ADP – SCUF
7 janvier 2012
Score : 22 - 23
Température : c’est pas demain qu’on verra la neige
Pelouse : haute et grasse
Participants : 21 sur le parking, 23 dans les vestiaires puis 22 au final.
Spectateurs : Pépé Fred venu presque en voisin, Max Hospital, sa corne de brume et un enfant et le clan Zanca qui voulait vérifier que leur fils, frère, gendre, cousin jouait vraiment au rugby le samedi après-midi.
Capitaine : Franck Honoré
Essais : Toinard (1), Thomas Schwartz (2)
Transformations : Julien Schwartz (1),
Pénalités : Julien Schwartz (2)
Homme du match : Edouard pour avoir été là pour faire le 22e et parce qu’il est venu avec une caisse de bière des Flandres dont le nom est « La Rince Cochons » qui mériterait de devenir notre bière officielle.
Corbier d’Or : Marc Barritault pour son retour qui se permet de se recoiffer en avançant balle en main qu’il finira par vomir…quand on a une main dans les cheveux et une autre qui tient la gonfle, forcément on ne peut pas raffûter donc on se fait plaquer et on perd la balle.
Ki ka vu Manu ?
Cette anecdote nous a été racontée par l’un de nos envoyé spécial en première ligne dont nous tairons ici le nom afin d’éviter des représailles. Nous ne sommes pas nombreux à le savoir mais Manu Enriquez était présent à ce match. Oui, oh il n’est pas resté très longtemps, c’est bien pour cette raison que nous ne sommes pas nombreux à l’avoir entraperçu.
Pour résumer, sur le parking, nous sommes 21. Même Jean-Michel ne s’est pas complètement perdu cette fois. Quant à Monsieur Vuvuzuela, il a abdiqué quelques heures avant le coup d’envoi. Sans doute avait-il un avion à prendre. Tout le monde se change dans la joie et l’allégresse, chacun faisant admirer qui sa prise de poids, qui ses nouvelles chaussures, qui sa dernière conquête, qui sa licence toute neuve…etc…bref, ça palabre gentiment et ça sort en direction du terrain que l’on peut qualifier de vague. C’est à ce moment-là que Marco prend conscience que sur la feuille de match, nous ne sommes que 21. Edouard qui passait par là avec des bières et un sac de sport se change pour faire le 22e quand Manu entre dans le vestiaire. A cet instant, Marco se demande s’il n’a pas raté un truc dans son inventaire des forces en présence. Manu confirme qu’il a bien envoyé un email, Marco lui assure que non et vas-y que je te sors le Blackberry, l’Iphone et que je vérifie tout cela. Au final, Marco indique à Manu que malheureusement, on est au complet et que par conséquent, il lui faut reprendre son jet privé pour retourner à Neuilly. Et Manu de repartir le sac de sport entre les jambes…à priori furieux car nous n’avons pas d’images de sa présence sur le banc de touche pour nous supporter.
Ki ka entendu les annonces ?
Pour ceux qui n’étaient pas là et pour bien comprendre l’ambiance, le terrain d’ADP est niché entre un hangar au milieu de nulle part et une piste d’atterrissage. C’est ainsi que pendant tout le match, nous avons été survolés à très très basse altitude par un nombre incroyable d’avions avec en vrac Air France, Easy Jet, Swiss Air, Air Libéria (à éviter), Air Force One, Air Sarko One, un coucou, deux hirondelles et trois goélands. Du coup, je vous laisse imaginer avec un tel vacarme et un vent contraire comment il est simple de se faire entendre en touche, en sortie de mêlée voire même pour les changements éructés par Marco mais que personne n’entendait. Enfin, si, il y a un point positif, on n’a pas entendu le discours du capitaine. Air China ayant décidé de remettre les gaz au moment où Franck s’apprêtait à parler pour nous donner les consignes.
C’est toute la différence entre ce match de janvier 2012 et celui d’avril 2010. Nous étions venus ici pour un match de coupe (gagné 17 à 15 à la dernière seconde) juste avant de nous envoler pour l’Argentine. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu’à l’époque, c’est dans un silence assourdissant que nous avions joué. Pas d’avions ? Non aucun, la faute à un volcan au nom imprononçable : Eyjafjallajokull dont l’éruption avait paralysé toute le trafic aérien Européen pour finalement s’apaiser afin de laisser partir une trentaine de cochons vers Buenos-Aires.
Ki ka gagné ?
Bon, c’est nous mais d’un petit point et comme le soulignait un bagagiste sur le banc de touche « Le SCUF, ils n’ont pas gagné, c’est nous qui avons perdu ». C’est pas faux. Sur l’ensemble du match, nous avons été menés 75 minutes et il aura fallu toute l’énergie des vieux en fin de match pour envoyer Thomas derrière la ligne pour rattraper notre retard et compter sur le pied de Julien qui malgré le vent à décorner les boeufs a mis des points importants à des moments clés. Pour résumer, ce n’est pas leur ligne de 3/4 qui nous a posé problème, ce n’est pas non plus leur âge (ils doivent atteindre à peu près la même moyenne que nous)…tout s’est joué devant où globalement nous ne faisions pas le poids dans tous les sens du terme. Y’avait du bestiau en face ! Quand vous les attelez et que vous leur tapez sur le cul, ils savent avancer en ligne droite jusqu’au carré d’herbe verte et grasse qu’on leur a promis. N’allez pas imaginer que nous ne savons pas le faire mais avec 3 premières lignes et deux 3e lignes qui dépassent le quintal, c’est un peu plus facile. Du coup à 12 – 3 pour eux après 20 minutes de jeu, on ne faisait pas les malins. Julien hurla qu’il n’était pas venu là pour se prendre une branlée et dans les minutes qui suivirent tout commença à rentrer dans l’ordre et on a grignoté petit à petit notre retard et profité de leurs fautes pour remonter le terrain avec quelques bons gros coups de pieds. Seuls les coups de pieds qu’un certain joueur doté de chaussures neuves met dans le derrière de ses adversaires, ne sont pas comptabilisés en gagne terrain. Là encore, les témoignages sont nombreux et les images flagrantes mais je me drape dans ma carte de presse pour ne pas avoir à dévoiler mes sources sauf si Edouard remet une tournée de « Rince Cochon »…après 7 ou 8 bouteilles et quelques grammes dans les veines, je veux bien consentir à donner des noms mais seulement si on bat l’ACBB en coupe samedi prochain !
PS : méfiance, un second Corbier rôde. Le Corbier de l’Inélégance. Nous avons une image à défendre et la direction du Corbier d’Or ne tolérera plus les écarts vestimentaires de certains. Après Thomas Schwartz coupable de s’être présenté à un match dans une tenue digne d’un supporter vautré dans son canapé devant un match de Fédérale 1 diffusé par Eurosport, c’est Laurent Crochet qui s’est déplacé samedi dans un magnifique survêtement bleu. Ce genre de comportement n’est plus acceptable. Est également dans le viseur du tribunal Stéphane Dedenis pour des slips colorés et fleuris définitivement trop moches…Pépé Fred est dans les starting-blocks pour réaliser ce Corbier de l’Inélégance…méfiez-vous parce qu’il faudra le porter toute la semaine au bureau.
Philippe Toinard
3 futurs points pour 'Magic Foot' Juju !
Le soigneur d'ADP intervient pour toutes sortes de pathologies...
La nouvelle bière officielle des V.C. fournie par notre précieux Edouard !
Voici la nouvelle caisse... à eau des V.C. !
Un premier Corbier d'Or pour Marc Barittault, le roi du brushing sous casque...
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