dimanche 27 mai 2012

CR 19 SCUF - PORC 1/2 finale de coupe


Les héros !
Debouts : Steph Dedenis, Raph Celso, Germain Trouble, Hadrien Potier, Julien Dumora, William Monin, Victor Lachize, Laurent Cottereau, Phil Buzon, Flo Palomares, Marc Schor, Xav Amon et Olivier Bejannin notre motivateur mental.
Assis : Lolo Crochet, Doudou De Ros, Manu Enriquez, Phil Dufaure, Vania Mrazovac, Quentin de Tarlé, Jérôme Rénat Riboulet, Yann Lavoir the captain, derrière lui Romain Préteseille et Jean-Mi Guignard, l'apprenti coach et dirigeant...

S.C.U.F. Vieux Cochons – Paris Olympique Rugby Club
½ finale de la Coupe du Président
Samedi 26 mai à 15h

Score : 27-26
Points : 1 essai de Ralph Celso, 1 d’Hadrien Potier et 2 de William Monin ; 2 transformations de Steph Dedenis ; 1 pénalité d’Hadrien Potier.
Pelouse : toujours aussi rase et régulière, mais les fameuses petites billes cancérigènes commencent à manquer…
Temps : c’est le bagne de Tataouine ! 40°C au soleil et 39,7 à l’ombre des poteaux ! D’ailleurs, pour une fois, l’arbitre n’eut pas à renvoyer sans cesse les remplaçants dans les tribunes…
Spectateurs : Dracul Bejannin, notre sophrologue, Gérard Potier, le photographe, le cornac des juniors, le formateur de dirigeant néophyte, le couteau suisse scufiste, le misanthrope généreux et, accessoirement, le père de son fils mais, surtout… Titi, l’ex-équarisseur, mené par le bout du nez d’une petite demoiselle de 62cm souverainement installée dans sa poussette…
Participants : pour une fois, les absents ne seront pas cités : ils étaient trop nombreux et les présents ont eu tellement de mérite ! Chapeau bas à Jérôme ‘Rénat’ Riboulet, William Monin, Phil Dufaure, Laurent Cottereau, Steph Dedenis, Jukien Dumora, Manu ‘fifty’ Enriquez, Yann ‘le frustre breton’ Lavoir, Phil Buzon, Xavier Amon, Raph Celso, Quentin ‘le rhétoricien’ De Tarlé, Hadrien Potier, Flo Palomares, Victor Lachize, Vania ‘the smile’ Mrazovac, Romain Préteseille, Marc Schor, Lolo Crochet, Doudou De Ros et notre magnifique junior Germain Trouble ! 21 guerriers !
Capitaine : Yann parce que quand on veut braver la tempête, il faut toujours un breton frustre et taiseux…
Homme du match : il y en eut 21 !!! Bien sûr, on aurait pu mettre en exergue Rénat le fédérateur, Willliam le Speedy Gonzales, Dufaure le roc, Cottereau la beast, Dedenis le râleur, flying Dumora, notre éternel adolescent Manu, Granit Yann, Ballistic Buzon, Xav notre poète guerrier, Raph notre brave, Quentin notre insaisissable, Hadrien le brise-murailles, Palomares le style, Victor le feu follet, Vania notre pilier aérien, Romain la muraille, Schor notre intermittent de cœur, Lolo Crochet notre polyvalent enthousiaste, Doudou notre pilar de convivialité… mais, les honneurs suprêmes reviennent à Germain le juvénile qui épata tous ses aînés par son engagement féroce et sa technique magnifique !!!
Corbier d’Or : déjà honte à Xav qui n’avait pas ramené le trophée gagné sans contexte 15 jours auparavant ! Nous savons que c’est un titre prestigieux mais… temporaire, mon cher Amon ! Donc, pas de remise officielle en ce samedi glorieux… Par contre, certains jeunots, au Roiduc, s’attribuèrent le droit de l’attribuer à Quentin De Tarlé pour un coup de pied rasant… qui offrit les 7 premiers points au PORC. Le tout sous le lobbying insistant de son capitaine de beau frère qui n’a toujours pas digéré certains de ses propos lors du gigot familial dimanche dernier… Donc, rappelons les principes du Corbier d’Or : ne pas sanctionner une erreur technique parce que, sinon, il y aurait trop de nominés et que Quentin le gagnerait toujours… n’être attribué que par des cochons séniles de plus de 46 ans et 5 mois… et, surtout, le Corbier doit être parfaitement injuste ! Donc, ce samedi, seuls Manu et votre serviteur pouvaient le décerner… à Steph Dedenis : déjà, pour ne pas avoir eu assez de souffle pour maugréer une seule fois et, en plus, pour avoir expédié de l’omoplate un renvoi qui lui arrivait pourtant de face… vous ne comprenez pas ? Il a effectué un demi-tour assez prompt pour tourner le dos à la balle ! Suivi de l’envolée homérique : « Y a pas en-avant puisque le ballon m’arrivait de derrière ! »… Bon, d’accord, il n’a peut-être pas dit cette tirade, mais je trouve injuste de la lui attribuer ; donc cela devient un fait historique… Surtout qu’il apprendra sa distinction en lisant ces lignes…

Complot
Certains pensent que les conspirationnistes sont des affabulateurs… Pourtant, la conspiration du 14 janvier 2012 existe ! Nous l’avons vécu et elle perdure. Rappelons les faits incontestables :
14 janvier 2012 17h15 au Roiduc. El pequeno presidente Marco fait la gueule dans sa bière, alors que la troupe porcine se réjouit de sa victoire contre l’ACBB en 1/8ème de finale ( les boulonnais sont alors premiers de notre poule et invaincus ). Quand on lui demande la raison de son courroux, il nous balance : « Vous êtes des cons ! Avec cette victoire, on va jouer la coupe des gros de 1ère div et se faire exploser au prochain tour ! J’vous l’avais pourtant dit dans le vestiaire de lâcher ce match pour être reversé dans la coupe des nains comme nous ». Preuve supplémentaire de sa traîtrise, il soudoya le rédacteur du jour, Phil Toinard, pour qu’il ne publie jamais le compte-rendu de cette victoire héroïque ! Vous pouvez vérifier sur notre blog : c’est le seul match de la saison qui n’y soit pas relaté…
14 avril 2012 ¼ de finale ; déjà, exceptionnellement, Marco nous envoie la convocation le vendredi précédent à 22h56 comptant sur la défection de nombreux gorets ; peine perdue ! La confrérie se téléphone aussitôt pour rattraper la troupe au dernier moment. Le lendemain, le traître nous fournit un road book du stade de Sèvres « C’est le troisième arbre à gauche dans la forêt de Meudon… ». La cochonnaille se retrouve quand même au stade convenu à 14h59 notamment grâce au sens aigu de l’orientation de votre serviteur… Et on gagne 11 à 7 contre une équipe de 1ère div malgré une composition et un coaching bâclés de notre soi-disant président.
16 avril 2012, 21h25 au CIFR : pour la demie, le dirigeant du PORC propose à Marco de jouer le 5 mai pour éviter le week-end de la Pentecôte : il refuse obstinément avec un sourire satisfait…
17 avril 2012, 19h15, il m’annonce que, pour la demie du 26, il peut pas être là, il a mariage en Charente et que c’est à moi de le gérer ; 19h18, il téléphone à Lormeau… en Charente… pour l’exhorter à inviter le Busson et les Schwartz puisqu’on a pas match… Voilà 3 indécrottables déjà de moins…
15 mai 2012, 20h13, je convoque par mail les VC pour le 26.
18 mai 2012, 21h16, panique du Jean-Mi : seulement 12 gorets dispos ! Je saisis mon clavier et appelle à l’aide le Big Red Président ! Lionel, t’as pas des jeunes à nous prêter ? J’veux pas commencer ma carrière de dirigeant par le premier forfait des cochons depuis 2007 !
19 mai 2012 à 17h18, Lionel lance le fameux Appel de Rousié pour compléter les VC. Un élan de solidarité black and white inonde les mails ! Jean-Mi respire.
19 mai 2012 à 17h21. Jérôme Jouclard rappelle aux jeunes qu’il y a un match de coupe à Fresnes dimanche !
23 mai 2012 : la situation est catastrophique !!! Jérôme peine à trouver une quinzaine de joueurs et Jean-Mi est sous respiration artificielle ! Fresnes propose de jouer vendredi soir. Chou blanc ! On fonce vers le double forfait !
24 mai 2012 à 15h12 : le miracle Busson ! Fort de sa perspicacité proverbiale, le Grand Roux tranche : je reporte le match de Fresnes au jeudi soir prochain, libère ainsi les joueurs dispos pour le samedi avec les cochons et évite la ruine du SCUF avec les 2 forfaits ! Génial ! Forcément génial ! Jean-Mi ressuscite d’entre les morts…
25 mai 2012 à 19h56 : Jean Mi croit la partie gagnée. La veille, à l’entraînement du pré magique de Pouchet, il a recueilli 9 partants. 21 joueurs, il a 21 joueurs ! Pourtant, le vil Marco abat sa dernière carte ! Il s’empare de la boîte gmail des VC et en change les mots de passe. Jean Mi ne peut plus lire les mails de confirmation des joueurs ! Pire, Marco élabore un plan sournois et diabolique ! À 20h12, il envoie un mail à toute la mailing list du scufmag laissant croire que Jean Mi est en perdition en Côte d’ Ivoire et, donc, incapable d’organiser le match du lendemain ! Terrible attaque ! Mortelle croit-il !
25 mai 2012 à 20h40 : heureusement, encore une fois, le Red Kaiser sauve la situation ! Dans le TGV en direction de Saintes, malgré le sac de la voiture bar avec Thomas Schwartz, par mail, il rétablit les choses avec sa magnifique distance habituelle : « Quel salaud ce Jean-Mi. Et dire que j'étais avec lui hier. ». La confrérie scufiste comprend aussitôt la supercherie. Saint Busson notre sauveur ! La demie aura lieu le lendemain ?
Alors, vous ne croyez toujours pas aux complots ?
Pourtant, les faits sont irréfutables. Les courriers électroniques et le blog font foi.
De plus, la finale a lieu ce samedi 2 juin. Marco est toujours vivant et en cavale…
Je compte sur vous pour observer les évènements de la prochaine semaine sous un autre angle… en espérant que le Grand Exorciste Busson aura toujours assez de force pour combattre l’Antéchrist…

Grâce
La partie commence comme dans un rêve…
Après 8 min 36 de répétitions techniques et 3 minutes de jeu, Quentin invente un coup de pied gagnant sur nos quarante… pour offrir nos rituels 7 points de débours…
Malheureusement, le soleil empêche les cerveaux de phosphorer et tous se laissent à aller à la logique du jeu ! William lance les yeux fermés. Dumora tutoie les nuages. Les soutiens oublient la chaleur torride. Tout coule !
Xav comprend même une évidence longtemps enfoui dans ses souvenirs de jeunesse : quand tu as un 9 qui éjecte vite et bien et des centres qui jouent en profondeur, il n’a plus besoin d’aller 7 fois dans le zig ni 9 fois dans le zag avant de transmettre la balle…
Du coup, Hadrien culbute tout sur son passage et transmet à Raph qui n’avait plus vu un décalage depuis 6 ans. 5 – 7.
11 minutes plus tard, 3 temps de jeu rondement menés après un beau lancer en 2ème sauteur envoient Hadrien dans l’en-but. 12-7
Tout le monde prend la pause fraîcheur l’esprit serein et, même si l’apprenti coach s’emmêle dans les 6 changements, l’équipe reste cohérente et gaillarde malgré la solide réaction adverse.
Hadrien, à la sirène, expédie 3 points de 39 mètres à gauche. 15-7. Quelle gestion !
A la mi-temps, c’est encore « tournez manège ».
Seulement, les PORC – ces usurpateurs d’un patronyme glorieux - ont revu leur stratégie. Puisque les cochons ont les mollets électriques mais une cohésion un peu trop neuve, ils décident de jouer debouts et groupés. Leurs mauls se multiplient et avancent, mais à la 48ème, un goret arrache la balle sur un ruck dans nos 22 et démarre une folle sarabande… qui se conclut par 50 mètres de passes… entre 4 avants… et 20 derniers mètres supersoniques de William. 22-7
Malgré cela, notre jeu se délite un peu et l’on encaisse un essai sur une touche à 5 mètres lancée sur le premier pilier de l’alignement. Deuxième essai casquette. Comme quoi, on fait tout dans ce match…
D’ailleurs, juste avant la seconde pause fraîcheur, Phil Buzon fabrique aussi les cartons blancs ! Jouant rapidement une pénalité, il se précipite sur un odieux placage haut et reste dix minutes au sol quasiment à l’agonie…
Finalement, à la 67ème, sur un nouveau turn-over, nouvelle cavalcade, des gazelles cette fois-ci, qui se termine par… 20 derniers mètres supersoniques de William… 27-12

Apnée
Seulement, voilà, chez les vieux gorets, quand tout roule, il reste la solution Xav !
Un regroupement, un Xav, un adversaire au faciès douteux et voilà the Xav’s Show !
Sortie tumultueuse, propos bien sentis, sa sortie de scène est toujours grandiose !
Sauf, qu’à la 71ème, il n’avait plus de droit au rappel…
Cela nous permit tout de même de soigner le scénario pour en améliorer la dramaturgie… et arriver à la 79ème avec deux essais encaissés bien comme il faut pour être transformés. 27-26
Une dernière petite frousse sur le renvoi qui permet d’exacerber le plaisir de se sauter dessus au sifflet ultime ! Voire de prolonger notre séjour au Roiduc trois heures après…
D’ailleurs, chez Jacques, notre poète guerrier me houspilla sévèrement, me rendant responsable de son éviction définitive : « Tu vois, Jean-Mi, en général, pendant le match, je maîtrise tous les paramètres techniques et mentaux. Seulement, il y a un moment, généralement vers la 69ème minute, où je passe en apnée psychique. Est-ce la signification de ce nombre béni, est-ce un gouffre cabalistique, je ne sais pas trop. En tout cas, à ce moment-là, exactement, tu dois me sortir pour 3 minutes de ré oxygénation mentale ! C’est indispensable ! Tu vois, ça, Marco sait le faire. Marco sait déceler la démence dans ma pupille ! Tu dois le faire comme Marco ! »
Marco… Marco… Marco…
Tu me gonfles avec ton Marco ! Ne vois tu pas que j’ai une finale à sauver samedi…
Saint Busson, saint patron des gorets, viens à notre aide !...

Jean Mi, chroniqueur miraculé et dirigeant en apnée…

 Thunder Hadrien !!!
 The captain frustre avant...
... et après la 53ème minute !
 Steph Dedenis, the nurse !
 Celle-là, c'est une commande spéciale de Rénat à Gérard. Texto : "Tu me prends quand je lance, histoire de faire croire que William ne lançait jamais ! Parce que déjà qu'il passe son temps dans l'en-but, si tout le monde apprend qu'il a lancé comme un dieu..."
 La preuve que William est... aussi talonneur...
 Xav "gère"...
 3ème essai : les avants vont briller sur 50 mètres !...
 .... et William termine le boulot !
 Juste avant le 4ème essai, Quentin improvise... enfin, comme d'hab, quoi...
Par contre, il faut toujours se méfier d'un Quentin même dans les grands moments de communion...

mercredi 23 mai 2012

S.C.U.F. Vieux Cochons - British R.F.C. de Paris

 Kayser Marco, un roux et un J.P. ! Que des V.I.P. !
 Schwartzinegger !
 On connaissait Montaigne et La Boétie... Puis, il y a J.P. et J.B., la nouvelle amitié rare des philosophes...
 Strattford et Scuf. 107 ans d'amour !
 Comme d'hab, Xav joue toutes les pénalités au panache... sauf lors de ses 10 minutes habituelles de cellule de dégrisement...
 Yann le frustre enfile sa tenue de gladiateur à 14h 02...
 C'est beau une mêlée avant l'affrontement...
 Doc Marc Barritault a testé ses cervicales sur du British...
 ... du coup, sa rotation du cou n'excède pas les 30° d'amplitude...
 Le british offre de l'eau à l'arbitre... et Kayser Marco lui offre... un sourire...
 Les V.C. attendent aussi leur boisson... c'est ça un club nécessiteux...
 En 2ème mi-temps, les gros sont enfin chauds et enchaînent les mauls dévastateurs...
 Le genou gauche de Schwartzinegger a subi une déviation de 38°... Comme quoi, un vrai athlète, c'est fragile..
 Schwartz, Golden Left Foot et... Golden Tongue...
 Thib et la nouvelle femme de sa vie...

Un poète guerrier enfin reconnu !!!

S.C.U.F. Vieux Cochons – British RFC de Paris
Match international « amical »
en lever de rideau de la Rose Cup SCUF contre Strattford upon Avon
Samedi 12 mai 2012 à 13h30

Score : 26 – 28
Points : 3 essais de Zanca ‘the Cannibal’, 1 de Xav son acolyte capillaire, 2 transfos de Schwartz 2 et 1 transfo de Schwartz 1.
Pelouse : chez nous !
Temps : grand beau pour la venue de nos amis de Strattford ! C’est ça l’organisation du Grand Maître des Cérémonies alias MC Rénat !!!
Participants : mes souvenirs sont un peu lointains 10 jours après ! En tout cas, même si plein de maris aimants accompagnaient maman chez la grand-tante de Châteauroux, il y avait le meilleur d’entre eux : the big dictator Lionel malgré la fatigue du big accueil de la veille au soir. A noter aussi, l’arrivée à 13h56 de la camorra versaillaise ( Yann le frustre et Quentin le rhétoricien ) suite à un rappel de Marco à 13h02…
Capitaine : je crois que c’était Manu ‘fifty’ Enriquez, voire Roch Poletti ; comme quoi, tout est possible…
Action du match : gloire à Laurent Olive ! Le british était dans l’en-but et courait bien fier vers le pied des poteaux quand… Laurent arriva par derrière, lança un uppercut sous le coude du glorieux… qui vit son précieux butin lui échapper pour toujours… Ses coéquipiers vont pouvoir le vêtir pour l’été !
Corbier d’Or : pour le ‘Audiard’ de l’équipe, pour notre poète guerrier, l’indéfinissable Xav Amon. Lors d’une de ses innombrables incompréhensions avec l’adversaire, le 15 osa le faire saigner du nez… Erreur fatale ! Il aurait dû savoir que Xav, durant son enfance de neurasthénique, avait subi de constantes hémorragies nasales… C’est sa madeleine à lui, le Xav, le coton dans la narine ! Alors, en rejoignant la touche suite au carton  jaune des deux belligérants, Xav lui asséna la terrible sentence : « J’espère que t’as pas de famille parce que tu vas tout perdre ! Est-ce que tu as des enfants ? Parce que j’vais te fumer toi et toute ta famille !!! ». Félicitations de Roch : « Putain, Xav, chez nous, à Bonifacio, on serait fier de toi ! Tu peux demander tout de suite la nationalité corse ! ». En attendant son exil, on lui offre à l’unanimité le Corbier d’Or !

Le match
Là aussi, Alzheimer me rattrape ! Heureusement, il me semble que c’était la partie immémoriale des V.C. …
Entame poussive, 12 points dans la musette !
Puis, quand tous les V.C. ont fini les salutations, c'est-à-dire environ pendant les 28 premières minutes, les gros dégagent le terrain et le ballon arrive… à Zanca qui score.
Alors, la partie s’équilibre et on échoue à 2 points du nul.
De toute façon, on a rossé nos meilleurs amis de Strattford 80 min après : et c’était ça l’essentiel !
A noter, toutefois : le 1er essai de la vie de Zanca… au milieu d’un maul ! La passe décisive de Fred Laplaze qui n’avait plus joué centre depuis 1985 ! Des adversaires joueurs, bon esprit bien que britishs ! Et un arbitre officiel compétent, clair et qui fit l’effort d’annoncer ses décisions dans la langue de Shakespeare, le fameux rugbyman natif… de Strattford upon Avon…

Jean-Mi, rapporteur improbable et sénile.

lundi 30 avril 2012

tournoi 7 en seine 2012

Malgré cet événement je tiens à remercier pour leur présence : Marc Barritault révisor Arnaud Corbier le jeune Thibaut D'Azémar strappor Jérémy Fournials Clément Le Garnec le petit con Pierre Le Garnec homme du match Florent Palomares la guepe Lawrence Platt france 2 Hadrien Potier destructor zanca retardator Scufistement.

tournoi 7 en seine comité de Paris

Trés beau début de tournoi avec qualification des vieux cochons et des beaucoup moins vieux du scuf dans la poule principale Mais l'accident grave d'un joueur mis fin au tournoi toutes nos pensées vont vers Florian (Central)

jeudi 26 avril 2012

CR n°17 1/4 de Coupe Sèvres - Scuf Vieux Cochons




 Vania... avec ses propres chaussettes VC...
 La preuve que Vinz a joué 8...
 La preuve que Nico Valenzuela a joué 8...
 Maître Flo... sur le banc des accusés...
 Au premier plan, un maillon insignifiant et, au second plan, le cerveau...
 Attention, Ronan va bientôt choir sous le poids du Corbier...
L'amère solitude de celui qui croit nous diriger...

Club Olympique Sèvres Manufacture Rugby - S.C.U.F. Vieux Cochons
Quart de finale de la Coupe du Président
Samedi 14 avril 2012 à 15h

Score : 7 - 11
Pelouse : depuis que nous jouons sur de la moquette, les pelouses sauvages nous semblent toutes irrégulières et pleines de pièges : disons que celle de Sèvres en restera l’exemple paroxystique avec un soupçon de glaise bien sèche …
Température : c’est mars en avril ! Un nuage sombre, une giboulée, une percée du soleil puis un nuage sombre, une giboulée… Un bel algorithme météorologique…
Participants : c’est les vacances de printemps ! Les papas Thomas Schwartz et Yann Lavoir étaient d’astreinte : ils devaient enfin assumer leurs saillies intempestives… Big Red Président préparait son discours et son foie pour la prochaine Rose Cup. … Georges savourait le début de ses grandes vacances : depuis la crise du bâtiment, il concurrence l’universitaire Antoine Chambaz qui a obtenu 18 semaines de récup après ses 2 h trimestrielles de cours… Titi accompagnait sa douce à sa séance de raffermissement du périnée afin de vérifier si la matrice est bientôt opérationnelle pour le petit frère… Matt Champion testait sa dernière application Androïd avec Bayrou qui tentait de localiser les membres de son parti dispersés aux sièges de l’UMP et du PS… Marc Barritault s’était noyé en service lors de la rupture d’une occlusion intestinale… Fred Laplaze posait la jambe de bois de GC Durand… Corbier s’était offert les services de Gonzalo Quesada pour porter son record de coup de pied à plus de 17,23m… Quant à Vince de Tarlé, il recherchait aux puces de Montreuil un nouveau rouleau de chatterton 1932 pour fermer ses crampons grunge fétiches…
Heureusement, deux figures héroïques faisaient leur réapparition : Vinz Barbe, chargé par le comité rédacteur du Scufmag de vérifier la crédibilité des infos fournies par les V.C., et Maître… Flo Suire, affublé d’impressionnants implants capillaires récupérés lors de la liquidation des actifs de Francis Lalanne ! Une tonne de renfort : 500 kg de viande et 500 kg de mauvaise foi ! Ne manquait plus que Dracul embastillé en compagnie de JP suite à un concours d’insultes sur la voie publique…
Points : 1 essai de Lolo Crochet pour se consoler de l’apparition d’une chieuse dans sa tribu et 2 pénalités de Juju « golden left foot » Schwartz.
Capitaine : Va z’y Franky c’est bon ! Va z-‘y Franky c’est bon, bon, bon !...
Homme du match : Captain Franky qui s’est évertué à combler tous les trous, les a créés quand c’était trop serré en face et s’est tenu bien raide en mêlée : son valeureux fluide guerrier a éclaboussé la face des adversaires et des partenaires ! D’ailleurs, à la 55ème, après avoir fait don de son corps, il vacilla et l’on pensa qu’il ne retrouverait plus toute sa vigueur. Heureusement, Marco l’astiqua rapidement avec un corps humide et l’on put constater que la période réfractaire du héros ne dure jamais plus de 30 sec !...
Corbier d’Or : Ronan ! Après une longue période à se tailler une nouvelle rotule, il nous revient plein badin ! 24ème : à 30 m de la ligne adverse, il travaille son ailier, le dépose d’un sublime cad déb ! L’essai n’est plus qu’à 23 mètres qu’il va dévorer de sa foulée altière ! Sauf que, sur les 22m, il y a l’horrible ligne de craie ! Et Ronan ne put passer le vil obstacle… et s’étala tel un vulgaire footballeur transalpin à l’entrée de la surface. D’ailleurs, tous les indignés peuvent le rejoindre sur le compte facebook qu’il a créé depuis sous le parrainage de Ravanelli et de Fiorèse : http://www.facebook.com/profile.php?id=1827528054/haltealacraiesurlesterrains/

Promenons-nous dans les bois….
Les aventures porcines commencent toujours le lundi avec le mail de Presidente Marco. Et, surtout, avec les réponses des gorets. Il y a ceux qui se chauffent la tête avec une réponse bien sentie à tous. Ceux qui la jouent discrète avec une simple réponse à l’expéditeur. Ceux qui, comme Nico Valenzuela, sont victimes de la fracture numérique et descendent à la poste pour envoyer un télégramme. Et, il y a… le Cantalou Ravi… Le lundi, il proclame son retour à toute la porcherie. Et, le jeudi, sans mot d’excuse, c’est finalement R3 ! Décryptage : après renseignement sur le net, il s’est aperçu que Sèvres était un club de 1ère div. Trop violent pour JB Fresquet !
C’est donc rasséréné par cette salvatrice volte-face que la majeure partie de la harde porcine se retrouve à 13h15 devant notre cher Max Rousié. Avec sa prévenance habituelle, Kayser Marco nous avait envoyé le trajet grâce à une copie d’écran mappy : un vague surlignage rouge sur une image timbre proche… Quant à l’adresse du stade, c’est simple, nous dit-il ; c’est dans la forêt de Meudon, allée de la mare aux canards, troisième arbre à gauche après un rond-point… La troupe se disperse et l’exploration commence.
 Pour exemple, quatre téméraires ( donc pas Juju ) montent dans la bétaillère de votre dévoué rédacteur. Manufacture de Sèvres, bois de Meudon et, par habitude, votre talonneur grabataire arrive comme une fleur… stade Marcel Bec où il a gambadé 73 fois en 32 ans. Le terrain est avenant mais ça manque de participants… On reprend le troisième arbre à gauche. Ça manque de poteaux… On téléphone au Kayser. Pas de réseau. On essaie tous les troisièmes arbres. On insulte Marco quand le réseau revient. On doit prendre à gauche juste avant la voie express. Donc, on se retrouve… sur la voie express avec la Tour Eiffel comme azimut. « Maison ! » hurle Lawrence. On visite Boulogne. On reprend la voie express vers Meudon. On découvre la boulangerie, l’église et le cimetière… Le Caudillo nous insulte au téléphone ! Nous intime l’ordre de ne plus bouger ! Et enfourche son scoot pour nous amener enfin à la mare aux canards… Y va quand même pas se plaindre, le Kayser… on connait que les stades visibles du périph…
En tout cas, Xav Amon a profité de l’expédition pour nous présenter son option stratégique : « Marre des gestions de merde ! Si on joue pas tous les coups, j’me barre ! ». Xav’s style…

Right men at the wrong places
Certains se demandaient pourquoi une équipe de la Manufacture de Sèvres. C’est vrai, on voit mal de vils rugbymen manipuler de la frêle porcelaine et de fragiles pigments bleus… Eh bien, en voyant les vestiaires cachés dans une clairière, on saisit : ils ont été construits en 1756 comme la Manufacture, mais pas par l’architecte Lindet. C’était des gourbis pour les lusitanos de l’époque chargés de la construction du bâtiment. Les lointains ancêtres de Georges.
En tout cas, chacun s’y préparait en se rappelant qu’il s’agit de la coupe dont le président ne voulait pas sous prétexte qu’elle était trop exigeante. Raison de plus pour gagner et s’échauffer correctement : c'est-à-dire 8 min 15 pour inventer une organisation en touche et essayer de comprendre les 57 combinaisons de Juju ‘Mister Rugby’, notre 10 du jour. Tout en se demandant secrètement à quoi ça ressemble une équipe de 1ère div…
Du coup, on en oublia notre habituelle entame cochonnesque. Notre jeu était fluide et notre défense haute et bien alignée. Les adversaires étaient solides, mais, bizarrement, comme ils tombaient tout de suite, ils semblaient mortels… On s’enhardit même rapidement.
17ème : Zanca prenait l’intervalle sur les 50, tapait à suivre sur les 5 et, agressif sur l’arrière, l’emportait dans l’en-but. Mêlée à 5 sur les 15. Nico comme un bon 8 qu’il n’a jamais été, partait fixer côté ouvert, la balle sortait vite et Roch alertait côté fermé Lolo Crochet qui s’arrachait comme le bon 7 qu’il n’a jamais été. 0-5. Bon, il parait… que certains ont vu Vinz en 8… mais, déjà, 8, il a déjà été, donc mon effet tombe ; ensuite, s’il se fait arrêter à 5m, c’est vraiment la honte pour lui ; et, enfin, entre Nico Valuenzuela et Vinz, point de vue corpulence, tout le monde peut se tromper, même le talonneur que je suis et qui, par définition, est le joueur le plus lucide d’une équipe de rugby…
D’ailleurs, il se peut aussi que Phil Toinard était 9 à ce moment-là. Mais vu l’insignifiance d’un demi de mêlée, on s’en fout… Retenez qu’on a scoré.

Ceux qui nous dirigent…
Bon, maintenant que j’ai décrit les 5 premiers points, il va me falloir réinventer les 13 suivants…
Disons que, à la 24ème, Juju profite d’une belle cocotte écroulée pour sa première pénalité.
Et, comme les sèvriotes se rebellent un peu, ils nous infligent à leur tour un beau maul qui finit dans notre en-but.
7-8.
A l’heure des oranges et des citrons (c'est-à-dire, comme d’hab, seulement deux bidons d’eau croupie…), Captain Franky nous félicite pour notre engagement et nous confirme que nous pouvons rivaliser avec une 1ère div… renseignement pris après le match, autour de la Kro de l’amitié, Sèvres redescend dans notre division l’année prochaine… Mais cette info doit rester secrète pour ne pas écorner notre gloire…
 En tout cas, les gorets persistent dès la 48ème : ‘sublime’ lancer, magnifique prise de Nico, envoûtante cocotte vilement stoppée par le travers et les 3 derniers points de Juju. 7-11.
Il ne vous reste plus qu’à imaginer les 32 minutes restantes : défenses héroïques, mêlées bien calées, gestion adroite avec, bien sûr, altercation habituelle de Xav pour atteinte à son honneur dans un regroupement : c’est aussi ça qu’il appelle ‘jouer tous les coups’…
Bien sûr, il y eut bien les… poings de Maître Flo Suire qui lui valurent 10… minutes dans les box des accusés. Mais, tout le monde devrait savoir qu’on ne touche pas inopinément à la crinière et à la bavette de notre second avocat préféré. Surtout quand il est ailier et malhonnêtement susceptible.
Donc, en résumé, on gagne ! Pour le compte-rendu réel, veuillez contacter Mister Rugby, un Schwartz certes, mais celui qui pense sur le terrain…
Il ne restait plus qu’un seul souci pour les cochons : « On joue quand la demie, président ? »
Marco ne répéta que 41 fois que c’était le 26 mai en relisant, avec amertume, sur son iphone, le mail des prochaines échéances qu’il avait adressé à tous… 10 jours auparavant. « Des fois, je comprends Laguerre… marmonna-t-il »…

Jean-Mi, chroniqueur et lanceur aléatoire.

jeudi 29 mars 2012

CR n°16 : 1/2 championnat SCUF VC - Orsay


 Pas encore de Victoire mais du Contentement..




 Les petits petons d'el presidente...







 Juju explique le ruck à son fils. Avis d'expert...

 Dracul ne veut même plus nous insulter ! Il préfère nous couvrir de son mépris...
Laurent, un Corbier d'Or tout nouveau !

Compte-rendu n°16 : S.C.U.F. Vieux Cochons – Orsay
Demi-finale du championnat
Samedi 24 mars 2012 à 15h

Score : 20-25
Pelouse : égale à elle-même ; d’habitude, elle nous porte chance puisque nous y étions invaincus depuis le 5 février 2011…
Température : digne des phases finales ; on eût même droit à la pause fraîcheur toutes les 20 minutes ! Comme quoi, on s’occupe bien mieux de nous depuis la funèbre déshydratation de nos collègues grabataires durant l’été 2003.
Spectateurs : y a foule ! Parmi le public en délire, Doudou De Ros, victime du final cut présidentiel, Steph « Gros Con » Durand victime de l’âge de ses jointures, Dracul Bejannin victime de ses emportements verbaux, Maître Gallaire victime de lui-même…
Participants : devant ça va ! Derrière… Déjà, on a perdu Pascal ‘thin’ Augé depuis 1 mois pour cause de rotule échouée à Drancy : c’était pourtant le point de ralliement programmé des avants pour le premier ruck… Et, là, pour cette bataille cruciale, on perd nos deux serial-marqueurs !!! Le missile Titi réquisitionné par sa belle à une vulgaire union maritale et le zébulon Zanca parti à Lyon consulter un marabout capillaire ! 73% de nos possibilités d’essai s’envolaient avant même de jouer !!! Certes, il manquait bien Marc Barritault et Vania devant… on les adore… l’un désosse tout ce qui bouge et l’autre cale les mêlées… mais, eux, c’est 5 points sur 301… Quant à Fred Laplaze, c’est 0 point, une bite valeureuse et 128 opinels… Je ne parle même pas de l’absence du Cantalou ténébreux : lui, c’est o point, 0 saint-nectaire et 0 percussion… Heureusement, on remarquait les retours des Nine’s Brothers : Roch Poletti et Nico Valenzuela après un mois de vagabondage ; je n’ose imaginer un PACS de ces deux métèques…
Points : 2 essais, un de Roch Poletti et un de Pénalité ( lui, au moins, il aplatit toujours au centre, n’est ce pas Mr le barbu frustre et bretonnant… ) ; 2 transformations, Juju Schwartz et Steph Dedenis ; 2 pénalités par Juju « golden left foot » Schwartz.
Capitaine : on arrête la tournante ! C’est Captain Frank qui reprend les rênes !
Homme du match : notre quinquagénaire et pourtant infatigable Manu ; bon, d’accord, il doit nous payer un nouveau jeu de maillots pour parader en juin à Jersey… mais, il arrive parfois que, malgré de vénales intentions, on puisse constater que le sponsor et mécène se révèle effectivement le plus guerrier de la harde de gorets !
Corbier d’Or : en préambule, il est à noter que le Comité des Vieux Porcins Injustes et Séniles n’accorde jamais le trophée pour stigmatiser une faute technique ! Il y en a tellement… Ceci dit, le CVPIS, par principe, n’en respecte jamais aucun indéfiniment. Donc, en ce samedi triste et glorieux, le Corbier d’Or fut décerné à Laurent Olive, notre tout nouveau goret… pour un magistral loupé à la réception d’une chandelle ; loupé qui ne nous coûta pas 7 points grâce à… un pur miracle ! Donc, nouveau lauréat, nouveau principe, nouvelle injustice !

Ricard et rillettes.
Lorsque son illustrissime grandeur Kayser Marco, le mardi 20 mars à 10h33, intitula son mail de convocation : « Victoire, Défaite, Montée, Contentement, Désillusion... ???? », la troupe porcine comprit aussitôt que les augures n’étaient pas bonnes ! Sa seigneurie n’avait pas conçu une aussi longue phrase depuis le 2 décembre 1987 lors de son ultime missive au Père Noël… Après avoir relu le titre 9 fois, chaque goret entama une contorsion des neurones douloureuse : d’habitude c’est juste une histoire de R1, R1v, R2, R3 ; élémentaire ! Y a que Nico Valenzuela qu’a toujours un peu de mal à répondre… normal son cortex court sans cesse après ses jambes… Mais, là, même Juju, même lui, Mister Rugby himself, resta perplexe !
Heureusement, certaines sources infiltrées au sein de la dernière réunion des Clubs du Samedi me livrèrent l’explication il y a peu. Voici les faits : notre bien aimé président interpella celui d’Orsay à 23h56 après l’ingestion de 14 ricards et de 4 saladiers de rillettes.
« - Tu vois collègue, le problème… hic… avec ses couillons de cochons c’est que… hic… ils ne me respectent pas… ils ne font jamais ce que je veux… ils veulent monter en 1ère div… hic… euh, pas trop d’eau quand même… bref, je veux pas monter en 1ère div… vu que j’serai plus là l’année prochaine… c’est pas le prochain qui va se taper la gloire quand même… mais, tu sais… hic… sont capables de tout, ces cons… m’ont déjà fait le coup en coupe… Mais cette fois-ci, j’me laisse pas faire ! C’est moi le chef quand même ! J’ai un plan ! T’entends, copain… hic… d’Orsay ! I got a plan !
- Ben, t’en convoque que 13 ! Moi, j’fais ça une fois sur deux en poule !
- Non, non ! Chez moi, savent compter ces cons ! Non, le truc, c’est qu’ils réfléchissent ! Et eux, quand ils moulinent du cervelet, ils oublient leur rugby ! Alors, tu comprends, mon copain, moi je m’occupe de leur triturer la cervelle, toi tu remontes tes gars pour démarrer à fond et, comme ça,… hic… le temps qu’ils comprennent mes gorets, toi, t’as déjà gagné la demie… et moi j’peux donner ma dém l’esprit tranquille… Tope là mon pote ! Allez, on arrose ça ! »
Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer un chef avec un tel gosier…  

Début d’entame.
Donc, c’est une troupe porcine bien embrouillée qui se présenta samedi sur le pré synthétique. Chacun y allait bon train en projections fumeuses :
- On a juste à gagner. Comme ce sera l’ACBB en finale, on monte direct en 1ère div…
- Non, non ! On gagne juste la finale ! Et, grand seigneur, on refuse la montée…
- T’es fou ! T’as vu les anciens promus ! Y assurent en 1ère div ! Ya pas de raison de pas y aller…
- C’est ça ! Victoire et Contentement !
- Non, j’t’dis ! Victoire et Montée !
- C’est ce que je te dis ! Défaite et Désillusion !
-Mais non ! T’as rien pigé ! Victoire, Contentement et Renoncement !
- Et puis merde ! J’y comprends plus rien !...
Bref, tous avaient oublié qu’Orsay était là, au complet cette fois, et que, en poule, ils avaient rudement bataillé à 14 et demi ! Tous, sauf Marco, qui avait ôté ses babouches et sorti son Monte Christo pour humer avec délectation l’heure de son triomphe. Il était fier de ses stupides gorets. Il chantonnait un vieil air de Brassens « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est cons, on est cons… »
Les cochons ne sont pas connus pour leurs débuts de partie tonitruants ! Là, perdus dans leurs conjectures, ils ratèrent totalement leur « début d’entame » selon la brillante expression de Roch Poletti au Roi Duc deux heures plus tard. Un début d’entame d’environ 52 min…
Pourtant la conquête était bonne, mais nous rendions ballon sur ballon soit par maladresse, soit par une flopée de pénalités au sol. Comme les montées défensives s’effectuaient souvent en ordre dispersé, les juvéniles et rapides arrières orcéens s’infiltrèrent deux fois pour aller à dame.
Une pénalité de chaque côté et nous rongions d’amers citrons, menés 3 à 15.

Convulsions ultimes.
Heureusement, à la mi-temps, Captain Frank, le plus perspicace de nous tous, éructa pour appeler à notre vaillance et à notre amour propre !
Un message qui allégea les cervelles porcines !
Après 12 min de réglage, les gorets adipeux lancèrent la bataille de l’axe ! Les orcéens reculaient et passaient, à leur tour, sous les fourches caudines de l’arbitre. Et, à 69ème, une belle cocotte après touche envoya Roch s’affaler dans l’en-but.
Rebelote à la 74ème où, après la plus belle avancée des fuchsias ; les adversaires se mirent à la faute 5 mètres devant leurs poteaux. 10-18. Les 3 points ou les 7 ? Captain trancha. Les points.
L’espoir renaissait.
Malheureusement, il fut de courte durée. Lors d’une des rares incursions orcéennes, encore une défense en accordéon… et leur 15 qui nous fait une spéciale Zanca ! Au fait, il était où, lui, notre cher renégat ?
Bien sûr, en réaction, à la 76ème, nouvelle avancée rose sanctionnée d’un essai de pénalité.
Et, à la 79ème, l’énergie du désespoir qui nous porte jusqu’à 8 m 44 du bonheur et de la qualification face à 13 orcéens au bord de la rupture.
Seulement, le triomphe eût été injuste pour notre trentaine de cochons qui s’entraîne et peaufine régulièrement leurs combinaisons… certains samedis à 14h59.
L’essentiel était de faire une belle saison pour gagner le droit de rêver… et de cogiter.
Sachant qu’il nous reste encore un quart de coupe…  celle dont l’indigne président ne voulait pas !
Nous aussi, on connait la chanson… de Brassens…

Jean-Mi, chroniqueur intérimaire, sénile, amnésique mais partial.