mercredi 6 juin 2012

CR 20 et Finale de la Coupe du Président SCUF Vieux Cochons - Bouygues


 Un staff et un banc pléthoriques !
 Les 10 bonnes minutes des gorets...
 Fin de 2ème mi-temps : le moment fatal...
 On essaie pourtant en 2ème mi-temps...
 Une belle touche... gâchée quelques secondes après sur le maul...
 L'énergie du désespoir !
 Lawrence est "euphorique" avec Maître Gallaire...
 Marco perdu dans ses doutes...
 La "petite" coupe pour Captain Yann.
 L'acte de rédemption de Marco avec Lawrence devant le Connolly's ! Magnifique !

S.C.U.F. Vieux Cochons – AS Minorange Bouygues
Finale de la Coupe du Président
Samedi 2 juin 2012 à 15h à Viry Châtillon

Score : 12-20
Points : 1 essai de Titi Suire, 1 essai de Zanca et 1 transformation du même Zanca
Pelouse : odieusement bosselée avec une pelouse très haute ! Quand on pense que les scufistes sont maintenant habitués aux conditions parfaites de Max Rousié, on ne pouvait y voir que l’œuvre du Complot qui a payé deux semaines de congé au jardinier de Viry…
Temps : pas aussi chaud que samedi dernier, mais à peine 2°C de moins…
Spectateurs : c’est la finale ! La confrérie cochonne s’était mobilisée même si certains avaient été exclus du groupe de joueurs par le final cut présidentiel. Dans la tribune antédiluvienne de Viry, on put compter sur les encouragements d’Arnaud Corbier, de Fred Laplaze, de Dij, de Georges, d'Antoine Chambaz, de Laurent Olive, de Maître Gallaire, de Thib Dazemar et les emportements d’Olivier ‘Dracul’ Bejannin. Comme souvent, était aussi présente la délicieuse Caroline qui a le double mérite de supporter au quotidien notre cher grognon Steph Dedenis et d’être la seule lectrice féminine de nos chroniques improbables… Côté « dirigeants », c’était aussi la foule ! Outre Marco et votre serviteur, il y avait notre capitaine habituel, Franck ‘the speech’ Honoré dont tout le monde regrettait l’absence sur le pré. On avait aussi envoyé Lawrence au repas des présidents à 11h pour influer sur le cours des choses… Y avait tant de monde que votre chroniqueur  vit même débarquer ses deux propres enfants qui n’avaient plus supporté leur scufiste de père depuis 1998 ! Heureusement, JB Fresquet avait changé d’avis et décidé d’assister à une conférence sur le structuralisme cognitif au Collège de France en compagnie de JP Le Ba’ch…
Participants : comme nous avions décidé d’accorder la priorité aux jeunes gagnants de la demie, la moyenne d’âge tombait de 41,8 sur la saison à 38,1 lors de cette finale ! 1 Rénat, 2 Will Monin, 3 Phil Dufaure, 4 Vinz, 5 Romain Préteseille, 6 Nico Valuenzuela, 7 l’éternel Manu, 8 Yann Lavoir, 9 Roch Poletti, 10 Xav Amon, 11 Titi Suire ( qui avait enfin abandonné sa fille à l’Assistance Publique… ), 12 Quentin de Tarlé, 13 Hadrien Potier, 14 Flo Palomares, 15 Zanca, 16 Vania, 17 Doudou De Ros, 18 Steph Dedenis, 19 Lolo Crochet, 20 the Red Kayser himself, 21 Juju Schwartz et 22 Victor Lachize. Trois petites précisions concernant cette compo. Premièrement, Thomas Schwartz était présent… au spectacle de danse de sa fille. Or, comme me le soufflait Zanca en allant au stade, ce fidèle Thomas non seulement il est beau, athlétique, intelligent, guerrier et humble, mais, en plus, c’est un père parfait… Deuxièmement, le vendredi à 22h51, Vinz avait été sorti de l’équipe au profit de Vincent De Tarlé ! En vérité sous la pression unanime des joueurs jaloux de sa technique parfaite, de son corps d’Apollon et de son esprit brillant. Un nouveau Gourcuff en somme ! Seulement, voilà l’usurpateur était un De Tarlé… Moins discoureur que Quentin, certes, mais aussi imprévisible et incohérent que lui… Ainsi, le samedi, à 12h23, ce De Tarlé là s’aperçut qu’il était lesté de 3 bambins et qu’il n’avait aucune solution de garde pour eux… C’est ainsi que Vinz ressortit ses crampons au grand dam de Rénat qui avait mené la rébellion (« Ce Vinz, non seulement j’ai dû supporter son brio pendant des décennies sur le terrain, mais voilà que maintenant il me suit au Bureau Directeur du Scuf, histoire de montrer qu’il porte le blazer comme personne… »). Enfin, expliquons la présence du breton frustre, alias Yann, sur la feuille de match : forfait le mardi sous le fallacieux prétexte qu’il a 9 agrafes sur le crâne et un bambin prêt à éclore (quand on en déjà 3, on a pourtant plus besoin d’observer de près l’épisiotomie…) ; partant le jeudi sous la pression présidentielle ; à nouveau forfait le vendredi à 9h23 quand il m’envoie un honteux sms « Maman menhir a eu raison de papa dolmen » ; je transfère le sms infâmant à Marco qui me renvoie « Le breton n’a plus la force mentale d’antan… » ; je fais suivre à Papa Dolmen… et, à 15h14, ce vendredi, je reçois de l’armoricain : « Je préfère jouer que d’entendre de telles aberrations ! »…
Capitaine : Yann puisqu’il avait retrouvé la force mentale de ses jeunes années à Plougastel Daoulas…
Homme du match : hormis Lionel qui l’obtient d’office par flagornerie de bon aloi, quand l’ensemble de la troupe joue à l’envers, mieux vaut ne décerner ce titre à personne… A la rigueur, on aurait pu distinguer Xav, le poète guerrier, pour son sublime entêtement à justifier ses mauvais choix… Mais, ce serait cruel alors qu’il nous avait fait gagner la demie… En plus, il le prendrait mal… Donc, je préfère ne pas l’écrire.
Corbier d’Or : attribué après coup et par contumace à Lawrence Platt pour des faits glorieux que vous pourrez découvrir un peu plus bas…

Complot gagnant
Certaines âmes moqueuses s’étaient gaussées du Complot relaté la semaine dernière. « Après tout, vous avez gagné en demie, donc c’est foireux votre Complot. En plus, Marco, il est sympa, y peut pas être capable d’une telle ignominie ! »
Pourtant, les sabotages ont persisté la semaine précédant la finale !
Mardi 29 mai 2012 10h32. Je poste dans la partie « brouillons » de la boîte mail des Vieux Cochons ( la nouvelle, car la précédente avait été piratée, soi-disant, depuis Adbijan… ) un texte de convocation en gestation puisque nous n’avons pas encore les horaires du match. Trois personnes disposent des droits sur cette boîte : Marco, Lawrence et moi-même. Et, une heure plus tard, en sortant de ma classe, je suis assailli de mails sur mon portable ! Toute la cochonnaille a répondu… au message qui ne devait pas être encore envoyé ! Comme Lawrence était en salle d’opérations et moi devant mes élèves, je vous laisse juge du probable responsable de cette « maladresse » qui plongea la horde des V.C. dans la plus grande confusion…
Mardi 29 mai 2012 19h58. En récupérant sa fille à la sortie de son cours de danse, Thomas Schwartz observe une grande agitation parmi les petites ! « Papa, papa, le spectacle qui devait avoir lieu samedi à 21h est avancé à 15h ! Y parait que c’est un certain M.L. qui a réservé la salle le soir et que c’est sur demande express de Mr Delanoé ! Tu viens quand même Papa ? Papa, j’t’en prie ! ». Voilà comment on nous a privé de notre joueur parfait ainsi que de notre solution n°1 (donc la seule) en touche… A préciser que Marco a fréquenté le même lycée qu’Anne Hildalgo, la première adjointe de Delanoé… (les faits sont vérifiables sur ‘copainsdavant.com’)
Mercredi 30 mai 21h34. Marco envoie un mail à Lawrence pour lui demander d’assister au repas d’avant match des dirigeants à 11h à Viry. D’habitude, ce genre de cérémonie est réservé à JP Le Ba’ch car il a la science, la tempérance et la sobriété nécessaires pour influer sur le déroulement des évènements parmi de retords pardessus. Or, là à 21h32, Marco, qu’on ne connaissait pas aussi au fait du structuralisme cognitif, informe JP de la conférence du Collège de France sur son domaine de prédilection… Voilà, comment on se retrouve représenté par un valeureux scufiste mais peu préparé à l’épreuve du 51 version CIFR…
Vendredi 1er juin 2012 12h34. Sa Grandissime Seigneurie Busson annonce victorieusement que le SCUF a magnifiquement perdu à Fresnes en Challenge Pam Pam et que, donc, tout le club est tourné vers la finale du lendemain… et que les finances sont au vert puisqu’on a magnifiquement évité les forfaits lors de ces dernières semaines de transhumances printanières. Les gorets deviennent euphoriques ! D’après sa femme, Marco reste prostré toute la journée… jusqu’au moment il passe deux coups de fil qui le ramenent à une activité quasi hystérique…
Samedi 2 juin 2012 1h59. Deux athlètes peinent à sortir du Connolly’s Corner qui ferme. Il faut dire qu’un mystérieux interlocuteur les a prévenus l’après midi qu’ils auraient, à ses frais, open bar dans cet établissement de perdition. Ce fait m’a été révélé, par hasard, le lendemain, par la serveuse du dit pub alors que je noyais la défaite dans la Guinness avec Roch et Flo Palomares : « Vous êtes des Vieux Cochons ? Hier, il y avait 2 des vôtres qui m’ont parlé de votre finale. Un jeune homme svelte avec un accent croate et un certain Edouard qui vend du vin, je crois. Vous voyez qui c'est ? » Tu parles ! Vania et Doudou ! Nos deux impact players… qui ont pratiquement fait la sieste sur le banc à Viry !...
Samedi 2 juin 2012 13h21. L’arbitre du match quitte le repas des dirigeants à Viry. Passablement irrité : « Putain ! Ce dirigeant du SCUF m’a pris la tête depuis 11h ! Au début, ça allait, adorable, intelligent. Mais, après 10 pastis, c’est devenu pénible ! Le pauvre gars, y doit pas avoir l’habitude du 51 CIFR… Enfin, c’était pas une raison pour me coller ! S’il a cru m’influencer, c’est raté ! Au contraire !... »
Voilà comment l’infâme complot atteignit enfin l’objectif poursuivi depuis le 14 janvier : les V.C. du SCUF ne brandirait pas la Coupe du Président !

Honneur
Pourtant ils sont beaux nos chers cochons à Viry ! Leurs torses nus et gainés luisent à l’échauffement.
Hélas, le fameux arbitre refroidit leurs ardeurs dès les premières minutes. Ses décisions déclenchent l’incompréhension et, quand le cochon se sent injustement traité, ses neurones et ses jambes défaillent. Les VC déjouent à chaque offensive et les maçons de Bouygues en profitent pour s’affaler dans notre en-but.
Il faut attendre la pause fraîcheur pour que Rénat remette quelques idées en place. « On travaille dans l’axe profond avant d’envoyer derrière ! Et finies les passes hasardeuses au contact ! L’arbitre est quand même responsable de nos mauvais choix et de nos maladresses ! »
Effet immédiat !
Les porcelets vont effectuer les 10 minutes les plus pleines et camper dans le camp adverse. Pour finir par scorer par Titi qui termine plusieurs temps de jeu où chacun a respecté son rôle. Zanca y va même d’une transfo impossible ! Egalité. La nation porcine y croit !
Malheureusement, tout de suite après, les cochons retombent dans leurs travers. Pire même ! Alors que la défense avait au moins toujours fonctionné, à la 38ème, le 8 adverse part derrière une mêlée aux 25 mètres et arrive sous les poteaux malgré 3 touchers décidés des roses ! Le coup de grâce juste avant la mi-temps ! 7-14
La deuxième mi-temps n’est pas plus brillante pour les fuchsias. Certes, la horde résiste héroïquement au siège Bouygues lors des 15 premières minutes qui marquent quand même 3 nouveaux points. Mais, lorsque la pression s’inverse, les gorets multiplient les maladresses et offrent même une nouvelle pénalité lointaine que les adversaires convertissent à nouveau. 7-20
La mission devient quasi impossible. Il faut marquer 2 essais transformés. Et comme, en plus de nos erreurs, l’arbitre ne sanctionne jamais les hors-jeu de ligne adverses ni leurs débordements sur les rucks… les cochons de devant décident d’arbitrer eux-mêmes… la dernière mêlée. Rénat lance le premier round. Magnifique ! Glorieux ! Zoom avant dans la bataille, Romain livre un magnifique combat avec le 8 adverse.
L’arbitre tranche : rouge pour Romain et absolution pour le 8 !
Zanca peut bien terminer dans l’en-but à la dernière minute après un sprint de 50 mètres et Juju envoyer la transfo en drop sur le poteau, le sort est joué.
On a gagné à la cloche… aux poings !!! 1 à 0 !

Rédemption
Bon, la déception d’avoir perdu la coupe dura environ 3 min 10 ! Avec la mauvaise foi habituelle des hommes en noir et blanc, nous trouvâmes mille et une raisons d’être les vainqueurs… moraux de cette finale. Or, comme, philosophiquement, la Morale est au dessus de toute considération… CQFD.
Surtout, à nos âges canoniques, le but premier reste de trouver le maximum de raisons de continuer à nous fabriquer un futur rugbystique ! Or, parvenir à jouer jusqu’au bout du bout de la saison, à gambader encore le 2 juin, c’est finalement ça notre quête ! Et puis même le Big Red Kayser a attrapé le virus porcin cette année !
D’ailleurs, la nostalgie a également frappé notre Little President Marco. Comme il commandait la troupe porcine pour la dernière fois de son mandat de 4 ans, il ne put conserver plus longtemps son masque de vil comploteur.
Quelques heures plus tard, sur le trottoir du Connolly’s Corner, il s’effondra en larmes devant Lawrence qui combattait inlassablement ses 4 grammes 15 en s’aspergeant de Guinness :
« Pardonne-moi Lawrence ! Je me suis servi de toi ! Je t’ai laissé frôler le coma éthylique pour servir mon plan ! Mais c’est parce que vous êtes contagieux, vous, les gorets. Comme vous, je suis devenu stupide, insupportable, de mauvaise foi et généreux ! J’ai préféré monter un odieux complot plutôt que de renier mon affirmation du 14 janvier ! Pardonne-moi Lawrence ! Tiens, accepte ma chemise immaculée en échange de la tienne souillée de mes pêchés ! Laisse-moi porter ma croix ! »
Comme quoi, on peut rater tout ce qu’on peut sur un terrain, nous, les Vieux Cochons, on reste éternellement les plus beaux !

Jean Mi, beau rapporteur

dimanche 27 mai 2012

CR 19 SCUF - PORC 1/2 finale de coupe


Les héros !
Debouts : Steph Dedenis, Raph Celso, Germain Trouble, Hadrien Potier, Julien Dumora, William Monin, Victor Lachize, Laurent Cottereau, Phil Buzon, Flo Palomares, Marc Schor, Xav Amon et Olivier Bejannin notre motivateur mental.
Assis : Lolo Crochet, Doudou De Ros, Manu Enriquez, Phil Dufaure, Vania Mrazovac, Quentin de Tarlé, Jérôme Rénat Riboulet, Yann Lavoir the captain, derrière lui Romain Préteseille et Jean-Mi Guignard, l'apprenti coach et dirigeant...

S.C.U.F. Vieux Cochons – Paris Olympique Rugby Club
½ finale de la Coupe du Président
Samedi 26 mai à 15h

Score : 27-26
Points : 1 essai de Ralph Celso, 1 d’Hadrien Potier et 2 de William Monin ; 2 transformations de Steph Dedenis ; 1 pénalité d’Hadrien Potier.
Pelouse : toujours aussi rase et régulière, mais les fameuses petites billes cancérigènes commencent à manquer…
Temps : c’est le bagne de Tataouine ! 40°C au soleil et 39,7 à l’ombre des poteaux ! D’ailleurs, pour une fois, l’arbitre n’eut pas à renvoyer sans cesse les remplaçants dans les tribunes…
Spectateurs : Dracul Bejannin, notre sophrologue, Gérard Potier, le photographe, le cornac des juniors, le formateur de dirigeant néophyte, le couteau suisse scufiste, le misanthrope généreux et, accessoirement, le père de son fils mais, surtout… Titi, l’ex-équarisseur, mené par le bout du nez d’une petite demoiselle de 62cm souverainement installée dans sa poussette…
Participants : pour une fois, les absents ne seront pas cités : ils étaient trop nombreux et les présents ont eu tellement de mérite ! Chapeau bas à Jérôme ‘Rénat’ Riboulet, William Monin, Phil Dufaure, Laurent Cottereau, Steph Dedenis, Jukien Dumora, Manu ‘fifty’ Enriquez, Yann ‘le frustre breton’ Lavoir, Phil Buzon, Xavier Amon, Raph Celso, Quentin ‘le rhétoricien’ De Tarlé, Hadrien Potier, Flo Palomares, Victor Lachize, Vania ‘the smile’ Mrazovac, Romain Préteseille, Marc Schor, Lolo Crochet, Doudou De Ros et notre magnifique junior Germain Trouble ! 21 guerriers !
Capitaine : Yann parce que quand on veut braver la tempête, il faut toujours un breton frustre et taiseux…
Homme du match : il y en eut 21 !!! Bien sûr, on aurait pu mettre en exergue Rénat le fédérateur, Willliam le Speedy Gonzales, Dufaure le roc, Cottereau la beast, Dedenis le râleur, flying Dumora, notre éternel adolescent Manu, Granit Yann, Ballistic Buzon, Xav notre poète guerrier, Raph notre brave, Quentin notre insaisissable, Hadrien le brise-murailles, Palomares le style, Victor le feu follet, Vania notre pilier aérien, Romain la muraille, Schor notre intermittent de cœur, Lolo Crochet notre polyvalent enthousiaste, Doudou notre pilar de convivialité… mais, les honneurs suprêmes reviennent à Germain le juvénile qui épata tous ses aînés par son engagement féroce et sa technique magnifique !!!
Corbier d’Or : déjà honte à Xav qui n’avait pas ramené le trophée gagné sans contexte 15 jours auparavant ! Nous savons que c’est un titre prestigieux mais… temporaire, mon cher Amon ! Donc, pas de remise officielle en ce samedi glorieux… Par contre, certains jeunots, au Roiduc, s’attribuèrent le droit de l’attribuer à Quentin De Tarlé pour un coup de pied rasant… qui offrit les 7 premiers points au PORC. Le tout sous le lobbying insistant de son capitaine de beau frère qui n’a toujours pas digéré certains de ses propos lors du gigot familial dimanche dernier… Donc, rappelons les principes du Corbier d’Or : ne pas sanctionner une erreur technique parce que, sinon, il y aurait trop de nominés et que Quentin le gagnerait toujours… n’être attribué que par des cochons séniles de plus de 46 ans et 5 mois… et, surtout, le Corbier doit être parfaitement injuste ! Donc, ce samedi, seuls Manu et votre serviteur pouvaient le décerner… à Steph Dedenis : déjà, pour ne pas avoir eu assez de souffle pour maugréer une seule fois et, en plus, pour avoir expédié de l’omoplate un renvoi qui lui arrivait pourtant de face… vous ne comprenez pas ? Il a effectué un demi-tour assez prompt pour tourner le dos à la balle ! Suivi de l’envolée homérique : « Y a pas en-avant puisque le ballon m’arrivait de derrière ! »… Bon, d’accord, il n’a peut-être pas dit cette tirade, mais je trouve injuste de la lui attribuer ; donc cela devient un fait historique… Surtout qu’il apprendra sa distinction en lisant ces lignes…

Complot
Certains pensent que les conspirationnistes sont des affabulateurs… Pourtant, la conspiration du 14 janvier 2012 existe ! Nous l’avons vécu et elle perdure. Rappelons les faits incontestables :
14 janvier 2012 17h15 au Roiduc. El pequeno presidente Marco fait la gueule dans sa bière, alors que la troupe porcine se réjouit de sa victoire contre l’ACBB en 1/8ème de finale ( les boulonnais sont alors premiers de notre poule et invaincus ). Quand on lui demande la raison de son courroux, il nous balance : « Vous êtes des cons ! Avec cette victoire, on va jouer la coupe des gros de 1ère div et se faire exploser au prochain tour ! J’vous l’avais pourtant dit dans le vestiaire de lâcher ce match pour être reversé dans la coupe des nains comme nous ». Preuve supplémentaire de sa traîtrise, il soudoya le rédacteur du jour, Phil Toinard, pour qu’il ne publie jamais le compte-rendu de cette victoire héroïque ! Vous pouvez vérifier sur notre blog : c’est le seul match de la saison qui n’y soit pas relaté…
14 avril 2012 ¼ de finale ; déjà, exceptionnellement, Marco nous envoie la convocation le vendredi précédent à 22h56 comptant sur la défection de nombreux gorets ; peine perdue ! La confrérie se téléphone aussitôt pour rattraper la troupe au dernier moment. Le lendemain, le traître nous fournit un road book du stade de Sèvres « C’est le troisième arbre à gauche dans la forêt de Meudon… ». La cochonnaille se retrouve quand même au stade convenu à 14h59 notamment grâce au sens aigu de l’orientation de votre serviteur… Et on gagne 11 à 7 contre une équipe de 1ère div malgré une composition et un coaching bâclés de notre soi-disant président.
16 avril 2012, 21h25 au CIFR : pour la demie, le dirigeant du PORC propose à Marco de jouer le 5 mai pour éviter le week-end de la Pentecôte : il refuse obstinément avec un sourire satisfait…
17 avril 2012, 19h15, il m’annonce que, pour la demie du 26, il peut pas être là, il a mariage en Charente et que c’est à moi de le gérer ; 19h18, il téléphone à Lormeau… en Charente… pour l’exhorter à inviter le Busson et les Schwartz puisqu’on a pas match… Voilà 3 indécrottables déjà de moins…
15 mai 2012, 20h13, je convoque par mail les VC pour le 26.
18 mai 2012, 21h16, panique du Jean-Mi : seulement 12 gorets dispos ! Je saisis mon clavier et appelle à l’aide le Big Red Président ! Lionel, t’as pas des jeunes à nous prêter ? J’veux pas commencer ma carrière de dirigeant par le premier forfait des cochons depuis 2007 !
19 mai 2012 à 17h18, Lionel lance le fameux Appel de Rousié pour compléter les VC. Un élan de solidarité black and white inonde les mails ! Jean-Mi respire.
19 mai 2012 à 17h21. Jérôme Jouclard rappelle aux jeunes qu’il y a un match de coupe à Fresnes dimanche !
23 mai 2012 : la situation est catastrophique !!! Jérôme peine à trouver une quinzaine de joueurs et Jean-Mi est sous respiration artificielle ! Fresnes propose de jouer vendredi soir. Chou blanc ! On fonce vers le double forfait !
24 mai 2012 à 15h12 : le miracle Busson ! Fort de sa perspicacité proverbiale, le Grand Roux tranche : je reporte le match de Fresnes au jeudi soir prochain, libère ainsi les joueurs dispos pour le samedi avec les cochons et évite la ruine du SCUF avec les 2 forfaits ! Génial ! Forcément génial ! Jean-Mi ressuscite d’entre les morts…
25 mai 2012 à 19h56 : Jean Mi croit la partie gagnée. La veille, à l’entraînement du pré magique de Pouchet, il a recueilli 9 partants. 21 joueurs, il a 21 joueurs ! Pourtant, le vil Marco abat sa dernière carte ! Il s’empare de la boîte gmail des VC et en change les mots de passe. Jean Mi ne peut plus lire les mails de confirmation des joueurs ! Pire, Marco élabore un plan sournois et diabolique ! À 20h12, il envoie un mail à toute la mailing list du scufmag laissant croire que Jean Mi est en perdition en Côte d’ Ivoire et, donc, incapable d’organiser le match du lendemain ! Terrible attaque ! Mortelle croit-il !
25 mai 2012 à 20h40 : heureusement, encore une fois, le Red Kaiser sauve la situation ! Dans le TGV en direction de Saintes, malgré le sac de la voiture bar avec Thomas Schwartz, par mail, il rétablit les choses avec sa magnifique distance habituelle : « Quel salaud ce Jean-Mi. Et dire que j'étais avec lui hier. ». La confrérie scufiste comprend aussitôt la supercherie. Saint Busson notre sauveur ! La demie aura lieu le lendemain ?
Alors, vous ne croyez toujours pas aux complots ?
Pourtant, les faits sont irréfutables. Les courriers électroniques et le blog font foi.
De plus, la finale a lieu ce samedi 2 juin. Marco est toujours vivant et en cavale…
Je compte sur vous pour observer les évènements de la prochaine semaine sous un autre angle… en espérant que le Grand Exorciste Busson aura toujours assez de force pour combattre l’Antéchrist…

Grâce
La partie commence comme dans un rêve…
Après 8 min 36 de répétitions techniques et 3 minutes de jeu, Quentin invente un coup de pied gagnant sur nos quarante… pour offrir nos rituels 7 points de débours…
Malheureusement, le soleil empêche les cerveaux de phosphorer et tous se laissent à aller à la logique du jeu ! William lance les yeux fermés. Dumora tutoie les nuages. Les soutiens oublient la chaleur torride. Tout coule !
Xav comprend même une évidence longtemps enfoui dans ses souvenirs de jeunesse : quand tu as un 9 qui éjecte vite et bien et des centres qui jouent en profondeur, il n’a plus besoin d’aller 7 fois dans le zig ni 9 fois dans le zag avant de transmettre la balle…
Du coup, Hadrien culbute tout sur son passage et transmet à Raph qui n’avait plus vu un décalage depuis 6 ans. 5 – 7.
11 minutes plus tard, 3 temps de jeu rondement menés après un beau lancer en 2ème sauteur envoient Hadrien dans l’en-but. 12-7
Tout le monde prend la pause fraîcheur l’esprit serein et, même si l’apprenti coach s’emmêle dans les 6 changements, l’équipe reste cohérente et gaillarde malgré la solide réaction adverse.
Hadrien, à la sirène, expédie 3 points de 39 mètres à gauche. 15-7. Quelle gestion !
A la mi-temps, c’est encore « tournez manège ».
Seulement, les PORC – ces usurpateurs d’un patronyme glorieux - ont revu leur stratégie. Puisque les cochons ont les mollets électriques mais une cohésion un peu trop neuve, ils décident de jouer debouts et groupés. Leurs mauls se multiplient et avancent, mais à la 48ème, un goret arrache la balle sur un ruck dans nos 22 et démarre une folle sarabande… qui se conclut par 50 mètres de passes… entre 4 avants… et 20 derniers mètres supersoniques de William. 22-7
Malgré cela, notre jeu se délite un peu et l’on encaisse un essai sur une touche à 5 mètres lancée sur le premier pilier de l’alignement. Deuxième essai casquette. Comme quoi, on fait tout dans ce match…
D’ailleurs, juste avant la seconde pause fraîcheur, Phil Buzon fabrique aussi les cartons blancs ! Jouant rapidement une pénalité, il se précipite sur un odieux placage haut et reste dix minutes au sol quasiment à l’agonie…
Finalement, à la 67ème, sur un nouveau turn-over, nouvelle cavalcade, des gazelles cette fois-ci, qui se termine par… 20 derniers mètres supersoniques de William… 27-12

Apnée
Seulement, voilà, chez les vieux gorets, quand tout roule, il reste la solution Xav !
Un regroupement, un Xav, un adversaire au faciès douteux et voilà the Xav’s Show !
Sortie tumultueuse, propos bien sentis, sa sortie de scène est toujours grandiose !
Sauf, qu’à la 71ème, il n’avait plus de droit au rappel…
Cela nous permit tout de même de soigner le scénario pour en améliorer la dramaturgie… et arriver à la 79ème avec deux essais encaissés bien comme il faut pour être transformés. 27-26
Une dernière petite frousse sur le renvoi qui permet d’exacerber le plaisir de se sauter dessus au sifflet ultime ! Voire de prolonger notre séjour au Roiduc trois heures après…
D’ailleurs, chez Jacques, notre poète guerrier me houspilla sévèrement, me rendant responsable de son éviction définitive : « Tu vois, Jean-Mi, en général, pendant le match, je maîtrise tous les paramètres techniques et mentaux. Seulement, il y a un moment, généralement vers la 69ème minute, où je passe en apnée psychique. Est-ce la signification de ce nombre béni, est-ce un gouffre cabalistique, je ne sais pas trop. En tout cas, à ce moment-là, exactement, tu dois me sortir pour 3 minutes de ré oxygénation mentale ! C’est indispensable ! Tu vois, ça, Marco sait le faire. Marco sait déceler la démence dans ma pupille ! Tu dois le faire comme Marco ! »
Marco… Marco… Marco…
Tu me gonfles avec ton Marco ! Ne vois tu pas que j’ai une finale à sauver samedi…
Saint Busson, saint patron des gorets, viens à notre aide !...

Jean Mi, chroniqueur miraculé et dirigeant en apnée…

 Thunder Hadrien !!!
 The captain frustre avant...
... et après la 53ème minute !
 Steph Dedenis, the nurse !
 Celle-là, c'est une commande spéciale de Rénat à Gérard. Texto : "Tu me prends quand je lance, histoire de faire croire que William ne lançait jamais ! Parce que déjà qu'il passe son temps dans l'en-but, si tout le monde apprend qu'il a lancé comme un dieu..."
 La preuve que William est... aussi talonneur...
 Xav "gère"...
 3ème essai : les avants vont briller sur 50 mètres !...
 .... et William termine le boulot !
 Juste avant le 4ème essai, Quentin improvise... enfin, comme d'hab, quoi...
Par contre, il faut toujours se méfier d'un Quentin même dans les grands moments de communion...

mercredi 23 mai 2012

S.C.U.F. Vieux Cochons - British R.F.C. de Paris

 Kayser Marco, un roux et un J.P. ! Que des V.I.P. !
 Schwartzinegger !
 On connaissait Montaigne et La Boétie... Puis, il y a J.P. et J.B., la nouvelle amitié rare des philosophes...
 Strattford et Scuf. 107 ans d'amour !
 Comme d'hab, Xav joue toutes les pénalités au panache... sauf lors de ses 10 minutes habituelles de cellule de dégrisement...
 Yann le frustre enfile sa tenue de gladiateur à 14h 02...
 C'est beau une mêlée avant l'affrontement...
 Doc Marc Barritault a testé ses cervicales sur du British...
 ... du coup, sa rotation du cou n'excède pas les 30° d'amplitude...
 Le british offre de l'eau à l'arbitre... et Kayser Marco lui offre... un sourire...
 Les V.C. attendent aussi leur boisson... c'est ça un club nécessiteux...
 En 2ème mi-temps, les gros sont enfin chauds et enchaînent les mauls dévastateurs...
 Le genou gauche de Schwartzinegger a subi une déviation de 38°... Comme quoi, un vrai athlète, c'est fragile..
 Schwartz, Golden Left Foot et... Golden Tongue...
 Thib et la nouvelle femme de sa vie...

Un poète guerrier enfin reconnu !!!

S.C.U.F. Vieux Cochons – British RFC de Paris
Match international « amical »
en lever de rideau de la Rose Cup SCUF contre Strattford upon Avon
Samedi 12 mai 2012 à 13h30

Score : 26 – 28
Points : 3 essais de Zanca ‘the Cannibal’, 1 de Xav son acolyte capillaire, 2 transfos de Schwartz 2 et 1 transfo de Schwartz 1.
Pelouse : chez nous !
Temps : grand beau pour la venue de nos amis de Strattford ! C’est ça l’organisation du Grand Maître des Cérémonies alias MC Rénat !!!
Participants : mes souvenirs sont un peu lointains 10 jours après ! En tout cas, même si plein de maris aimants accompagnaient maman chez la grand-tante de Châteauroux, il y avait le meilleur d’entre eux : the big dictator Lionel malgré la fatigue du big accueil de la veille au soir. A noter aussi, l’arrivée à 13h56 de la camorra versaillaise ( Yann le frustre et Quentin le rhétoricien ) suite à un rappel de Marco à 13h02…
Capitaine : je crois que c’était Manu ‘fifty’ Enriquez, voire Roch Poletti ; comme quoi, tout est possible…
Action du match : gloire à Laurent Olive ! Le british était dans l’en-but et courait bien fier vers le pied des poteaux quand… Laurent arriva par derrière, lança un uppercut sous le coude du glorieux… qui vit son précieux butin lui échapper pour toujours… Ses coéquipiers vont pouvoir le vêtir pour l’été !
Corbier d’Or : pour le ‘Audiard’ de l’équipe, pour notre poète guerrier, l’indéfinissable Xav Amon. Lors d’une de ses innombrables incompréhensions avec l’adversaire, le 15 osa le faire saigner du nez… Erreur fatale ! Il aurait dû savoir que Xav, durant son enfance de neurasthénique, avait subi de constantes hémorragies nasales… C’est sa madeleine à lui, le Xav, le coton dans la narine ! Alors, en rejoignant la touche suite au carton  jaune des deux belligérants, Xav lui asséna la terrible sentence : « J’espère que t’as pas de famille parce que tu vas tout perdre ! Est-ce que tu as des enfants ? Parce que j’vais te fumer toi et toute ta famille !!! ». Félicitations de Roch : « Putain, Xav, chez nous, à Bonifacio, on serait fier de toi ! Tu peux demander tout de suite la nationalité corse ! ». En attendant son exil, on lui offre à l’unanimité le Corbier d’Or !

Le match
Là aussi, Alzheimer me rattrape ! Heureusement, il me semble que c’était la partie immémoriale des V.C. …
Entame poussive, 12 points dans la musette !
Puis, quand tous les V.C. ont fini les salutations, c'est-à-dire environ pendant les 28 premières minutes, les gros dégagent le terrain et le ballon arrive… à Zanca qui score.
Alors, la partie s’équilibre et on échoue à 2 points du nul.
De toute façon, on a rossé nos meilleurs amis de Strattford 80 min après : et c’était ça l’essentiel !
A noter, toutefois : le 1er essai de la vie de Zanca… au milieu d’un maul ! La passe décisive de Fred Laplaze qui n’avait plus joué centre depuis 1985 ! Des adversaires joueurs, bon esprit bien que britishs ! Et un arbitre officiel compétent, clair et qui fit l’effort d’annoncer ses décisions dans la langue de Shakespeare, le fameux rugbyman natif… de Strattford upon Avon…

Jean-Mi, rapporteur improbable et sénile.

jeudi 26 avril 2012

CR n°17 1/4 de Coupe Sèvres - Scuf Vieux Cochons




 Vania... avec ses propres chaussettes VC...
 La preuve que Vinz a joué 8...
 La preuve que Nico Valenzuela a joué 8...
 Maître Flo... sur le banc des accusés...
 Au premier plan, un maillon insignifiant et, au second plan, le cerveau...
 Attention, Ronan va bientôt choir sous le poids du Corbier...
L'amère solitude de celui qui croit nous diriger...

Club Olympique Sèvres Manufacture Rugby - S.C.U.F. Vieux Cochons
Quart de finale de la Coupe du Président
Samedi 14 avril 2012 à 15h

Score : 7 - 11
Pelouse : depuis que nous jouons sur de la moquette, les pelouses sauvages nous semblent toutes irrégulières et pleines de pièges : disons que celle de Sèvres en restera l’exemple paroxystique avec un soupçon de glaise bien sèche …
Température : c’est mars en avril ! Un nuage sombre, une giboulée, une percée du soleil puis un nuage sombre, une giboulée… Un bel algorithme météorologique…
Participants : c’est les vacances de printemps ! Les papas Thomas Schwartz et Yann Lavoir étaient d’astreinte : ils devaient enfin assumer leurs saillies intempestives… Big Red Président préparait son discours et son foie pour la prochaine Rose Cup. … Georges savourait le début de ses grandes vacances : depuis la crise du bâtiment, il concurrence l’universitaire Antoine Chambaz qui a obtenu 18 semaines de récup après ses 2 h trimestrielles de cours… Titi accompagnait sa douce à sa séance de raffermissement du périnée afin de vérifier si la matrice est bientôt opérationnelle pour le petit frère… Matt Champion testait sa dernière application Androïd avec Bayrou qui tentait de localiser les membres de son parti dispersés aux sièges de l’UMP et du PS… Marc Barritault s’était noyé en service lors de la rupture d’une occlusion intestinale… Fred Laplaze posait la jambe de bois de GC Durand… Corbier s’était offert les services de Gonzalo Quesada pour porter son record de coup de pied à plus de 17,23m… Quant à Vince de Tarlé, il recherchait aux puces de Montreuil un nouveau rouleau de chatterton 1932 pour fermer ses crampons grunge fétiches…
Heureusement, deux figures héroïques faisaient leur réapparition : Vinz Barbe, chargé par le comité rédacteur du Scufmag de vérifier la crédibilité des infos fournies par les V.C., et Maître… Flo Suire, affublé d’impressionnants implants capillaires récupérés lors de la liquidation des actifs de Francis Lalanne ! Une tonne de renfort : 500 kg de viande et 500 kg de mauvaise foi ! Ne manquait plus que Dracul embastillé en compagnie de JP suite à un concours d’insultes sur la voie publique…
Points : 1 essai de Lolo Crochet pour se consoler de l’apparition d’une chieuse dans sa tribu et 2 pénalités de Juju « golden left foot » Schwartz.
Capitaine : Va z’y Franky c’est bon ! Va z-‘y Franky c’est bon, bon, bon !...
Homme du match : Captain Franky qui s’est évertué à combler tous les trous, les a créés quand c’était trop serré en face et s’est tenu bien raide en mêlée : son valeureux fluide guerrier a éclaboussé la face des adversaires et des partenaires ! D’ailleurs, à la 55ème, après avoir fait don de son corps, il vacilla et l’on pensa qu’il ne retrouverait plus toute sa vigueur. Heureusement, Marco l’astiqua rapidement avec un corps humide et l’on put constater que la période réfractaire du héros ne dure jamais plus de 30 sec !...
Corbier d’Or : Ronan ! Après une longue période à se tailler une nouvelle rotule, il nous revient plein badin ! 24ème : à 30 m de la ligne adverse, il travaille son ailier, le dépose d’un sublime cad déb ! L’essai n’est plus qu’à 23 mètres qu’il va dévorer de sa foulée altière ! Sauf que, sur les 22m, il y a l’horrible ligne de craie ! Et Ronan ne put passer le vil obstacle… et s’étala tel un vulgaire footballeur transalpin à l’entrée de la surface. D’ailleurs, tous les indignés peuvent le rejoindre sur le compte facebook qu’il a créé depuis sous le parrainage de Ravanelli et de Fiorèse : http://www.facebook.com/profile.php?id=1827528054/haltealacraiesurlesterrains/

Promenons-nous dans les bois….
Les aventures porcines commencent toujours le lundi avec le mail de Presidente Marco. Et, surtout, avec les réponses des gorets. Il y a ceux qui se chauffent la tête avec une réponse bien sentie à tous. Ceux qui la jouent discrète avec une simple réponse à l’expéditeur. Ceux qui, comme Nico Valenzuela, sont victimes de la fracture numérique et descendent à la poste pour envoyer un télégramme. Et, il y a… le Cantalou Ravi… Le lundi, il proclame son retour à toute la porcherie. Et, le jeudi, sans mot d’excuse, c’est finalement R3 ! Décryptage : après renseignement sur le net, il s’est aperçu que Sèvres était un club de 1ère div. Trop violent pour JB Fresquet !
C’est donc rasséréné par cette salvatrice volte-face que la majeure partie de la harde porcine se retrouve à 13h15 devant notre cher Max Rousié. Avec sa prévenance habituelle, Kayser Marco nous avait envoyé le trajet grâce à une copie d’écran mappy : un vague surlignage rouge sur une image timbre proche… Quant à l’adresse du stade, c’est simple, nous dit-il ; c’est dans la forêt de Meudon, allée de la mare aux canards, troisième arbre à gauche après un rond-point… La troupe se disperse et l’exploration commence.
 Pour exemple, quatre téméraires ( donc pas Juju ) montent dans la bétaillère de votre dévoué rédacteur. Manufacture de Sèvres, bois de Meudon et, par habitude, votre talonneur grabataire arrive comme une fleur… stade Marcel Bec où il a gambadé 73 fois en 32 ans. Le terrain est avenant mais ça manque de participants… On reprend le troisième arbre à gauche. Ça manque de poteaux… On téléphone au Kayser. Pas de réseau. On essaie tous les troisièmes arbres. On insulte Marco quand le réseau revient. On doit prendre à gauche juste avant la voie express. Donc, on se retrouve… sur la voie express avec la Tour Eiffel comme azimut. « Maison ! » hurle Lawrence. On visite Boulogne. On reprend la voie express vers Meudon. On découvre la boulangerie, l’église et le cimetière… Le Caudillo nous insulte au téléphone ! Nous intime l’ordre de ne plus bouger ! Et enfourche son scoot pour nous amener enfin à la mare aux canards… Y va quand même pas se plaindre, le Kayser… on connait que les stades visibles du périph…
En tout cas, Xav Amon a profité de l’expédition pour nous présenter son option stratégique : « Marre des gestions de merde ! Si on joue pas tous les coups, j’me barre ! ». Xav’s style…

Right men at the wrong places
Certains se demandaient pourquoi une équipe de la Manufacture de Sèvres. C’est vrai, on voit mal de vils rugbymen manipuler de la frêle porcelaine et de fragiles pigments bleus… Eh bien, en voyant les vestiaires cachés dans une clairière, on saisit : ils ont été construits en 1756 comme la Manufacture, mais pas par l’architecte Lindet. C’était des gourbis pour les lusitanos de l’époque chargés de la construction du bâtiment. Les lointains ancêtres de Georges.
En tout cas, chacun s’y préparait en se rappelant qu’il s’agit de la coupe dont le président ne voulait pas sous prétexte qu’elle était trop exigeante. Raison de plus pour gagner et s’échauffer correctement : c'est-à-dire 8 min 15 pour inventer une organisation en touche et essayer de comprendre les 57 combinaisons de Juju ‘Mister Rugby’, notre 10 du jour. Tout en se demandant secrètement à quoi ça ressemble une équipe de 1ère div…
Du coup, on en oublia notre habituelle entame cochonnesque. Notre jeu était fluide et notre défense haute et bien alignée. Les adversaires étaient solides, mais, bizarrement, comme ils tombaient tout de suite, ils semblaient mortels… On s’enhardit même rapidement.
17ème : Zanca prenait l’intervalle sur les 50, tapait à suivre sur les 5 et, agressif sur l’arrière, l’emportait dans l’en-but. Mêlée à 5 sur les 15. Nico comme un bon 8 qu’il n’a jamais été, partait fixer côté ouvert, la balle sortait vite et Roch alertait côté fermé Lolo Crochet qui s’arrachait comme le bon 7 qu’il n’a jamais été. 0-5. Bon, il parait… que certains ont vu Vinz en 8… mais, déjà, 8, il a déjà été, donc mon effet tombe ; ensuite, s’il se fait arrêter à 5m, c’est vraiment la honte pour lui ; et, enfin, entre Nico Valuenzuela et Vinz, point de vue corpulence, tout le monde peut se tromper, même le talonneur que je suis et qui, par définition, est le joueur le plus lucide d’une équipe de rugby…
D’ailleurs, il se peut aussi que Phil Toinard était 9 à ce moment-là. Mais vu l’insignifiance d’un demi de mêlée, on s’en fout… Retenez qu’on a scoré.

Ceux qui nous dirigent…
Bon, maintenant que j’ai décrit les 5 premiers points, il va me falloir réinventer les 13 suivants…
Disons que, à la 24ème, Juju profite d’une belle cocotte écroulée pour sa première pénalité.
Et, comme les sèvriotes se rebellent un peu, ils nous infligent à leur tour un beau maul qui finit dans notre en-but.
7-8.
A l’heure des oranges et des citrons (c'est-à-dire, comme d’hab, seulement deux bidons d’eau croupie…), Captain Franky nous félicite pour notre engagement et nous confirme que nous pouvons rivaliser avec une 1ère div… renseignement pris après le match, autour de la Kro de l’amitié, Sèvres redescend dans notre division l’année prochaine… Mais cette info doit rester secrète pour ne pas écorner notre gloire…
 En tout cas, les gorets persistent dès la 48ème : ‘sublime’ lancer, magnifique prise de Nico, envoûtante cocotte vilement stoppée par le travers et les 3 derniers points de Juju. 7-11.
Il ne vous reste plus qu’à imaginer les 32 minutes restantes : défenses héroïques, mêlées bien calées, gestion adroite avec, bien sûr, altercation habituelle de Xav pour atteinte à son honneur dans un regroupement : c’est aussi ça qu’il appelle ‘jouer tous les coups’…
Bien sûr, il y eut bien les… poings de Maître Flo Suire qui lui valurent 10… minutes dans les box des accusés. Mais, tout le monde devrait savoir qu’on ne touche pas inopinément à la crinière et à la bavette de notre second avocat préféré. Surtout quand il est ailier et malhonnêtement susceptible.
Donc, en résumé, on gagne ! Pour le compte-rendu réel, veuillez contacter Mister Rugby, un Schwartz certes, mais celui qui pense sur le terrain…
Il ne restait plus qu’un seul souci pour les cochons : « On joue quand la demie, président ? »
Marco ne répéta que 41 fois que c’était le 26 mai en relisant, avec amertume, sur son iphone, le mail des prochaines échéances qu’il avait adressé à tous… 10 jours auparavant. « Des fois, je comprends Laguerre… marmonna-t-il »…

Jean-Mi, chroniqueur et lanceur aléatoire.