire Tom Schwartz qui malgré un doigt cassé et bien cassé continuait son œuvre, le Scuf ne lacha rien comme dit Lilian, à l'image de Law et de Greg qui anihilèrent les tentatives adverses en s'accrochant et bataillant sans répit afin de préserver le score et notre dignité, ou encore à l'instar de Nico et Vinz qui plaquèrent sans relache, luttant dans la souffrance comme dans la gloire pour les siècles et les siècles...Certains virent même Maxou H, deglinguer le 9 adverse après un troisième temps de jeu, lui qui n'avait jamais pris part à 2 temps de jeux consecutifs depuis Strattforf 1995 !
Le reste fût un corbier mérité mais qui n'alla à personne puisque le dit objet avait été honteusement oublié chez Bourrel la semaine dernière avec le cadavre encore chaud et alcoolisé de Vania, et un bel œuf de pigeon pour Arnaud qui voulu mettre un coup de boule à Xavier et qui constata avec horreur que le batave est gaillard...
Zanca, ou la mémoire au service de l'Histoire.


















CR n°9 : PORC vs SCUF- Vieux Cochons :
Lancé par le précédent exercice qui consistait à résumer un match un mois après les événements et disposant du temps suffisant pour persévérer  dans cette ré-écriture de l’Hagiographie porcine, j'ai trouvé pertinent de vous raconter cette fois-ci le match du 10 janvier, reprise officielle du championnat contre nos voisins et amis du Porc afin de combler les oublis répétés et inqualifiables du scribe en chef (cf compte-rendu n°10)
Ce match de rentrée n'ayant comme seul mobile, outre de nous permettre d'ajouter une ligne de plus à notre glorieuse légende, de nous préparer à aller festoyer chez l'ami Bourrel (événement devenu en 1 an d'existence, un véritable rendez-vous), je passerai assez vite sur le match en lui même dont vous m'en excuserez, je n'ai que de trop partiels souvenirs, je me souviens bien que l’événement principal de cet après midi était la présence sur le pré de M. Corbier Arnaud himself autorisé après enquête auprès de divers services de médecine tant traditionnelle qu'alternative, à rechausser les crampons au grand dam' de l'ensemble de ses coéquipiers du samedi qui avaient tous beaucoup cru dans la réforme des instances de tutelle pour être enfin débarrassé de ses excès de créativité rugbystique. Mais le Toulonnais est têtu et c'est après avoir bravé 3 psy, 2 ostéo, 5 kiné, une secrétaire aigrie et une bonne douzaine d'administrations que le toujours juvénile Arnaud commençait le match bien que prévu remplaçant en surfant habilement sur le léger retard de Laurent Olivé occupé à peine plus tôt à entraîner les jeunes pousses du Scuf, laissant au sus-nommé le plaisir et la responsabilité de composer à lui seul le banc des VC. Bon finalement on trouva un ou deux gars dont Juju pour compléter un peu l'effectif, mais on chercha en vain Stéph Durand retenu a priori par une fuite d'eau bien opportune. Du coup même absent, il sera désigné Corbier d'or pour avoir fait preuve de si peu de connaissance en plomberie générale !

Le match aller avait été un festival offensif pour les Scufistes, mais il apparu assez clairement que le match retour ne serait pas la même orgie d'essais, déjà parce que nos hôtes étaient remontés comme des coucous mais surtout parce que les fêtes ont un effet dévastateur sur le métabolisme porcin entraînant une inflammation du foie, une distorsion du pancréas, une rigidité des jambonneaux, de graves troubles respiratoires bref en un mot comme en cent, après les fêtes ont est gros, mou, fatigué et à la rue ! C'est d'ailleurs le capitaine Schwartz qui vint au secours des ses hommes essoufflés d'avoir eu à marcher 100 mêtres du vestiaire au terrain en annonçant magnanimement que nous consacrerions les 10 premières minutes de jeu du match à peaufiner notre échauffement: si c'est pas du management à niveau d'homme ça !

Donc pendant dix minutes les vieux cochons rougis des pommettes, soufflèrent sang et tripes, cherchèrent leur 2ème souffle, et ne voyant rien venir en appelèrent au 3ème voir pour certains au 4ème et finalement se mirent en ordre de marche vers la 20 minutes de jeu!
C'est alors que retrouvant un peu d'énergie et de lucidité, nous nous aperçûmes que notre talonneur semblait bien plus gaillard que d'habitude, en outre il avait déjà fait étalage de ses qualités de combattant en chipant la première mêlée adverse en se lançant en trapèze au moment de l'introduction. Nous préparant à féliciter notre Toto national, digne héritier des techniques de souplesse et de grâce de senseï Guignard, quelle ne fût pas notre surprise constater que le dit talonneur n'était autre que Flo Gallaire habituel ailier de débordement (tant à la course que verbalement) qui gouttait là à la lente déchéance sportive à laquelle mène le métier d'avocat (qui rappelons le a déjà coûté sa carrière au feu président Busson et à ses tendons fragiles)
Vous décrire notre étonnement étant tout bonnement impossible j'illustrerai simplement notre stupéfaction en vous disant que Stéph Dedenis comme Juju Schwartz ne trouvèrent pas de mot pour exprimer notre désarroi (c'est dire!)

Pour le reste, il y eu un match, un vrai, même si il ne dura que 60 minutes pour les Cochons, l'opposition déterminée du Porc, nous embarqua dans une partie fermée, où les Scufistes prièrent de concert pour que Xav' ne devienne pas fou après un plaquage à retardement d'un troisième ligne adverse et ne prenne pas du coup son habituel carton jaune qui aurait condamné les VC à jouera 14.

Zanca marqua le premier essai bien aidé par une tentative foireuse du 15 adverse de dégager en ballon mort un ballon capricieux et qui finalement offrit une bien belle passe décisive en retrait digne d'une ouverture Zidanesque.
Le deuxième vint du combinaison Kamikaze du Scuf dans laquelle Juju lança un parpaing selon les spectateurs (une passe sautée au cordeau selon lui) qui fendant l'air avait semble-t-il toutes les chances de se faire intercepter par au moins un des deux centres du PORC, mais comme souvent dans ces cas là et comme toujours de manière inexplicable et au mépris de toutes les loi physiques en vigueur à ce niveau de pression et de température, c'est finalement Quentin qui chopa la gonfle et marqua le second essai au pied des poteaux. A défaut de pouvoir prouver que sa passe était faite exprès, Juju se montra impérial dans ses tirs au but maintenant le bateau Scufiste à flot et nous permettant de mener à quelques minutes de la fin 17 à 16.

Le Porc lança toutes ses forces dans la bataille et après nous avoir acculé dans nos 22, ils négocièrent un 4 contre 1 d'un manière flamboyante en tentant un drop par l’intermédiaire du pilier adverse qui vraisemblablement a fait la même école du drop que Nico Paradis, mais section plus de 100 kgs et qui tua dans la foulée, une taupe, 2 pâquerettes, et 4 brin d'herbes.
Pour autant nous n’étions pas sorti d'affaire et le Porc se trouvait de nouveau en position favorable à 1 minute de la fin du match cette fois-ci une chandelle trouva les bras d'Arnaud qui jugeant la situation équivoque préféra commettre un en-avant dans nos 22, le dit en-avant étant repris devant au passage par Xavier qui s'était repositionné en 3ème ligne aile au large rayonnement, là tout se fige, on regarde l'arbitre, la règle semble claire cela devrait être pénalité pour l'adversaire idéalement placée en face des poteaux à 22 mètres. L'homme de l'art conscient que cette action avait avant tout pour but de récompenser notre adversaire du jour opta à la fois pour une mêlée et vraisemblablement lassé des tentatives désespérées de notre talonneur du jour pour rééditer sa performance de début de match, n'attendit même pas et siffla aussi sec la fin du match laissant les Scufiste dubitatifs mais vainqueurs et prêt à enchaîner la soirée chez Bourrel avec leur habituelle certitude que ce match avait été d'une désarmante facilité et d'une maîtrise totale, et ce n'est pas les litres d'alcool divers engloutis chez notre désormais lieu de perdition, qui vinrent changer quoi que ce soit à cette impression de supériorité !

Zanca qui parle de lui à la 3ème personne du singulier dans les résumé.






























CR n° 12 SCUF-Vieux Cochons Vs Reuil :

Comme l'a très bien résumé un grand penseur (qui peut être Antonin ou Kéké nos ailiers du jour) un match contre Reuil ça ne se résume pas, ça se vit, et pour le vivre, on l'a bien vécu, 36 à 13 pour nos adversaires  qui non content de nous chiper notre première place nous laisse tout meurtri à l'image de l'oreille coupé de Manu Enriquez qui lui ne cite certes pas souvent les grands penseurs mais qui nous livra une interprétation assez réussie du Grand Vincent Van Gogh dans sa période la plus dépressive.
Le match fut à sens unique, alors que nous étions tout occupés à admirer le superbe short rouge moule-paquet de Nico Paradis, le 4 adverse décida de nous réveiller en traversant les 22 mètres tout en bousculant des Scufistes surpris de rencontrer un autre Greg mais qui ne joue pas en noir et rose !
Cette action se répéta 4 fois dans le match jusqu'à ce que cet autre Greg se blesse tout seul dans l'en-but, il vaut donc mieux passer vite ce sujet pour se concentrer sur l'essentiel.
D'abord, il faut noter qu'à peine remis de nos difficultés bien naturelles à détacher notre regard du popotin cintré de Nico Paradis, il fallu dès lors affronter innommable quand nous assistâmes à la mise en tenu au bord du terrain de Boubou (20 bonnes minutes après le coup d'envoi comme le rappela le capitaine adverse avec élégance à l'arbitre) Là pour ceux qui ignore que la vie et surtout les nombreuses nuits au Pousse au Crime ont marqué à jamais le corps de notre pilier aux rouflaquettes, le détail peut sembler trivial, pourtant après l'affaire du short rouge, la vue de ce corps dénudé fût tout bonnement un supplice pour les différents protagonistes, sans parler des quelques enfants présents qui ont été évacués et pris en charge par la cellule psychologique de Bichat spécialisée dans les stress post-traumatiques.
Bref quand ça veut pas, ça veut pas et à l'inverse du vent, de la pluie ou de l'arbitre, ces choses là ne devraient pas faire parti du jeu et pourtant si...
Sinon, même si le match  fût largement dominé au score par Reuil, les Vieux Cochons firent preuve de courage à l'image de Marc Barritault toujours aussi généreux dans l’effort ou d'Hugo qui constat bien malgré lui que le 4 adverse était non seulement solide bal en main mais également au plaquage !
Le Scuf marqua 2 fois, mais le nom des braves fût oublié dans la tourmente, même si l'ensemble des participants mouilla la chemise à l'image de Nico Valenzuela et Vinz qui ne furent eux non plus pas avare de travail, Vinz allant même jusqu'à tenter une penaltouche qui fini dans les bras du 15 adverse, et la ligne d'attaque composée de Juju-Quentin et Nico P surnommés les cisailleurs de la porte St Ouen s'y fila (non ! Si!si!) mais tous ces efforts ne furent pas récompensés et au final les meilleurs ont gagné.
Pour autant dans cette triste journée, il y eu un éclair de génie tel que seul les VC savent en apprécier la beauté. En effet, à l'heure du Corbier d'or, quand les premières bières sont déjà depuis longtemps éclusées, Vinz semblait tenir la corde pour un superbe auto- arrachage de balles,mais c'était sans compter sur Rénat qui sortant d'une grotte ou du buffet c'est selon, vint lui ravir la précieuse récompense en demandant qui avait obtenu la couronne alors que les votes n'étaient pas clos, du coup Corbier d'or, injuste, moche, imméritée, en un mot GENIAL !

Zanca capitaine de la HONTE !

mardi 17 février 2015

CR n°13 : SCUF VC vs RC Vincennes

Saison 2014-2015
13ème journée de la 2ème division des Clubs du Samedi Poule 1
SCUF Vieux Cochons – RC Vincennes : 60 - 17
Samedi 14 février 2015 à 14 h à Max Rousié Paris

SCUF Vieux Cochons 60 – 17 RC Vincennes
Quentin : - Allez vas y, fais ce compte-rendu là, et moi je me coltine les deux précédents. Allez, quoi !
Moi : - Mais j’ai rien vu du match, j’ai passé mon temps la gueule dans la mêlée !
Quentin : eh bah t’auras qu’à raconter les mêlées. En plus aujourd’hui, vous avez les avez secoué devant , alors pour une fois que t’as quelque chose de glorieux à dire sur les gros sans avoir à fabuler…!
Moi : - Tu fais chier. Presque tous les essais viennent de derrière. Tu étais quand même mieux placé que moi pour voir ce qui s’est passé, à défaut d’y avoir activement participé !
Quentin : Quoi ? Mais j’ai mis 2 essais aujourd’hui, moi Môssieur !
Moi : Ah ? o merde, la seule action de toi dont je me souvienne c’est ta montée défensive approximative et ton placage manqué sur leur premier essai...rhaaaaaféchié, non seulement tu me refiles le compte-rendu à rédiger, mais en plus je vais être forcé de te féliciter pour ton match… Quelle journée à la con…
C’est sur ce dialogue que se terminait ce 13ème match de la saison porcine. Un match que les roses et noirs venaient de remporter avec la manière face à une équipe de Vincennes jeune et vaillante mais un peu tendre.
Comme vous l’aurez compris, ou plutôt comme vous allez le comprendre à vos dépens, grâce au désistement sus-détaillé de notre foutu Quentin, dont l’esquive de compte rendu n’a d’égale que la feinte de placage,  l’intérêt du match résida dans la domination que la mêléescufiste. Amateurs de chisteras, de doubles sautées et / ou de jeu au pied bien dosé, sautez les paragraphes qui vont suivre. Ils reflètent l’analyse toute personnelle que j’ai eu de ce match. Avec les œillères d’un première ligne, donc.Et si la belle à l’aile, la vie est belle. Alors la balle au pilier, on va se faire chier !
Ode à la mêlée fermée
Lutte collective et ordonnée, la mêlée est une phase de conquête et de combat obscure. Elle est le baromètre physique d'une équipe et peut avoir une répercussion sur le mental. A notre petit niveau, elle a perdu pas mal de son importance, nous ne poussons que sur l’introduction (pas avant, ni trop après), et pas plus d’1m50. Il n’y a que pour le match de fin d’année contre Stradfordque nous retrouvons les joies (et douleurs) des mêlées disputées. Sous prétexte de protéger les joueurs,et suite à quelques accidents ayant coûté gros à la Fédé (les prix des polices d’assurance ont fait s’envoler le prix des cotisations, et se multiplier les examens médicaux nécessaires pour pouvoir évoluer en première ligne), cette phase de jeu pourtant fondamentale a été aseptisée. Comme certains gros placages et sans doute bientôt comme les déblayages de rucks, dernier point de rencontre à gros impact.
Mais pas samedi. Samedi, pour la première fois depuis longtemps la mêlée fut une phase de kif pour les gros. Dès les premières mêlées, les cochons prirent l’avantage, face à une première ligne déroutante : un talon d’un 1m55 bien tassé, un pilier gauche d’1m95 et un pilier droit d’1,75. Mais les cochons sont vieux. Et expérimentés. Ils savent que la mêlée nécessite beaucoup d'humilité, qu’elle est un art sans vérité. On peut gagner les deux premières avec panache et perdre la troisième. Mais pas cette fois. Techniquement, les liaisons et les points d'ancrages du pack scufistes furent infaillibles. Et le 8 de devant mâcha et marcha sur son vis-à-vis. Le Renat’ nous gratifia de quelques beaux sourires à la sortie de mêlées où son vis-à-vis couinait.Ahhhhhhh ces plaisirs simples mais jouissifs du samedi après midi…En seconde mi-temps, juste avant de se blesser au genou (sur une phase de jeu où il faut courir et non pousser, ceci expliquant cela) Captain’Frankyplia littéralement son adversaire, bien aidé par les franches poussées des secondes et troisièmes lattes Vinz, Steph Dedenis, IronValenz’et même de notre sénateur Marc Schorr, qui jouait là son premier match depuis fort longtemps. Seul Gregonator ne se fit pas remarquer dans l’exercice. Normal, l’animal fit faux bond à l’équipe le matin même du match. Son sens de l’esthétisme ou son romantisme exacerbé (au choix) lui avaient sans doute rappelé l’importance de ne pas abimer sa gueule d’amour un jour de Saint Valentin…
Le plus bel essai du match fut évidemment marqué sur une mêlée (vous vous en doutiez, vu l’objectivité de cet article…), introduction Vincennes, poussée terrible des scufistes, ballon chippé, mêlée enfoncée sur 5 mètres jusque derrière la ligne (sans que l’arbitre n’arrête l’action… !). Essai. Les 10 autres essais de ¾ furent pas mal aussi, nous y reviendrons. Mais brièvement, sinon les gazelles vont voir leurs chevilles gonfler, ce qui ne me semble pas souhaitable au vu des appuis déjà approximatifs de certains… Le pire essai fut quant à lui l’œuvre de Chouky. Alors que les cochons pilonnaient la ligne au ras dans un style très Munstermen - 1 passe ça va, 2 passe bonjour les dégâts- en seconde mi-temps, mais que la défense adverse était présente, attendant nos gros au coin du bois (de Vincennes évidemment), un maul se forma, progressa un peu et s’effondra sur la ligne. L’arbitre considéra que le ballon n’avait pas été aplati dans l’en-but ni sur la ligne et laissa jouer. Plutôt que d’ouvrir, notre Chouky se contenta de prendre la ballon au cœur du maul et de le poser… 5 cm plus loin, sur la ligne, sans même mettre le genou au sol mais tout en couinant « M’sieur l’ar’bite, M’sieur l’ar’bite, regardez je l’ai mise sur la ligne ! ». Essai.
Mais tentons de retrouver un peu de chronologie et de parler du déroulement de ce match. Une rencontre importante, à domicile, pour relever la tête après deux défaites qui nous firent perdre la tête du classement. Une rencontre si importante que le Président Law préféra ne pas y assister, laissant les clefs du camion à Jean-Mi, son ex,et les clefs de la cave à Doudou, son Vice. Le match commença presque à l’heure, sous un soleil radieux et réjouissant après les ondées matinales. Nos adversaires, qui s’entrainaient depuis près d’une heure alors même que la moitié des scufistes n’avaient pas encore atteint le stade, nous laissèrent quelques minutes supplémentaires pour nous chauffer pendant qu’eux regagnaient le vestiaire parachever leur préparation mentale. Beau geste mais mauvais calcul, car les cochons attaquèrent le match tambour battant. Occupation au pied d’un Juju inspiré, quelques lancements bien rythmés par un Rocky en grande forme (certains suspectent que sa paternité récente l’a  obligé à calmer les sorties nocturnes. En tout cas on ne l’a jamais vu autant courir…), quelques combi derrières, et Quentin allait inscrire un premier essai. Zanca l’imitait quelques instants plus tard, du coup Quentin remettait ça et le SCUF s’échappait dès la 20ème minute. Dans un fauteuil derrière une mêlée à 5 mètres qui avançait, Roch alla inscrire son essai, avant que Gallaire ne nous gratifie d’une superbe course à son aile, éliminant 2 adversaires sur sa vitesse. Avant la mi-temps les gros y allait eux aussi de leur essai, Rénato s’effondrant derrière la ligne après un groupé pénétrant. Vincennes inscrivait pour sa part un bel essai en première main sur une redoublée du 10 qui vint mettre à mal la montée défensive des centres scufistes : Thomas Poletti montant comme une tondeuse à gazon enragée pour emplafonner son vis-à-vis, qu’il ait la balle ou pas, tandis que Quentin omettait de monter, trop investi dans sa quête des pâquerettes sur le terrain (j’attends avec angoisse le jour où ce garçon réalisera que les fleurs ne poussent pas sur un synthétique. Son monde va s’écrouler…).
Après la mi-temps, alors que le match était aussi plié que leur première ligne, les cochons alternèrent 3 minutes de beau jeu, conclu par un essai de l’immortel Arnaud Corbier, puis 20 minutes de bouillie. Des en-avants, des balles au large stériles, à la recherche aveuglée de brêches illusoiresdesquelles nos jambes ne parviennent plus à s’arracher. Des ballons rendus, repris, re-rendus dans de longues actions pleines de turnovers et de placages loupés. Bref, nous primes 2 essai, dont un sur un retour intérieur de l’ouvreur adverse qui passa en revue 5 défenseurs. Pour se remettre, heureusement il restait la conquête en touche et… la mêlée (eh oui, on y revient toujours). Grace au bel essai dont je vous parlais en préambule, la meute porcine remit la marche avant. Et profita du dernier quart d’heure pour retrouver son rugby. Zanca inscrivait deux nouveaux essais, Marc Barritault y allait du sien, et l’arbitre sifflait enfin la fin de la rencontre sur un score de 58-19 selon les organisateurs, et 60-17 selon la police. Nos adversaires du jour, bon esprit, vinrent partager quelques pintes et un beau jambon cru avec nous pour la troisième mi-temps. Frank Honoré s’y auto-désigna Corbier d’or et personne ne contesta le despote meurtri. La saison est relancée. Rueil, le leader, est dans le viseur, les play-off seront âpres mais l’équipe a de l’ambition et la nouvelle gouvernance peut espérer marquer l’histoire des cochons au fer rouge. Vivement que ça sente le lard fumé.

Toto, notre héros.