jeudi 12 janvier 2012

CR n°10 A.S. Aéroport Paris Roissy - Scuf Vieux Cochons


ADP – SCUF

7 janvier 2012


Score : 22 - 23

Température : c’est pas demain qu’on verra la neige

Pelouse : haute et grasse

Participants : 21 sur le parking, 23 dans les vestiaires puis 22 au final.
Spectateurs : Pépé Fred venu presque en voisin, Max Hospital, sa corne de brume et un enfant et le clan Zanca qui voulait vérifier que leur fils, frère, gendre, cousin jouait vraiment au rugby le samedi après-midi.
Capitaine : Franck Honoré
Essais : Toinard (1), Thomas Schwartz (2)
Transformations : Julien Schwartz (1), 
Pénalités : Julien Schwartz (2)
Homme du match : Edouard pour avoir été là pour faire le 22e et parce qu’il est venu avec une caisse de bière des Flandres dont le nom est « La Rince Cochons » qui mériterait de devenir notre bière officielle.
Corbier d’Or : Marc Barritault pour son retour qui se permet de se recoiffer en avançant balle en main qu’il finira par vomir…quand on a une main dans les cheveux et une autre qui tient la gonfle, forcément on ne peut pas raffûter donc on se fait plaquer et on perd la balle.

Ki ka vu Manu ?
Cette anecdote nous a été racontée par l’un de nos envoyé spécial en première ligne dont nous tairons ici le nom afin d’éviter des représailles. Nous ne sommes pas nombreux à le savoir mais Manu Enriquez était présent à ce match. Oui, oh il n’est pas resté très longtemps, c’est bien pour cette raison que nous ne sommes pas nombreux à l’avoir entraperçu.
Pour résumer, sur le parking, nous sommes 21. Même Jean-Michel ne s’est pas complètement perdu cette fois. Quant à Monsieur Vuvuzuela, il a abdiqué quelques heures avant le coup d’envoi. Sans doute avait-il un avion à prendre. Tout le monde se change dans la joie et l’allégresse, chacun faisant admirer qui sa prise de poids, qui ses nouvelles chaussures, qui sa dernière conquête, qui sa licence toute neuve…etc…bref, ça palabre gentiment et ça sort en direction du terrain que l’on peut qualifier de vague. C’est à ce moment-là que Marco prend conscience que sur la feuille de match, nous ne sommes que 21. Edouard qui passait par là avec des bières et un sac de sport se change pour faire le 22e quand Manu entre dans le vestiaire. A cet instant, Marco se demande s’il n’a pas raté un truc dans son inventaire des forces en présence. Manu confirme qu’il a bien envoyé un email, Marco lui assure que non et vas-y que je te sors le Blackberry, l’Iphone et que je vérifie tout cela. Au final, Marco indique à Manu que malheureusement, on est au complet et que par conséquent, il lui faut reprendre son jet privé pour retourner à Neuilly. Et Manu de repartir le sac de sport entre les jambes…à priori furieux car nous n’avons pas d’images de sa présence sur le banc de touche pour nous supporter.

Ki ka entendu les annonces ?
Pour ceux qui n’étaient pas là et pour bien comprendre l’ambiance, le terrain d’ADP est niché entre un hangar au milieu de nulle part et une piste d’atterrissage. C’est ainsi que pendant tout le match, nous avons été survolés à très très basse altitude par un nombre incroyable d’avions avec en vrac Air France, Easy Jet, Swiss Air, Air Libéria (à éviter), Air Force One, Air Sarko One, un coucou, deux hirondelles et trois goélands. Du coup, je vous laisse imaginer avec un tel vacarme et un vent contraire comment il est simple de se faire entendre en touche, en sortie de mêlée voire même pour les changements éructés par Marco mais que personne n’entendait. Enfin, si, il y a un point positif, on n’a pas entendu le discours du capitaine. Air China ayant décidé de remettre les gaz au moment où Franck s’apprêtait à parler pour nous donner les consignes.
C’est toute la différence entre ce match de janvier 2012 et celui d’avril 2010. Nous étions venus ici pour un match de coupe (gagné 17 à 15 à la dernière seconde) juste avant de nous envoler pour l’Argentine. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu’à l’époque, c’est dans un silence assourdissant que nous avions joué. Pas d’avions ? Non aucun, la faute à un volcan au nom imprononçable : Eyjafjallajokull dont l’éruption avait paralysé toute le trafic aérien Européen pour finalement s’apaiser afin de laisser partir une trentaine de cochons vers Buenos-Aires.

Ki ka gagné ?
Bon, c’est nous mais d’un petit point et comme le soulignait un bagagiste sur le banc de touche « Le SCUF, ils n’ont pas gagné, c’est nous qui avons perdu ». C’est pas faux. Sur l’ensemble du match, nous avons été menés 75 minutes et il aura fallu toute l’énergie des vieux en fin de match pour envoyer Thomas derrière la ligne pour rattraper notre retard et compter sur le pied de Julien qui malgré le vent à décorner les boeufs a mis des points importants à des moments clés. Pour résumer, ce n’est pas leur ligne de 3/4 qui nous a posé problème, ce n’est pas non plus leur âge (ils doivent atteindre à peu près la même moyenne que nous)…tout s’est joué devant où globalement nous ne faisions pas le poids dans tous les sens du terme. Y’avait du bestiau en face ! Quand vous les attelez et que vous leur tapez sur le cul, ils savent avancer en ligne droite jusqu’au carré d’herbe verte et grasse qu’on leur a promis. N’allez pas imaginer que nous ne savons pas le faire mais avec 3 premières lignes et deux 3e lignes qui dépassent le quintal, c’est un peu plus facile. Du coup à 12 – 3 pour eux après 20 minutes de jeu, on ne faisait pas les malins. Julien hurla qu’il n’était pas venu là pour se prendre une branlée et dans les minutes qui suivirent tout commença à rentrer dans l’ordre et on a grignoté petit à petit notre retard et profité de leurs fautes pour remonter le terrain avec quelques bons gros coups de pieds. Seuls les coups de pieds qu’un certain joueur doté de chaussures neuves met dans le derrière de ses adversaires, ne sont pas comptabilisés en gagne terrain. Là encore, les témoignages sont nombreux et les images flagrantes mais je me drape dans ma carte de presse pour ne pas avoir à dévoiler mes sources sauf si Edouard remet une tournée de « Rince Cochon »…après 7 ou 8 bouteilles et quelques grammes dans les veines, je veux bien consentir à donner des noms mais seulement si on bat l’ACBB en coupe samedi prochain !

PS : méfiance, un second Corbier rôde. Le Corbier de l’Inélégance. Nous avons une image à défendre et la direction du Corbier d’Or ne tolérera plus les écarts vestimentaires de certains. Après Thomas Schwartz coupable de s’être présenté à un match dans une tenue digne d’un supporter vautré dans son canapé devant un match de Fédérale 1 diffusé par Eurosport, c’est Laurent Crochet qui s’est déplacé samedi dans un magnifique survêtement bleu. Ce genre de comportement n’est plus acceptable. Est également dans le viseur du tribunal Stéphane Dedenis pour des slips colorés et fleuris définitivement trop moches…Pépé Fred est dans les starting-blocks pour réaliser ce Corbier de l’Inélégance…méfiez-vous parce qu’il faudra le porter toute la semaine au bureau.

Philippe Toinard



3 futurs points pour 'Magic Foot' Juju !




Le soigneur d'ADP intervient pour toutes sortes de pathologies...

La nouvelle bière officielle des V.C. fournie par notre précieux Edouard !
Voici la nouvelle caisse... à eau des V.C. !
Un premier Corbier d'Or pour Marc Barittault, le roi du brushing sous casque...

CR n°9 Scuf Vieux Cochons - Centrale Paris Anciens Rugby Club


SCUF Vieux Cochons – Centrale Paris Anciens Rugby Club
Samedi 10 décembre 2011 14h au stade Max Roussié

Score : 21 – 16
Pelouse : après le terrain vague mais historique de La Cipale, nous retrouvions notre chère moquette ; et on l’aime notre champ synthétique ! C’est comme pour nos femmes : malgré nos souvenirs de jeunesse et nos réticences premières, on finit par bander plus facilement à la vue de deux prothèses artificielles fièrement dressées…
Température : y pleut pas, y a pas de soleil, y a pas de vent, y fait pas chaud, y fait pas froid !
Participants : pour tout vous avouer, je reprends la chronique que notre cher Phil Toinard s’était engagé à écrire : seulement, il ne nous avait pas dit pour quand… Et, il ne faut jamais croire un journaliste quand il vous jure qu’il va rendre sa copie avant le bouclage… surtout quand il n’y a pas de date de bouclage… Bref, je m’excuse d’avance pour ceux que j’oublierai. Qu’ils n’y voient pas d’inimitié, sauf pour JB Fresquet évidemment… En plus, mes souvenirs sont encombrés par la seconde apparition sous le maillot fuchsia d’el Grande Kaiser Yoyo Busson ! Sa magnificence rouquine nous revenait remontée par le souvenir de son match hideux et lamentable du Chesnay : il comptait bien rendre celui-ci aussi sublime qu’un combat de tranchées sur le Chemin des Dames ! Pour le combler, el pequeno presidente Marco profita de son habilitation 1ère ligne pour lui décerner le numéro 1 : ça le mettait au cœur de la bataille… et nous évitait une vingtaine de pénalités pour hors-jeu…
En dehors de sa Sublimissime Grandeur, on notait le grand retour du Frustre Barbu Bigouden à qui Fred avait enfin livré une cuisse en bois, en plus du manuel pour engendrer des filles : néanmoins, peut-être devrions-nous aussi nous cotiser pour lui offrir une vasectomie afin d’arrêter les expériences génétiques de mélange Lavoir-De Tarlé… Réapparaissait également le cher Lawrence après la soudure définitive de ses 33 vertèbres !
Sinon, notre poutre Tonio Chambaz révisait ses probabilités avant sa soutenance de Superthèse du mardi et Flo Gallaire s’achetait une perruque blanche pour fêter son inscription au Barreau.
Cependant, l’absence la plus notable était celle de notre cher Captain Frank : certes ses troupes n’avaient pas été très vaillantes et disciplinées le samedi d’avant contre le PUC, mais de là à prévenir Marco dès le lundi qu’il serait malade dans cinq jours…
Spectateurs : de mémoire, l’indispensable Dracul, Quentin, notre quota d’handicapé, papa Guignard et, surtout, des dizaines de scufistes en herbe qui jouaient après nous ; spéciale dédicace d’aileurs au jeune Nathan qui, avant de disputer le premier match de sa vie, regarda de trop près un débordement de Titi, le reçut sur le râble et… partit aux urgences avec une belle entorse quelque part sur la jambe !
Capitaine : suite l’agonie prophétique de Frank, Zanca prit le relais à sa manière, c'est-à-dire dans une totale improvisation créatrice.
Score : les 2 premiers essais pour Titi et le dernier pour Roch Poletti ; les 3 transformations furent réussies… soit par Juju, soit par Zanc… soit par un mélange des deux… c’est un peu trop loin pour ma mémoire grabataire…
Homme du match : Vince De Tarlé ! Non seulement il ne connait que la destruction dans l’axe, le travail de bas-œuvre et la dévastation de l’adversaire ; mais, en plus, il se désintéresse tellement des fioritures tactiques qu’il ne s’est toujours pas aperçu que les cochons ne jouaient pas en short et bas bleus comme lui ! Force, vaillance et inélégance ! Il fut tout simplement magnifique !
Corbier d’Or : Juju Schwartz… parce que, d’abord, c’est jamais de sa faute… et, parce que, au moment où il fallait vraiment souffler grâce à son pied magique, il envoya un missile souffreteux d’à peine dix mètres atterrissant directement dans les bras du talonneur adverse qui passait par là ! Ce n’est pas parce que la frange porcine l’a presque réduit au silence et au placage qu’il doit se venger dans le jeu !

Voies d’eau
J’ai été un peu réducteur tout à l’heure dans ma liste des présents ; lors de la précédente bataille au PUC, il y avait bien eu, à part Frank et Vania, vingt gorets largement absents des débats… Or, en ce beau samedi automnal, se dressait un concurrent direct qui, comme nous, ne comptait qu’une seule défaite. En plus, fort de nos confrontations précédentes, nous savions que c’était une équipe habile et joueuse. Il faut dire que, chez les Anciens de Centrale, les plus vieux n’ont quitté l’école que depuis quatre ou cinq ans ; alors que, chez les cochons, certains passaient leur bac à la fin des années 70…
Ainsi, pour une fois, les roses et noirs commencèrent la partie avec engagement et détermination. Les collisions étaient brutales et la pression défensive de bon aloi. En plus, nous retrouvions, en touche, notre indispensable Thomas qui nous fit tant défaut sept jours auparavant.
Seulement, nos adversaires jouaient vite et bien. Très bien même. Et trop vite ! Ils enchaînaient les rucks à toute allure et, pendant vingt minutes, se retrouvaient sans cesse en surnombre offensif ! Le navire porcin prenait l’eau de partout mais les cochons écopaient avec vaillance. Pourtant, après chaque sauvetage miraculeux, notre jeu au pied redonnait des ballons aux corsaires de Centrale qui nous mettaient à nouveau au supplice.
Ainsi, après 20 minutes, les gorets, les jarrets lourds, accusaient deux essais que nos adversaires avaient magnifiquement amenés.
C’est alors que Pascalou rentra…

Figure de proue
Et oui, Pascal Augé rentra au centre à la 22ème… et le sort du match bascula… parce qu’il choisit d’utiliser au mieux sa grande spécialité : le cadrage-déblaiement ! Ce qui redonna des neurones au reste des cochons : « ne leur rendons plus la balle et, puisque les Centraliens ont le mollet alerte, coupons-leur les tendons en les obligeant à se fixer dans l’axe !  Puisque nos flancs sont fragiles, concentrons nos forces à la proue pour attaquer frontalement leur vaisseau leste mais un peu frêle ! Et, en sculpture de proue, remplaçons cette garce de sirène par un inesthétique mais gaillard Augé ! »
Cette stratégie redonna du souffle à la troupe porcine ! Les Centraliens n’avaient plus le ballon et la meute fonçait avec délectation front baissé et droit devant. La transformation était tellement miraculeuse que nous marquâmes un essai aussi improbable que magnifique. L’action avança sur plus de 65 m avec une bonne dizaine de regroupements ! Les spectateurs attendirent vainement la faute de goût, la cagade, l’en-avant final… Et bien non ! L’action ne s’arrêta que lorsque Titi plongea dans l’en-but ! Le sublime rouquin demanda d’ailleurs, à plusieurs reprises, s’il était bien avec des scufistes et s’il n’avait pas été victime d’un ko ayant gravement endommagé ses capacités de perception…

Gaillards d’avant
7 à 13 à la mi-temps. La partie s’était équilibrée mais nos adversaires n’avaient pas encore hissé le drapeau blanc.
La horde rose reprit donc son pilonnage dans l’axe et fut récompensée par un nouvel essai de Titi : comment ? Je n’en ai aucun souvenir, mais je sais par contre que l’on repassait devant d’un point et que c’est tout ce qui nous intéresse, nous, les seigneurs de la première ligne !
Bien sûr, comme d’hab, rassérénés par cette avance confortable, les porcins commencèrent à gérer et… encaissèrent une nouvelle pénalité. 14 – 16
Il fallait que les gros reprennent les choses en main. « On met le cervelet de côté et on pousse directement dans le mur comme des bêtes de somme. »
71ème. Mise en application de la devise. Mêlée à 10 m de leur ligne mais introduction à l’adverse. Ils talonnent mais les huit cochons poussent comme des bœufs au moment où leur troisième ligne centre veut se saisir de la balle. Cagade. Thomas fond sur lui. Le ballon roule abandonné… sauf pour Roch Poletti qui s’en empare et aplatit après 1m34 d’une percée héroïque ! Premier essai pour Roch depuis 7 ans… et 21 – 16.
Encore quelques minutes de défense héroïque et les pirates roses pouvaient s’embrasser sur le groin, fiers d’avoir remportés un match enlevé face à de magnifiques adversaires.
Il parait que les réjouissances furent également héroïques au Roiduc surtout que nous eûmes le plaisir de nous acharner sur Juju, notre souffre-douleur préféré ! Mais, cela non plus je ne m’en rappelle pas. Amnésie houblonnesque…

Jean-Mi, rédacteur d’avant mais pas très gaillard.






The Number One ! 



 Les Forces de l'Axe !
 Bise à Nathan, jeune scufiste 'victime' de Titi !
 Le prix de l'élégance pour Thomas !
 Impecc de haut en bas !
 Notre souffre-douleur préféré se plaint de nos brimades au Big Chef qui n'en pense pas moins...
Et une tournée pour l'essai décisif de Roch après 7 ans de disette !

dimanche 11 décembre 2011

Corbier d'Or pour Juju Schwartz !


S'il y en a bien un qui le mérite à vie...
Nobody is perfect except... him !

mercredi 7 décembre 2011

Le Corbier pour Vania !


CR n°8 P.U.C. - S.C.U.F. Vieux Cochons


 
Votre rédacteur avec 2 juvéniles pucistes... qui ont l'âge de mon fils...
Vania honoré !
Encore une balle perdue en touche...
Non, ce n'est pas ESPN Classic...

PUC – SCUF Vieux Cochons
Samedi 3 décembre 2011 15h à la Cipale de Paris

Score : 32 – 5
Pelouse : pour les vieux scufistes qui ont connu Pouchet avant la moquette, disons qu’elle a également subi 82 ans de soins de la part des fameux jardiniers de la Ville de Paris… donc quelques brins d’herbe folle, beaucoup de sable, un relief aléatoire où les flaques de boue perdurent 8 mois sur 12 ; il faut également noter le souci d’harmonie avec la décrépitude des tribunes et de la piste…
Température : c’est enfin l’automne ! Pour ceux qui l’auraient oublié, notre cher rugby fut inventé par les sujets de Sa Majesté Victoria ; on officia donc sous une pluie fine et par un noroit mordant qui rappelait les joutes crépusculaires d’Outre Manche. Un temps à ne pas mettre un ailier sur le pré, surtout, si, comme les nôtres, ils sont dépourvus de toute protection capillaire.
 Participants : c’est la Bérézina ! La preuve, Presidente Marco fut obligé d’enfiler le maillot fuchsia ! Ou comment se retrouver à peine 22 quand il y a 123 gorets sur la mailing list… Faut-il y voir un lien avec la soirée ‘Black and White’ de la veille ? Même pas ! Zanca, Amon ou encore Augé y ont été aperçu en string léopard mais étaient bien présents, physiquement parlant, à la Cipale, aux alentours de 15h… Non, l’élément perturbateur, c’était le Saturday Blue and Yellow ! Le samedi Ikéa !!! Georges Bacalao Pereira y cherchait vainement 28 mètres cube de parpaings, Marc Barritault s’y auto flagellait pour se lamenter de ses 17 min 23 de rugby dans la saison, les De Tarlé brothers y dévalisaient les charnières pour rafistoler la cheville de Quentin, Thomas Schwartz tentait d’y perdre enfin au moins une de ses marmailles, Yann le pileux y commandait une jacuzzi à varechs pour sa cuisse en bois, Toto Bouteilly avait convié sa maîtresse à la cafèt du magasin de Garonor, Arnaud Corbier y exhibait fièrement son collier de cochons perché sur une chasse d’eau brevetée par sa société, Flo Gallaire plaidait devant les caisses la cause du meuble open source et Marc Schor, après sa participation tri-annuelle du samedi précédent, y accompagnait une délégation de sénateurs fascinés par la variété des alèzes. Quant à JB Fresquet, il profitait de l’affluence pour y solder ses croûtes de St Nectaire et réunir enfin peut-être les 220€ de sa cotise… Bref, la troupe porcine était au complet sur la feuille de match mais accusait une moyenne d’âge élevée ; surtout que les présents avaient dû subir les protestations de leurs chères et tendres, rendues hystériques par la perte d’une telle opportunité jaune et bleue ; au moins ne s’étaient-ils pas épuisés dans les affres de la fornication…
Spectateurs : une médaille pour les courageux ! Dracul, Edouard et Ronan étaient sur la piste veillant à ne pas chuter dans les nids de poule ! Même les mini Dufaure avaient déclaré forfaits…
Capitaine : après le match, celui inscrit sur la feuille de match, un certain F.H., me supplia ne pas révéler le véritable patronyme du général de cette troupe en pleine débâcle. Donc acte… Même la glace de salle de bains où il répète ses discours ne le reconnait plus…
Score : pour une fois, la rubrique la plus succincte ! 1 essai de Matt ‘Forrest Gump’ Champion. Et, c’est tout… Si, si ! Un carton jaune pour simulation d’uppercut à Pascalou Augé… Et un autre pour celui qu’un profiler a défini comme un poète guerrier… Facile à reconnaître…
Homme du match : F.H. le capitaine inconnu… et abandonné. Les gorets, la queue entre les jambes, peuvent lui construire un Arc de Triomphe ! Il est resté vaillant, constant et agressif tout au long de la partie. La seule petite flamme porcine à rester allumée pendant 80 minutes.
Corbier d’Or : Vania à l’unanimité des vieux groins ! 63ème minute : notre svelte pilier croato-breton revient à ses jeunes années où il brûlait la ligne de touche ; il assure le 3ème rideau et récupère un coup de pied devant 2 rapides pucistes qui fondent sur lui ; c’est là que la nostalgie le submerge ! Il démarre sur les chapeaux de roue et, pour imiter son idole, Campese, effectue un magnifique pas de l’oie ; d’aucuns diront qu’il s’agissait plutôt du pas du dindon farci : de mauvaises langues ! Car le Vania mystifie les gazelles pucistes, passe entre les deux, ébahis ! Plus que 55 m à courir seul jusqu’à la ligne du bonheur ! Mais, là, sa lucidité revient : il éclate en sanglots devant la difficulté de la tâche et jette le ballon à ses pieds pour obtenir une mêlée salvatrice…

8 mois
Le problème avec les clubs universitaires, c’est que, même si nous sommes aussi stupides que les autres, nos années sur les bancs de la fac nous ont au moins permis de travailler la mémoire. Surtout que, concernant le PUC et le SCUF, comme nous sommes des Sans Terrain Fixe depuis plus d’un siècle, on a continué à l’exercer en apprenant toutes les adresses des terrains vague… ment gazonnés de la Ville de Paris.
Et, si les Vieux Cochons commencent à avoir la mémoire qui vacillent, les Pucistes possèdent encore des neurones bien vaillants : le plus vieux d’entre eux naissait en 1976, année où une majorité de gorets approfondissait déjà l’étude de l’onanisme…
Or, nos meilleurs ennemis violets n’avaient nullement oublié le 19 mars 2011 ! Lors de ce quart de finale, déjà joué à La Cipale, les vétérans porcins avaient retourné une situation compromise et remonté un score de 0-12 à la mi-temps. Mais, en plus de leur déception légitime, ils n’avaient pas trop apprécié le compte-rendu de votre serviteur, qui, coquin et espiègle comme tous les papis, s’était gaussé de leur jeunesse aveugle et relaté le match à l’aune du lièvre et de la tortue, voire du corbeau et du vieux renard.
Les jeunes pousses pucistes rongeaient donc leur frein depuis presque 8 mois.
Et, comme me le soufflait mon copain d’école Jeannot La Fontaine, si les vieux sont sages mais souvent méprisants, les jeunes sont souvent impétueux mais apprennent très vite…

41 min 34 d’échauffement
Habitués aux joutes de l’été indien, la troupe porcine renâcla quelque peu à sortir de ses pénates en ce samedi maussade. Ils rajoutèrent allègrement 75% aux 30 minutes de retard institutionnelles.
Ainsi, entre les directs Vincennes et l’omnibus de Pouchet, la horde traversa la piste glorieuse de Louison Bobet et Rafaele Geminiani aux alentours de 14h56. Le temps de taper la bise, de mentir sur sa folle nuit de fornication, il restait 1 min 34 pour faire semblant de lever les cuisses et répéter 3 touches et demi.
Et encore, Titi arriva 6 min après pour se changer sur le banc de touche avec Pascal Augé fraîchement rescapé de son incarcération nocturne au Black and White…
La préparation des cochons était donc digne d’eux, à priori optimale.
Le problème était que les violets juvéniles n’eurent pas la courtoisie de respecter les règles élémentaires de sécurité : 25 min de touche-touche pour nous permettre de mettre nos arthroses à température.
Pire, ils nous rentrèrent dedans avec agressivité, organisation et, surtout, vitesse !
Déjà qu’on était horrifié à l’idée de nous salir, voilà qu’ils ne connaissaient même pas la règle du toucher 2 doigts.
En plus, après réflexion, je pense qu’ils ont triché ! Vue leur impressionnante organisation en touche, j’ai l’intime conviction… qu’ils s’entrainent ! Bouh, les vilains ! Les pleutres ! Les sournois !
Nous, honnêtes gorets, avons respecté les lois de la Morale ! En l’absence de Thomas, nous n’avions plus aucune coordination ! Plus un seul ballon pour contenir nos adversaires estudiantins !
Résultat, 3 essais de retard à la pause ! Un de plus que le 19 mars dernier !

Honneur
Après les citrons, le goret pérorait encore ! L’échauffement est enfin terminé et les pré pubères vont s’écrouler comme il y 8 mois !
Il est vrai que les roses de devant, enfin réconciliés avec la boue, bataillaient un peu plus et que ceux du grand champ grognaient à nouveau. Ce qui permit enfin de construire quelques actions. Derrière une mêlée, GC Durand négocia bien le coup petit côté pour le néo-rédacteur Matt Champion.
Ça y est ! On refait le coup, pensa le cochon. Le coup de la remontée héroïque !
Eh bien non ! On ne les y reprendra pas deux fois !
Les jeunes pucistes restèrent solidaires et, surtout, notre fiasco total en touche ne nous permit jamais d’obtenir les moyens de notre révolte ! Pire, nous encaissâmes un quatrième et dernier essai !
Heureusement, dans la débâcle, le cochon sauve toujours son honneur. Quand il ne peut hurler sa victoire sur le pré, il conserve éternellement sa mauvaise foi pour le vestiaire ou la pinte :
Durand : « Putain, les mecs, samedi prochain, on arrive à l’heure et on s’échauffe sérieusement ! » (pour les nuls en histoire, Durand, c’est seulement 25 ans de VC…)
Manu Enriquez : « C’est de la faute de l’arbitre ! Il les sifflait jamais ! »
Phil Toinard : « C’est pas juste ! C’est un club de 3ème div ! »
Jean-Mi : « J’ai quand même réussi un lancer ! D’accord, c’était sur un pilier et dans la zone des cinq, mais, quand même ! »
Matt Champion : « Putain quel pied ! Je marque alors que Titi reste bredouille ! »
Zanca : « Je m’suis même pas fusionner avec Amon cette fois ! »
Augé : « C’était nul l’After Black and White ! En plus, y avait que des pinks et des purples ! Il assure vraiment pas le comité des fêtes ! J’vais me plaindre à Kaiser Yoyo ! »
D’ailleurs, en parlant du l…. ionel… Des sources bien informées l’annoncent samedi prochain en fuchsia, avec un groin et une queue tire-bouchonnée… Comme quoi, on est pas prêt de perdre notre honneur…

Jean-Mi, le rédacteur qui publie toujours avant le dernier numéro en retard du Scufmag.

lundi 5 décembre 2011

Le vrai Vania !

Méfiez-vous !
Il existe des faux Vania d'origine croato-bretonne !
Le seul, le vrai, l'unique, est Togolais !
Et, celui-ci ne laisse rien passer...
Voici un exemplaire d'une grossière copie des Balkans...

CR n°7 SCUF Vieux Cochons - Anthony by Matt 'Forrest Gump' Champion


SCUF – Antony Sports
26 novembre 2011
Score : 46 - 22
Température : douce comme un entre-jambe de femme.
Pelouse : égale à elle-même.
Participants : au complet comme d'hab.
Spectateurs : Ronan, Dracul, les p'tits Dufaure, Titi de la Tribune.
Capitaine : Frank Honoré.
Points :
Essais : Titi (4), Zanca (1), De Tarlé 1er (1), Schwartz 1er (1).
Transformations : Schwartz 1er (1), Zanca (4)
Pénalités : Zanca (1)
Homme du match : Titi
Corbier d’Or : Corbier pour les 3 raisons suivantes : blague pourrie dans les vestiaires à propos d'Antony, passe à l'adversaire qui marque un essai, plaquage raté le long de la ligne.


Souviens toi l'été dernier
Oui enfin, c'était l'automne, et c'était il y a 2 ans, mais il n'empêche qu'on l'avait toujours en travers de la gorge. Souvenez vous, match à Antony par un bel après midi alors qu'une organisation chaotique avait emporté bon nombre des vieux cochons vers des contrées moins rudes qu'un champ de bataille rugbystique. Les joueurs arrivent au compte goutte. Le présidentissime Marco a laissé sa place et son cigare à Jean-Mi qui arrive avec les maillots à l'heure du coup d'envoi. Marc Barritault qui signe son grand retour est le dernier à arriver après une rando à vélo à travers l'ile de France. Il fait chaud, nous sommes 16, ils bénéficient de renforts de leur réserve, nous sommes cuits au bout de 20 minutes et nous prenons une branlée.


Le présent
Et bien cette fois-ci, nous jouons chez nous et ce sont nos adversaires qui arrivent en retard et en effectif réduit (16), à croire qu'Antony est vraiment une ville lointaine.
Et donc pour une fois, nous eûmes le temps de bien nous échauffer avant le match en commençant par un « toucher » qui mit à l'honneur notre adresse: entre les fautes de mains, les en-avants et autres cagades, on se dit qu'il vaudrait peut-être mieux ne pas s'échauffer du tout !
Tout cela sous l'oeil avisé de Dracul dont le verbe fleuri n'est pas sans énerver quelque jeune rebelle n'ayant aucun respect pour ses ainés ni pour les côtes de ses adversaires.
A noter la présence exceptionnelle et appréciée pour sa pige annuelle de notre poutre sénatoriale à qui l'on doit parait-il la formule « charger au pas de sénateur ».


Le match
Le match commence donc avec une demi-heure de retard. Le début est plutôt à l'avantage d'Antony qui profite de nos erreurs dans les regroupements mais assez vite après une incursion des gros dans leurs 22, Zanca hérite du ballon et aplatit dans l'en-but adverse. Nos adversaires encore frais reviennent au score puis passent devant en marquant un essai après un contre dans notre en-but.
Nous ne nous démobilisons pas et repassons à l'attaque ce qui nous permet de marquer 2 autres essais avant la pause par Titi et le Tarlé qu'il nous reste.
La deuxième mi-temps tourne également à notre avantage puisque nous franchirons la ligne adverse quatre fois, dont trois fois par Titi qui a écoeuré nos adversaires, et une fois par Thomas Schwartz après une belle action de toute la troisième ligne, contre deux fois pour nos adversaires, ce qui vaudra le Corbier d'or à notre Jeannie Longo favorite qui eu beau jeu de protester contre ce trophée injustement acquis suite à un soit disant hors jeu de l'adversaire.


C'est vraiment trop injuste
Mais ce n'est pas le plus injuste. Non ! La plus grande injustice de ce match, c'est son clivage
gauche-droite qui n'est pas sans rappeler une certaine bataille pour la présidence non pas des Vieux Cochons qui n'aspirent pas à se libérer du diktat de kayser Marco, ni du SCUF qui n'aspire pas à se libérer du joug de sa sainteté Yoyo 1er, mais de la bataille pour la présidence de la République Française à laquelle pourrait participer un certain Florent G. me murmure-t-on à l'oreille, dont le programme reposerait sur une règle comptable simple : seuls les essais marqués lors des phases finales comptent pour le classement des meilleurs marqueurs ! Avec de tels candidats, nous pouvons dormir tranquille, l'Europe sera sauvée en 2012!
Mais je m'égare quelque peu, quoique tout cela soit quand même connecté avec notre propos. En effet, ce clivage gauche-droite dont je m'insurge avec virulence, c'est la famine de ballons attaqués sur l'aile droite en regard de l'orgie de ballons attaqués sur l'aile gauche. Cette orgie permet injustement à Titi d'inscrire son second « Titi trick » en deux matchs ce qui n'est pas étonnant quand on connait son talent mais qui peut sembler particulièrement injuste quand on se bat tous les samedis avec abnégation sur l'aile droite pour figurer sur le podium dans l'ombre des « géants » aux jambes véloces et au crâne tondu. D'aucuns, peut être inspirés par quelque film d'espionnage, avaient pourtant échafaudé un plan anti-Titi. En pure perte. Comme quoi rien, pas même ces viles tentatives de déstabilisation dignes du KGB et de la CIA, n'arrêtera Titi dans sa quête chaque saison renouvelée du titre de meilleur marqueur d'essais ! Pour notre plus grande réussite.
Enfin, l'essentiel n'est pas là, mais bien dans le plaisir de se retrouver le samedi sur le pré et de lutter ensemble pour le meilleur mais parfois aussi pour le pire. Et ça, ce sont peut être certains de nos adversaires qui le trouvent trop injuste!


Mat « Caliméro » Champion.

jeudi 1 décembre 2011

Un Corbier pour Corbier !

Malgré sa mauvaise foi, il l'a vraiment largement mérité !

mercredi 23 novembre 2011

SCUF Vieux Cochons - Orsay De bien belles images !

 L'un a 50 balais et des cheveux. Les 2 autres ont à peine 30 ans et....
 Xav est confiant ! Il sent que c'est son jour...
 Steph Dedenis et Matt 'Forrest Gump' Champion devisent sereinement avec Fifty Sponsor Manu. Ils remettront le short dans 2 semaines.
 L'équarisseur Titi peut sortir au bout de 30 minutes : il vient de marquer les 4 premiers essais synonymes de bonus offensif !!!
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 Les gros se replacent pour le énième remise en jeu après le énième essai.
 Les Benjamins de Lawrence s'échauffent et seront encadrés par les VC à leur entrée sur le pré.
 Flo Gallaire, sur le chemin du Barreau...
 Nico se démène... comme d'habitude...
 Corbier remet le trophée éponyme.

Un double Corbier d'Or historique pour la doublette ZancAmon !!!

remember November

COMPTE-RENDU N°5
SCUF – ORSAY
5 Novembre 2011

Score : 67 - 15
Température : remember November
Pelouse : en garde partagée un samedi sur deux
Participants : vu le nombre de licenciés cette année, c’est à celui qui dégaine le plus vite devant son ordinateur pour répondre R1, R2, R14 et faire ainsi partie des 22 premiers. Sinon, y’a l’idée du tirage au sort parmi les réponses positives mais on pourrait se retrouver avec 22 gros ou 22 gazelles et les matchs ne seraient pas tout à fait les mêmes.
Spectateurs : ceux qui n’ont pas dégainé assez vite devant leurs ordinateurs et une poignée de touristes du tampon médical.
Capitaine : Franky Honoré…quelqu’un a une meilleure idée ? A l’unanimité Franck Honoré est élu à vie.
Points : beaucoup trop pour un littéraire dont les maths se passaient à l’oral à son époque.
Essais : Titit (4), Zanca (3), Xavier Amon (1), Manu Enriquez (1), Arnaud Corbier (1) et Crochet (1).
Transformations : Julien Schwartz (4), Zanca (2)
Homme du match : Avec un tel score digne de la grande époque de l’URSS, on pourrait offrir ce titre sans intérêt à l’ensemble des joueurs mais ce sera finalement les remplaçants qui ont du supporter Florent Gallaire qui n’est arrivé qu’à la mi-temps pour nous raconter le futur grand oral qui l’attend et les remplaçants, contraints et forcés de l’écouter.
Corbier d’Or : C’est historique, pour la première fois la vieille garde des VC l’a attribué à deux joueurs impliqués dans une seule et même action : Xav Amon et Zanca. Explications à suivre ci-dessous.



Orsay, notre meilleur ennemi
Pour une fois, l’équipe d’Orsay était priée de venir à Paris. Depuis un certain nombre d’années, que ce soit en coupe ou en championnat, c’est toujours aux Parigots de prendre la direction de cette ville nichée dans une vallée. Ville qui n’est pas connue pour la qualité de son rugby mais pour son très faible taux de chômage , l’un des plus bas de France. Et ça n’est pas une blague ! Les voici contraints et forcés de quitter leur paradis du plein emploi pour venir côtoyer la misère sociale du 17e Nord, ses barres HLM, son périph, son Roi du Café décrépi. Ce devait être pour eux un véritable parcours du combattant car ils ne furent que 16 à se pointer…ça change de nos précédentes confrontations où l’équipe présentée était en général largement renforcée. En ce samedi 5 novembre, l’équipe 3 d’Orsay se pointe avec le minimum syndical, juste de quoi être acceptée par l’arbitre.
Le résultat, il faut remonter en 1977, année où Marie Myriam a gagné l’Eurovision, pour retrouver un tel score sur une feuille de match, c’était un match de gala des Vieux Cochons contre une équipe composée pour moitié de nains de jardin et pour l’autre moitié d’éclopés de la Grande Guerre.
Il faut tout de même tirer un coup de chapeau à cette équipe d’Orsay affaiblie qui n’a rien lâché pendant 80 minutes et qui s’est même payé le luxe de nous en mettre 3 dans la musette alors que notre ligne d’en-but était restée vierge depuis le début de la saison.

La petite suée de la première action
Orsay, on connaît, c’est une équipe piège…renforcée ou diminuée, elle a sa fierté et va vite nous le prouver après quelques minutes de jeu. Le temps aux retardataires de se dire bonjour sur la pelouse et hop…les voici dans le coin de notre en-but. Et celui qui à ce moment ne s’est pas dit l’espace de 23 secondes que l’après-midi n’allait pas être simple ne peut être qu’un prétentieux du bulbe.
Il s’avère que la suite fut beaucoup plus simple avec Titit en bout de ligne qui rappelle à Gallaire qu’il serait temps de s’y filer un peu sous peine de voir son nom disparaître des tableaux des bilans de fin d’année. Et 4 pour Titi ! Et 3 pour Zanca qui s’est vu promettre par Gallaire que s’il en plantait plus que Titi sur l’ensemble de l’année, il recevrait une mèche de cheveu à se faire implanter dans la nuque façon Chris Wadle.

Le retour de pépé
On le sait dans Vieux Cochons, il y a vieux…Manu, Corbier, Durand, Jean-Mi…etc. En fait, la question se pose de savoir à partir de quel âge, on est véritablement vieux. Après 40 années de licence ? à 45 ans passés ? Les critères ne sont pas vraiment établis. Mais il en est un que l’on peut véritablement considérer désormais comme un vieux, c’est Fred. Sur le papier, il n’est pas plus vieux que certains. Non, il est juste…grand-père depuis quelques mois. Et là, ça vous fout un coup de vieux. Pensez donc, Marco, qui n’est pourtant pas tout jeune, est seulement papa depuis quelques mois et Fred, grand-père…va comprendre Charles.
Bref, pépé Fred faisait son grand retour. Retenu depuis le début de la saison dans le fond de son établi pour honorer des commandes de couteaux pour la ville de Thiers, il faisait son retour contre Orsay prêt à jouer 3 minutes, 40 ou 80 et à n’importe quel poste. Frais comme un gardon, il nous a prouvé que l’on peut être grand-père et tenir une forme de jeunot. Bon évidemment, pour ne pas casser le moral des mecs qu’il plaquait, on a évité de leur dire qu’il était grand-père mais gageons que si on leur avait dit la vérité, ils seraient sortis sur forfait moral.

L’histoire du Zancamon ?
Dans nos manuels d’histoire, nous étions obligés de nous fader l’histoire de Toutankhamon, fils d’Akhenaton et de Néfertiti. De récentes études ADN ont prouvé que ce n’était finalement pas Néfertiti mais peu importe. Ce qui est certain, c’est que l’histoire a souligné que les relations et les accouplements à cette époque n’étaient pas garants de l’ordre moral. Bref. Ce que l’on sait maintenant,c’est que dans les manuels d’histoire, il faudra désormais ajouter l’histoire de Zancamon, un monstre éphémère à deux têtes chauves, 4 bras et 4 jambes qui peuvent pendant 80 minutes se côtoyer sur un terrain, se parler, se passer la balle…bref, vivre l’un à côté de l’autre. Mais comme tous les monstres, il y a parfois un bug. Pour une raison que tout le monde ignore, il se peut que l’espace de quelques secondes, ils ne fassent plus qu’un et se mettent dans la minute qui suive à se vilipender comme s’ils étaient adversaires.
Nous sommes sur les 40 mètres d’Orsay, les gros progressent. Dans mon dos, je sens le souffle d’une partie du Zancamon. Avant qu’il ne crache du feu ou tout autre produit dangereux, il faut vite lui donner ce qu’il attend à savoir le ballon. Il s’en saisit pour le donner à sa moitié qui part en diagonale vers la droite du terrain aussitôt suivi par son double. Le long de la ligne de touche, Zanca l’interpelle, tente de lui faire comprendre qu’il faut croiser pour libérer l’espace. Mais Amon ne comprend pas le langage de Zanca qui ne s’exprime que par borborygmes et là, c’est le drame. Alors que le champ est libre, qu’un énième essai semble tout tracé, Zanca et Amon se tamponnent, ne font plus qu’un, entament une danse qui leur est propre, laissent filer le ballon en touche. Ca ne dure que quelques secondes, le Zancamon se forme sous nos yeux. C’est extrêmement rare dans une vie de rugbyman. Et puis en un quart de seconde, il se désolidarise, reprend une forme et un langage humains. Et là, sous nos yeux ébahis, ils s’engueulent comme deux vulgaires lavandières. On les croirait adversaires, on se demande même s’il ne faut pas les séparer pour que tout rentre dans l’ordre. En reprenant leurs places, ils continuent à maugréer…ils viennent de comprendre qu’il y avait de grandes chances qu’ils soient Corbier d’Or…ce sera effectivement le cas. Les Vieux Cochons viennent d’enfanter un monstre à deux têtes et des photos prises devant le Roi du Café circulent sur le net pour le prouver.
Méfiance, il y a peut-être d’autres monstres qui peuvent éclore dans cette équipe comme un Draculenriquez, un Guignardurand, ou un Barbhonoré. On le verra au prochain match.