dimanche 6 octobre 2013

CR n°2 : Argenteuil - Scuf Vieux Cochons

Saison 2013-2014
2ème journée de poule de la 2ème division des Clubs du Samedi
COMPTE – RENDU N°2 : Argenteuil - S.C.U.F. Vieux Cochons
Samedi 5 octobre 2013 à 11h30 Stade des Cerisiers à Argenteuil

Score : 3-20. Retour aux affaires ordinaires. Mais point de bonus offensif quand même.
Points : 3 essais de Vinz, Nico Valenzuela et Ben Juery. 1 transfo et 1 pénalité pour Juju. Et toujours pas de Zanca dans la rubrique…
Cadre : surprenant ! À Argenteuil, cité de barres parallélépipèdes, subsiste un lieu improbable. Au sommet d’une petite colline, cerné par des jardins ouvriers, un stade de rugby champêtre. On a l’impression d’être en province. En plus, on y est très bien reçu. Bière et sandwiches. Et une petite générale pour respecter les traditions.
Participants : bon, c’était samedi matin et en province… Donc, très difficile pour nos gorets intra muros de trouver une diligence ou un vol Air Inter. En plus, Yann avait judo, Chouchou Toto anniversaire à Mac Do, Thomas Poletti manif pour le FLNC et Maître Flo répèt de plaidoiries. Greg, lui, avait cours de composition florale. Et Phil Dufaure vendait des vaccins anti-sida à Brazzaville. Du coup, il n’y avait que les fous furieux habituels ! Nico, qui avait effectué un marathon à l’aube, Thom Schwartz en vol direct de l’October Bier Fest, Dij le retour, les jeunes gorets Rénat et Vinz, Vania l’oustachi, Doudou à moins de 3 grammes, Steph Dedenis, Antoine Chambaz, Antonin et Thib enfin élus, Manu, Captain Francky, Tata Zanca, Ben Juery, Raph, Matt Champion, le revenant Derôme et, faute de mieux, Juju et Quentinou… Comme, en dernière minute, Gros Con Durand n’avait su résister à l’appel de Guéret, même avec Jean Mi qui s’était imposé sur la feuille de match, on n’était plus que 21 !!! Gageons qu’ils seront 32 prétendants dès la semaine prochaine pour jouer dans notre classieux stade parisien…
Spectateurs : pour nous regarder en province aux aurores, il ne pouvait y avoir que Statler Xavon !!! En pleine forme physique et avec son sac à la main… Mais, toujours en pleine analyse introspective. Juste sur le bord du terrain. Avec sa lucidité mordante. Et attachante. Vint s’y joindre Papa Guignard en voisin.
Capitaine : of course, Captain Francky. Qui nous exhorta à jouer sérieusement 80 minutes comme la semaine précédente. Ah bon, on avait fait ça ? Y a que lui pour croire à une chose pareille…
Corbier d’Or : 4 nominations. Vinz, le récidiviste pour avoir jeté le ballon par-dessus l’épaule à 5m de l’en-but. Juju pour avoir été remplacé à 2 min de la fin par… Vinz. Une nomination parfaitement téléguidée par les « coachs ». Xavon pour sa deuxième présence persifleuse. Et, le grand vainqueur, Rénat pour avoir crié magistralement « J’ai !!! » sur un ballon haut… qui rebondit cinq mètres plus loin… Vinz et puis Rénat… Comme le faisait remarquer notre perspicace Captain : « Quand on pense que des Cochons ont joué des centaines de matchs avant d’accéder à cet insigne honneur… ». La jeunesse porcine est bien trop pressée pour être totalement dépourvue de pensées honnêtes…
Homme du match : certains m’ont proposé Nico le porteno. Mais, déjà, ils n’ont pas le droit aux chapitre ces impudents ! Et puis, avec son activité pathologique, Nico le serait à chaque match ! Normalement, c’était pour Chouchou Toto. Mais il n’était pas sur le pré… Thom Schwartz, mon chouchou n°2 était bien présent, mais je l’ai trouvé fatigué… à la buvette. Vinz a bien été décisif, dans une forme physique étonnante, mais, bon, c’est un pré pubère ambitieux… Du coup, le lauréat devait être un joueur de devoir, impressionnant en défense, propre en attaque et bénéficier de l’empathie bienveillante des 2 simili-coachs : plus de doute, c’est Ben Juery ! Le goret qui a l’immense avantage d’habiter juste en face de coach Oliv Dracule Bejannin… Avis aux ambitieux. Il y a des apparts à louer 48 rue de Rochechouart dans le 9ème.

Diplomatie
Déroutants porcelets. Quand on joue à Rousié, la moitié de la troupe arrive juste un quart d’heure avant. Là, dans les antipodes banlieusardes, tout le monde était dans les vestiaires une heure avant. Enfin… sauf votre serviteur de chef goret, pourtant le plus proche à vol d’oiseau… Mais, bon, je revendique le droit d’être aussi caractériel que les autres !
En plus, on a répété des vraies combinaisons à l’échauffement. Bon, pour les gazelles, je m’avance peut-être, mais de toute manière, eux, on s’en fiche ! En tout cas, devant, Rénat nous a appris une de ces touches vraiment savantes !!! Et qu’on a compris ! Wouaaahhh ! Les Cochons s’arment de stratégie. Qui l’eût cru ?
Faut avouer qu’on était plus frais quand même que l’année dernière sur le même stade. Il y a presque un an, il y avait eu la soirée Black and White la veille et certains, sans désigner Doudou, étaient arrivés à plus de 5 grammes. Forcément, ça faisait une légère différence de tonicité.
Dans le vestiaire du jeune arbitre, Dracul et Captain fulminaient ! Celui-ci, peu au fait des mœurs des us et coutumes des clubs du samedi, exigeaient absolument un deuxième homme sur le banc. « C’est la règle ! Sortez un dirigeant du terrain ! ». Comme j’étais du coup le deuxième dirigeant tout désigné, je rappliquais en short et furibard de me voir retirer mon heure de gloire ! « Dracul, Francky, sortez. Laissez faire le diplomate. » J’attendrissais le jeune referee : « Comprenez, je reprends juste pour une pige le maillot que me confie mon fils spirituel, mon héritier, mon Chouchou Toto ! Vous ne pouvez pas lui faire ça à mon chérubin. Tenez, en échange de votre indulgence, un boudin, un jambon, un saucisson et un pot de saindoux. ». Résultat, je pouvais ressortir en short, la tête haute et le jarret à l’air. « Comment t’as fait pour le convaincre ? se pressaient de me demander mes chers gorets. – Ben, j’suis pas président pour rien. Pourquoi croyez-vous que Marco m’ait passé le flambeau ? Pour mon charisme et mon à-propos ? Tout ce que n’a pas encore Doudou qui complote pourtant depuis des années… Tenez le vous pour dit. Il faut de la carrure, misérables marcassins ! ».

Air ball
Forcément, ébranlés par de telles certitudes, les gorets commencèrent le match avec un entrain remarquable. Il le fallait car l’adversaire était solide devant à défaut d’être très imaginatif derrière. Une opposition qui laissait peu de place à l’à peu près.
Donc, pour une fois, les VC s’appliquaient à réciter un rugby propre et de bon goût.
Dès la 10ème minute, une belle action traversait tout le terrain. La balle volait de main en main. Chaque porteur redressait bien sa course pour donner l’offrande au réceptionneur. Jusqu’à ce que Vinz possède la balle à 5 m de l’en-but… Pourtant, il avait déjà touché la balle à deux reprises sur cette action et joué avec à-propos. Mais, là, air ball !!!
Ce n’était que partie remise. Touche à quinze mètres. Premier sauteur sur Thom. Un maul qui prend bien le temps pour avancer. Vinz qui s’échappe petit côté à 2 m de la ligne. Ouf ! La passe était inutile…
Tout allait bien. D’autant que Quentinou se claquait la cuisse sur une magnifique feinte de placage. 25 mois d’arrêt seulement. Le matin, il se réjouissait de retrouver son 13 fétiche après le 20 infamant du 28 septembre. Las, il ne savait pas que les 2 « coachs » avaient poignardé sa poupée la veille lors d’une fête vaudou au Roiduc… La prochaine fois, poupée numéro 9…
Toujours aussi propres, les gorets monopolisaient la balle. A la 28ème, l’action arrivait à 10 m de l’en-but et… soleil sur Jean Mi. Zanca éructait « Méchant ! Méchant ! Méchant ! ». Votre serviteur essayait pourtant de défendre le criminel : « Monsieur l’arbitre, pour un talonneur, c’est un honneur de recevoir un tel traitement. Les cervicales plantées dans le gazon, c’est une marque de respect vis-à-vis de notre noble fonction ! ». Las. Jaune. Et touche à 5 m. Sur lequel un beau maul envoyait Nico au paradis (aucune allusion à un éventuel futur goret…). 0 - 10. Puis, 0 - 13 sur une nouvelle incartade brûlante.
Thib, le recalé du samedi précédent, rentrait alors… et se blessait 4 min après. Chez les Cochons, on appelle désormais cette figure de style une « Jéjé Hospi à Stratford ». Mais, c’est injuste. Il a joué le double de temps, notre Thib !

Idylle
La troupe était pleine d’orgueil à la mi-temps ! Il ne restait plus qu’un essai pour le bonus. Et, lassés de courir, les Argenteuillais seraient bientôt mûrs.
Seulement, il ne faut jamais présager d’un scufiste, de plus grabataire. La constance n’est pas son pain quotidien. Trop prévisible pour des esprits aussi brillants !
Aidée par les lancers à nouveau habituels de votre rédacteur, la conquête se fit plus aléatoire. Juju n’avait plus de ballons qui avançaient.
Et, bien sûr, retour de nos fautes antédiluviennes dans les rucks.
Du coup, les adversaires s’installaient dans notre moitié de terrain. Pas le feu au lac quand même grâce aux faucheuses Ben, Zanca, Nico et Thom. Mais, plus de belles chevauchées à se mettre sous la dent porcine.
Les adversaires marquaient quand même trois points sur une pénalité… qui passait à côté…  Mais c’était amplement mérité.
L’éclaircie ne perça qu’à la 70ème à la suite d’une magnifique action qui envoya l’homme du match en terre promise suite à une course folle de 1m30. Enfin, magnifique, c’est ce qu’on m’a dit. J’étais pourtant attentif, sur le bord de touche. Mais je n’avais d’yeux que pour Rénat. Qui m’avait remplacé au talonnage. Vite, vite, déceler toutes ses erreurs afin de justifier le retour au Panthéon de Chouchou Toto dès samedi prochain.
Soulagement à la 72ème quand il s’offrit le Corbier ! Rénat pilier à vie !!!
Evidemment, fiers de ce brouillon de deuxième mi-temps, le vestiaire était ivre de bonheur. Françou Derôme déroulait ses 13 m d’élasto avec le sourire du miraculé et même Statler Xavon esquissait un rictus moins désapprobateur.
C’est au milieu de cette liesse que je surpris une touchante conversation. Manu, 52 ans aux fraises, susurrait à Steph Grincheux Dedenis : « Mon Steph, on boit un coup mardi soir ? J’connais un petit bar sympa dans le Marais. On s’fait ça à 20h mon Stephounet ? »
On savait Manu en instance de divorce. On croyait qu’elle s’appelait Alba. Maintenant, on sait d’où lui vient sa deuxième jeunesse.
Comme quoi Steph a des talents très, très bien dissimulés…

Jean Mi, chroniqueur homophile et rénatophobe
 Argenteuil des prés...
 L'oeil avisé de coach Oliv Dracule.
 Ben Juéry bloque...
 Tata Zanca ne marquera pas...
 Du style... mais c'est loupé ce coup-ci...
 Un Chambaz... oui mais pas un escroc, celui-ci....
 Jujuzanca !
 A l'aile, la vie est belle... en première mi-temps...
 Le mouvement perpétuel !
 2 matchs... et toujours sur pieds...
 Ben Juéry plaque et... Quentin regarde... Comme d'hab...
 Air Nico !!!
 Notre Gérard Philippe aux jambes lestes...
 Belle passe de Juju...
 Derôme va encore phagocyter la balle...
 Et une nomination pour le Corbier...
 Thom en finesse... comme d'hab....
 Vilain placage cathédrale sur Jean Mi. Tata Zanca assiste l'arbitre...
 Prise de balle avant le 2ème essai sur maul.
 Passe made in Quentin...
 Moi aussi je peux jouer à Gregonator !
 Forcément sublime !
 Si, si, elle est droite, cette fois...
 Dracul, le papa de Chouchou Toto et les 2 estropiés du jour, Quentinou et Thib.
 Le changement de la honte à la 89ème...
 Magnifique !
 En plus, on est bon esprit !
 Défriefing du Captain. Personne n'écoute...
 La satisfaction du travail bien fait...
 Dij, lui, fait les étirements à la fin...
 L'amour est dans le pré...
 Schwartz's défriefing...
 Ben Juéry, MVP !!!
Rénat, le jeune goret impatient....

dimanche 29 septembre 2013

CR n°1 : Scuf Vieux Cochons - MBDA Sport

Saison 2013-2014
1ère journée de poule de la 2ème division des Clubs du Samedi
S.C.U.F. Vieux Cochons – MBDA Sport
Samedi 28 septembre 2013 à 14h à Max Rousié

Score : 117 – 0. Historique pour les Cochons. Et encore, selon mon décompte scientifique, il manque 1 essai non transformé… Seulement, quand l’arbitre m’a demandé si j’étais d’accord sur le total et si je déposais une réclamation, je lui ai précisé : « Non, aucun problème. Au contraire, cela va me permettre, par principe, d’éliminer l’essai de Quentin… Et, ainsi, Juju golden left foot n’aura manqué qu’une seule transfo… Il aura un peu moins honte. ». Du coup, à part les 16 transfos de Juju, les scoreurs : 1 pour Thom Poletti, 1 pour Yann, 1 pour Nico Valenzuela, 1 pour Manu pour ses 52 ans ( !!), 1 pour mon Chouchou Toto (le plus beau évidemment), 2 pour Steph grincheux Dedenis, 3 pour Matt Champion, 3 pour François Derôme après 5 ans de disparition et 4 pour Maître Flo Gallaire ; et donc, 1 moins 1 pour Quentinou De Tarlé (ça lui apprendra l’humilité et, surtout, lui coupera un certain temps le sifflet..). Enfin, moins 1 pour Vinz (à comprendre plus tard…).
Cadre : pour la rentrée des classes, on ne pouvait que commencer sur notre pré synthétique adulé ! Même si chacun compte en moyenne 29 saisons au SCUF et qu’ils ont connu l’ancien cloaque de Pouchet, nous chérissons ce terrain qui favorise la tonicité de nos arthroses.
Participants : ce sont presque toujours les mêmes ! D’ailleurs, alors qu’une équipe 3 jeunes voit le jour cette année, la meute porcine préserve ardemment son autosuffisance pleine de morgue. Nous sommes un club sélect et très fermé. On doit montrer mèche blanche et des décennies de mauvaise foi scufiste pour y entrer ! D’ailleurs, nous avons poussé la 3 jeunes au niveau inférieur. Avec impossibilité pour elle de monter, vu que nous sommes au niveau supérieur. Voilà une saine hiérarchie ! Les vieux toujours devant !
Bon, nous n’avons coopté que 5 petits nouveaux gorets pour la saison. Thom Poletti parce que, avec son frère Roch, ça fera deux places pour le droit d’asile des corses. François Derôme, parce que après 5 années de jachère et 32 opérations du genou, il nous permet de remplir nos obligations légales de handicapés. Rénat, parce qu’en tant que vice-président en instance de putsch, il fallait nous garantir pour l’avenir. Ian Connoly, parce qu’un débit de boisson irlandais peut toujours servir. Enfin, Clém Chambaz, parce qu’il faut toujours un escroc qui nous sert de souffre-douleur.
Bien sûr, comme d’habitude quand on joue à Rousié, il y avait trop de prétendants. 6 ont été recalés. Antoine Chambaz, Thib D’Azémar, Laurent Olivé, Antonin Landolfi, Vania et… Jean Mi. Un crève cœur pour le prés-magasinier-sélectionneur-soigneur-rédacteur-nounou. Sauf pour le dernier cité…
Quand on pense que manquaient pour des raisons diverses Thomas Schwartz, Max Hospital, Jérôme Hospital, Pascalou Augé, Lawrence, Ben Fisse, Dij, Ronan, Gérôme Sonois (déjà blessé...) et Ian… Quant au président rouquin, Rénat a soudoyé son neurochirurgien pour prolonger régulièrement son indisponibilité…
Spectateurs : 3 recalés ont quand même eu le cœur de nous rejoindre. Antoine Chambaz, notre docteur en mathématiques qui a toujours du mal à compter les joueurs en touche, Thib D’Az et Antonin. Comme quoi ils n’ont aucune fierté ! Lolo Crochet est passé nous donner des nouvelles de son genou en capilotade. Papa Guignard, notre mascotte de Rousié. Et, surtout, Xavon. Notre 10 bien aimé. Notre poète guerrier. Qu’on ne s’inquiète pas ! Il est, comme d’hab, en pleine forme. Un des plus « sportifs » de la meute. Qui s’est préparé consciencieusement tout l’été. Pour se défouler… à tous les entraînements du jeudi. Seulement, après 5 à 6 ans de services émérites chez les Cochons, il s’est aperçu qu’on jouait comme des brêles…
Alors, pour juger sur pièces, il est venu constater son ultra lucidité ! Pas assez d’engagement, trop de coups de pied, des coachs incompétents (on le revendique pourtant depuis longtemps…), trop de gestion minable… Du coup, je lui trouvé un nouveau rôle. La mouche du coche ou plutôt l’un des deux vieux du Muppet’s Show, Statler ou Waldorf.
Va pour Xavon Statler. Dieu qu’on l’aime lui ! Sa licence l’attend bien au chaud contre nos cœurs porcins.
Capitaine : les VC sont une sinistre dictature ! Malgré ses velléités de passation, Francky Honoré reste le nôtre ! Il n’y a que lui pour croire encore qu’il nous influence…
Corbier d’Or : 4 nominations ce jour. Juju pour sa passe chistera lobée qui permit à Zanca de recevoir ballon et tampon en simultané. Arnaud Corbier, pour son éternelle glu sur les mains pour un 2 contre 1 totalement évident sur nos 22. Steph grincheux Dedenis, parce qu’un seconde ligne maladroit qui marque deux fois rend du coup notre prestation particulièrement minable…. Mais, le lauréat fut, haut la main, nounours Vinz ! À la 25ème, après une magnifique action, il rentre dans l’en-but sans opposition. Dans son style habituel, pour parader, il tourne les bras tel un sémaphore épileptique… et échappe la balle lamentablement ! 
Homme du match : on aurait pu distinguer Nico notre porteno parigo suractif, la doublette taiseuse Ben et Poletti au centre, la troisième ligne Durand, Manu, Yann de 146 ans d’âge cumulé, les raffuts défigurants de Gregonator, les 5 premières lignes indestructibles, les arabesques illisibles de Quentin, les cannes de Flo, Matt et Raph, etc… Mais, ce jour, mettons au pinacle la charnière Schwartzazanca ! Une magnifique gestion du jeu. Des lancements superbes. Ils ont grandement influé sur notre belle prestation offensive. En plus, ça contrariera particulièrement notre cher Xavon Statler…

Numéro 20
Bien sûr, avec un rendez vous à 12h30, la moitié des gorets n’étaient pas là à 13h15…
Ils étaient pourtant plein d’allégresse nos Cochons. Encore une nouvelle saison ! Manu fêtait même ses 52 ans. Ce qui n’empêcha pas notre cher chef d’entreprise d’une grosse PME d’oublier son maillot aux vestiaires et de laisser ses chaussures sur le terrain… Avec Arnaud Corbier et Steph Gros Con Durand, ce sont nos toujours juvéniles derniers participants du titre de champion des grandes écoles de 1985…
Première historique, votre incompétent rédacteur avait décidé, dans un sursaut éthylique, d’envoyer la compo la veille au soir par mail. Pas pour des raisons techniques. Non, ça jamais ! La stratégie technico-tactique m’est, par essence, inaccessible. Je la laisse à ma précieuse âme damnée, Oliv Dracule Bejannin…
Je n’ai envoyé cette composition que pour le plaisir de faire savoir à Quentin qu’il porterait le 20… Lui, l’élancé technicien de la palabre, relégué sur le banc par une paire de centres rase-bitume et taiseux… Y a quand même quelques avantages à tenter de manager cette troupe de grabataires pathologiques.

Curiosités
Bon, un match pareil, c’est fastidieux à narrer. Voire à regarder… J’ai surpris, en deuxième mi-temps, Captain Francky, Tonio Chambaz, Thib et Lolo Crochet philosopher gaiement en tournant le dos au terrain…
«- Eh, les gorets, y a quand même vos potes sur le terrain ! Vous pourriez les regarder ! Par égard pour eux !
-  Tu parles, c’est toujours pareil ! Ça finit bientôt ? »
Pourtant, il y avait quelques motifs de curiosité.
Le début de match avait été accroché. L’opposition était, certes, assez faible en attaque, mais se défendit vaillamment pendant au moins 60 minutes.
Chacun avait aussi parié sur la minute de blessure au genou de François Derôme. 4ème, 15ème, 22ème ? Les avis divergeaient mais personne n’osait s’aventurer au-delà des citrons… Pourtant, le suspense dura jusqu’à la 81ème.
Une sensation étrange parcourut également l’assistance pendant toute la partie. Quelque chose clochait. Mais on n’arrivait pas à définir quoi… La consternation était toujours de mise vers 17h au Roiduc, quand Doudou, notre précieux pilier convivial, s’écria avec une perspicacité étonnante (de sa part) « J’crois qu’on n’a pas fait plus de 3 ou 4 en-avants en 80 minutes ! ». Sacre Dieu ! C’était ça !!! Vraiment un match historique…
Enfin, au rayon des bizarreries, nous avons rarement vu un match où Tata Zanca n’y allait pas de son petit essai. Alors, pensez, pas un cette fois sur 18 réalisations !!! On sait déjà qu’il a arrêté de travailler, de fumer, de boire, de… Mais de là à ce qu’il apprenne l’altruisme…
Comme quoi, imperceptiblement, les choses changent chez les immémoriaux gorets…

Valeurs
Heureusement, les mousses du Roiduc ont remis petit à petit les choses à leur place habituelle.
On parlait à nouveau d’une glorieuse bouillie de match samedi prochain. Remportée honteusement 3 à 0.
Quelqu’un évoquait l’avantageux exil de Steph Durand pour quelques années en Afrique… Renseignement pris, ce n’était qu’un doux fantasme collectif.
Enfin, pour permettre à son beauf breton de jouer la prochaine rencontre, Quentin proposa d’emmener ses 8 neveux au judo. Qu’est ce qu’il ne ferait pas pour éviter le numéro 20…

Jean Mi, Rénat’s pig


P.S. (Pig’s Secret) : premier match de la saison… et mon véhicule a parcouru plus de 10 m au retour cette fois…
 Captain for ever !
 Xavon Statler, papa Guignard et Oliv Dracule
 Un bouquet garni dans la vaseline...
Rénat Iznogoud et... Steph Gros Con Durand malheureusement...
 Tout simplement beau !
 5 ans après !!! Le retour de l'Arlésienne...
 Gullivers cochons au pays des 2 golgots...
 Avec le périph pour horizon...
 Il lance bien mon Chouchou ! Je lui ai tout appris...
 Non, non, il n'est pas encore out... Xavon Statler tente de le décourager...
 Un argentin volant.
 Cherchez l'intrus... La bise mon Thib.
 La preuve qu'ils ne regardaient plus...
 Une parfaite association d'incompétence et de mauvaise foi. Les Montaigne et La Boétie des Cochons.
 Un gamin de 52 ans.
 Steph Dedenis... Vous comprenez maintenant le qualificatif "grincheux" ?
 Demi homme du match.
 Eh oui Quentin ça fait mal... Mais, ça réjouit ton concurrent Ben... et tous les autres...
52 ans contre 34. Mais une même capacité à s'attribuer le Corbier d'Or.
Manu peut être fier de son rejeton Vinz !

lundi 20 mai 2013

Les Vieux Cochons à Stratford - 17, 18 et 19 mai 2013


Et plein d'autres jolies images en couleur ici : https://www.dropbox.com/sh/39g0jwrwh2hm8wq/C8GaZt-AbB

Compte-rendu Old Legends of Stratford – Vieux Cochons du SCUF
Samedi 18 mai 2013 13h30 GMT
Pearcecroft - Stratford upon Avon

Histoire : pour toutes les générations de scufistes, Stratford et son légendaire terrain de Pearcecroft, c’est notre deuxième maison, notre madeleine blanche et noire ! C’était donc dans la logique du cœur qu’un jour les Vieux Cochons se rendent sur ce lieu de pèlerinage. Après de nombreuses tournées internationales héroïques et exotiques, nos chers anciens se devaient de revenir enfin sur les lieux de leur lointaine jeunesse. Et d’initier les quelques Stratford’s Virgins !... Et, croyez-nous, ils ont été abondamment déflorés… Les VC lancèrent donc une grande première : une équipe de gorets en ouverture de l’éternelle Rose Cup ! Contre les Old Legends avec de nombreux visages croisés dans les joutes d’antan pour s’attribuer le légendaire Graal.
Score : 10-12 ! Quelle déculottée pour nos amis rosbeefs !
Lieu : Pearcecroft ! L’intemporel ! Le lieu magique qui ne change jamais ! Certains, comme votre serviteur, l’ont découvert à 20ans, c'est-à-dire il y a… bref… très longtemps. Pourtant, en 2013, rien n’a bougé d’une écharde !! La même tribune en bois, les mêmes vestiaires bas et exigus, le même couloir étroit où les corps se collent et tremblent, la même pelouse irrégulière et, surtout, le même club-house perché tout là-haut dans le fantasme ultime de tout scufiste !
Temps : de mémoire noire et blanche, il ne pleut jamais à Pearcecroft ! Donc, pas mal de nuages, mais suffisamment de lumière pour que Xavon attrape des coups de soleil !
Participants : malheureusement, tous les gorets n’étaient pas à Pearcecroft ! Surtout nos 3 derniers Cochons préhistoriques, Manu, Corbier et Gros Con Durand. Toutefois, on apprécia la présence exceptionnelle de notre ancien président Jérôme « the snake » Bejannin monté tout exprès de Nice et de Titi Serrouya, notre escroc de tournée préféré. Puis, il y avait aussi Xav Amon, notre guerrier poète, qui après 3 mois de tergiversations, avait subitement senti « l’air du large lui chanter sirène ».
Points : le plus paradoxal est que Maître Flo a inscrit 2 essais et 10 points… mais que, pour une seule transfo, c’est Juju qui est l’homme décisif ! Quoique les moyens employés par Tavaritch Flo pour obtenir les 2 ballons d’essai… à voir plus loin…
Homme du match : impossible d’en désigner un ! Vue la pression exercée par les Old Legends et leur referee, il ne fallait aucun maillon faible dans la horde porcine ! Ce jour, la solidarité ne resta pas un terme politiquement vestiaire ! Elle se réalisa !!! Mention spéciale toutefois à nos jeunes gorets spécialement incorporés pour l’occasion : Hugo remonta de nombreux ballons, Jean Charles s’adapta en deux minutes aux antiques règles de la mêlée et Germain, Jean Ba et Flo Palomares mirent toute leur énergie dans la bataille.
Corbier d’Or : attribué à l’unanimité générale à Jéjé Hospital. Après 23 minutes de jeu durant toute la saison, il s’était préparé tout spécialement pour enflammer ce pré de légende où trois autres Hospitaux avaient également brillé. Il effectua donc une rentrée tonitruante après les citrons non sans avoir ardemment motivé la foule porcine avant le match. En tant que précédent talonneur, je lui avais glissé : « - Attention Jéjé, c’est des entrées en mêlée à l’ancienne mode ! C’est à celui qui rentre le premier comme un tambour ! - T’inquiète, Jean Mi, j’suis à fond ! ». Résultat, 1ère mêlée pour nous au bout de trente secondes. On perd la gonfle… Regroupement suivant. Jéjé, égal à lui-même, fait chier le monde sur le côté… Puis titube… « Ai mal à la caboche… J’dois sortir… » 1min 38s de terrain ! Et, le coup de pied de l’âne asséné par son pote de toujours, Thomy Schwartz : « C’est dur de récupérer le Corbier sur le dernier match de sa carrière… ». Seule consolation pour notre Jéjé. Pour compenser ses 280€ de cotise, ses 180 de billet, ses 20 de textile et ses 230 au Dirty Duck, Laurent The War lui offrit une sublime cravate bleue et noire d’éducateur ! Qui permet également d’effectuer des extras lucratifs dans le contrôle des rames de la RATP…

Mise au vert
Forcément, avec 254 déplacements cumulés à Stratford, les Vieux Cochons avaient préparé au mieux leur partie !
Déjà, fini le temps des guets-apens du vendredi, qui vous laissent à 7 a.m. neurasthénique au milieu d’un parc ! Là, toute la troupe était « au vert » dans le même B & B, avec extinction des feux à 3h30 à la fermeture du Chicago Rock ! Du moins, à part pour Titi Serrouya qui avait obtenu la clémence présidentielle…
Résultat, le samedi à 13h, tous les gorets étaient droits sur leurs jarrets, même Quentin !... Comme quoi, il faut croire à la résilience, même pour les cas les plus désespérés !
Bien sûr, nous étions préparés à l’arbitrage local traditionnel. C'est-à-dire, pour reprendre les propos de leur président lors du banquet « dans l’esprit du jeu »… Donc, pas la peine de s’agacer pour rien. On devait prendre cette donnée en compte et jouer quelques soient ses décisions. Et pourtant, faire taire un vieux cochon…
En tout cas, comme l’heure était à l’international, les gorets changèrent leurs attitudes domestiques dès le coup d’envoi. Pour une fois, entame tonique et 10 min de domination dans leur 40. Malheureusement, ça ne marque pas et une pénalité concédée pour une faute « dans l’esprit du jeu » nous renvoie chez nous.
Là, nous subissons durant un quart d’heure la belle organisation des british sur les rucks ! Ça devient rugueux ! Malgré tout, ces 15 min conditionnèrent la suite. Les Legends avaient du mal à aller vers le large. Nous défiaient sans cesse par des retours intérieurs ! L’épreuve de force traditionnelle chez eux ! Il ne fallait pas céder !
Mais, valeureux et solidaires, les Cochons montaient sans répit en défense. Reformaient la ligne. S’encourageaient.
Et les rosbeefs s’épuisaient. A taper sur un mur.

Béria Gallaire
Ainsi, les vaillants gorets profitèrent de l’aveuglement tenace de nos hôtes. A quelques minutes de la fin de la mi-temps, sûrs de leur force, ils refusaient de taper leur 28ème pénalité. Pour une fois, ils tentèrent l’extérieur. Erreur fatale !
Hugo Mestre cueillit le ballon à terre dans nos 22. Sprinta jusqu’à leurs 22 sans opposition. Tout le monde comprenait qu’il allait crocheter le dernier défenseur aux abois pour parachever sa course folle…
Or, là, mystérieusement, il tenta une périlleuse passe de 10 mètres pour Flo Gallaire. Qui s’empara du trésor pour se couvrir de gloire !
Après enquête interne, j’appris les raisons de ce choix incompréhensible… Dans le B&B, au breakfast, et après lecture de la compo, Flo coinça Hugo : « Tu vois, mon puceau, ici, t’es chez les gorets séniles. Normalement, t’as pas ta place. Mais, là, on a besoin de monde. Donc acte. Seulement, on répartit les tâches ! Toi tu cours. Et, moi, je suis toujours là exter ! Exter ! Pour finir ! T’as bien pigé ? Toi, t’as pas le droit de finir ! T’es pas admis à la gloire porcine !!! Parce que si jamais tu oses briller… j’ai mon procureur du Soviet Suprême au coaching ! Le terrible tavaritch Dracule ! Une seule initiative… et tu pourris 30 ans sur le banc pour activités subversives anti-porcines ! T’as bien compris ? La passe exter… Ou bien… ».

Total contrôle
Du coup, le ballon ne fut pas aplati au milieu et Juju dût déployer tout son art du kick pour transformer.
2 à 0, le match était plié !
D’ailleurs, on ne nota en deuxième mi-temps que 3 malheureux essais.
2 essais des Legends qui ne se concrétisaient jamais après moins de 14 pénalités successives dans nos 22…
Nous gérions avec maestria !
La preuve. Dès leur premier essai, nous convertîmes notre seule pénalité de la mi-temps. Jeu rapide de Roch sur nos 40. On décale Hugo qui déborde, s’envole vers l’enbut… mais ne voyant pas Flo… s’écroule à 5m. Ruck. Enchaînement sur l’autre aile. Celle de… Flo. Qui pointe au paradis grâce à une merveilleuse passe à 3 rebonds de Quentin.
Juju en rata exprès la transformation. Sachant depuis longtemps que celle du dernier essai british passerait à 58cm à gauche de nos perches.
Gestion. Quand je vous dis gestion…
De toute manière, avec un triangle d’attaque Juju, Xavon, Quentin, la science du rugby ne pouvait être que nôtre… Ils nous l’ont tellement raconté !...

Pink Cup ?
Bon, je vous raconte ça mais, moi, c’est ce qu’on m’a raconté… A vrai dire, en 2ème mi-temps, j’avais passé 10 minutes dans le local médical entre les mains de leur « physiotherapist assistant » à me faire réparer la pommette. Pour vous expliquer, le nôtre c’est JP Le Balc’h. JP vous voyez ? Et, bien, la leur, c’est tout le contraire !... Elle s’appelle Lindsay, a 24 ans et, elle, elle s’y connait en physio. Et puis, elle, elle a tout ce qu’il faut partout au bon endroit…
Comme quoi, il ne faut jamais mépriser ses ennemis… Ils peuvent avoir des bons côtés…
Et puis, surtout, un ennemi blessé est toujours prêt à se relever. Et, ivres de détresse, lors du banquet, les Old Legends se sont jurés de nous faire la peau l’année prochaine à Paris…
Peut-être, l’amorce d’une bataille annuelle juste avant chaque Rose Cup ? La Pink Cup ?...
Bon, voyons d’abord en 2014 si les english tiendront parole. Mais soyons prudents. La Rose Cup a 107 ans… Et, depuis les triomphes de Bouvines 1214 et de Pearcecroft 2013, nous savons que l’anglois est laid, putride, sournois… mais persévérant.
Il ne s’avoue rarement vaincu… même par une harde de porcins magnifiques et stupides.

Jean Mi, pig affabulateur.